Faut qu’on en parle #33 Tout n’est pas (encore) foutu

Il y a un peu plus d'un mois, je fustigeais dans un énième billet enragé aussi bien les médias moralisateurs que l'épidémie de complotisme qui s'est emparée d'une droite déjà peu reluisante ; il faut croire que j'en ai marre des vieux cons qui ne sont jamais allés de leur vie aux urgences et qui passent leur journée à dire : "C'est qu'une grippe, y'a plus de gens qui meurent du cancer" (et après on va reprocher aux jeunes leur confort et leur égoïsme). Je n'ai jamais été un optimiste et cette crise imprévue n'améliore rien ; le monde d'après sera rude, plus précarisé que jamais, et il faut encore croire au père Noël pour penser que les dirigeants deviendront plus altruistes et plus écolos. Mais un lecteur assidu de mon blog m'a fait remarquer que j'ai beau brasser de l'air autour de tout ce qui ne va pas depuis un an, je ne propose pas d'alternative, pas de bonne nouvelle capable de remonter le moral des troupes. Et c'est bien vrai : j'appelle de tous mes vœux un réveil du peuple à la fois politique, culturel et social, je supplie les gens de se réveiller de la léthargie du quotidien pour enfin agir sur ce monde décrépit ; je le fais sur Facebook, sur WordPress, certains Discord, mais je ne trouve aucune piste pour améliorer le sort de chacun. Alors pour une fois, je vais essayer de fermer un peu mon claque-mouche, laisser la parole à de grands spécialistes, et développer un peu les thèses suggérées par ce copain.

Faut qu’on en parle #32 C’est quoi votre problème avec la langue française ?

Nous avons cette capacité en France de concentrer l'opinion publique exclusivement sur absolument n'importe quel sujet pourvu qu'il ne serve à rien. En première ligne de mire après le débat sur le voile et les tenues républicaines, il y a la pureté de la langue française. Cette langue qui serait à présent assaillie par les anglicismes, les arabismes et autres métèquismes, alors qu'elle aurait traversé les âges tout en restant toujours la même. Dès lors qu'on parle d'écriture inclusive, de féminisation, de langage familier et de néologisme, Finkielkraut sort les katanas et Raphaël Enthoven prépare l'artillerie lourde. Je ne parle même pas de l'Académie française. Or si j'ai pu défendre par le passé un français assez élitiste, je me suis peu à peu rendu compte de la vacuité de vouloir préserver la pureté d'une langue.

« Le Dictateur vs « Block 109 » : Guérir l’horreur du nazisme

Avant d'être les déités abstraites qu'invoquent votre tonton nationaliste et votre cousin végane sous la houlette de Saint-Godwin lors du dîner du Réveillon, les nazis étaient les militaires et les politiciens qui ont causé le plus de crimes contre l'Humanité : génocides, invasions malgré les traités de paix, expériences biologiques non encadrées... Leur credo aujourd'hui s'est dilué un peu partout dans les groupes d'extrême-droite, allant du néo-nazisme puriste à un nationalisme plus épuré (et c'est ainsi que les médias de notre beau pays se questionnent stérilement sur si le RN n'y fait pas des références cachées au lieu de se pencher sur les problèmes concrets de leur programme...). La monstruosité a culminé durant la Seconde guerre mondiale, un charmant petit conflit réputé pour être le plus meurtrier qui ait jamais été ; seulement voilà, les nazis ne sont pas nés à partir de rien. Un homme, Hitler, les a tous fédérés, les a menés au combat et dirigé toutes leurs atrocités ; qu'est-ce qu'on aurait pu faire pour l'arrêter ? La fiction n'a eu de cesse de l'imaginer ; je vous propose d'en analyser deux œuvres.

Faut qu’on en parle #31 Nouvelles du front

Le confinement ressemble à une mauvaise série Netflix dont les producteurs s'apprêtent à sortir la saison de trop. (...) On ne sait plus trop qui croire, entre un gouvernement incapable de gérer la crise et des scientifiques plus ou moins fiables qui semblent prôner une alternative. La moitié du pays attend le vaccin quand l'autre préférerait mourir que de se l'injecter. Qui croire ? Que penser ? Didier Raoult va-t-il prendre la coupe de Skrillex dans les mois à venir ? Telles sont les épineuses questions qui agitent notre Occident alors qu'il agonise.

Faut qu’on en parle #30 : Julian Assange, ce célèbre inconnu

Le fait de tenir un blog sur la culture en général m'enjoint parfois à me pencher sur la culture journalistique, et force est de constater que le bilan n'est pas brillant. Entre les magazines à camelotes en plastique que vous achetez à vos mômes pour leur apprendre à sauver la planète, Pascal Praud qui se plaignait qu'on ne pouvait plus rien dire se mettant étrangement à demander de censurer tous ceux qui sont contre ses opinions, ou encore Pif et Hercule qui, avouons-le, n'étaient déjà pas des maîtres de l'humour raffinés, dont les droits viennent de passer de la presse communiste à celle libérale, le fait que toute information, toute mascotte ou toute opinion soit remaniable et commercialisable n'a de cesse d'irriter mon habituelle misanthropie. On recherche la presse incorruptible, et j'ai déjà bien cerné celle qui m'intéresse personnellement (Osons Causer, Le fil d'actu, Thinkerview, ou encore Mediapart car je suis un ignoble anarcho-trottskyste) ; mais vous l'aurez remarqué, je ne fais ici que citer des médias français, rien d'international. Une presse incorruptible internationale, c'est justement le but que s'était fixé Julian Assange quand il a créé Wikileaks. Comme moi, vous avez dû entendre ce nom une ou deux fois, le caser bien au chaud dans un coin de votre cervelle et ne plus vous en préoccuper. Seulement voilà, le cas Assange est justement très préoccupant.

Scribouille s’énerve comme un bourrin #4 Hold-Up, Coronanarland

En ces temps de pandémie, on a tous une bonne raison de se méfier de notre gouvernement et des prochaines mesures. Seulement, c'est aussi l'occasion pour quelques opportunistes de profiter de la détresse des gens en faisant des documentaires complotistes de 2h40 qui réclament beaucoup d'argent pour le crowdfunidng et le visionnage. Vous voyez où je veux en venir.

TUGPÉUA #22

Papa Noël s'en va acheter quelques milliards d'attestations de visites à domicile, et la fin d'année s'annonce pour moi aussi un brin hardcore. Il me reste encore des milliers de pages à lire pour la fac et pour le blog, sans parler des disques à écouter, des émissions radio à préparer, des films et séries à voir dans la mesure du possible, du théâtre que je n'aurais pas évoqué de l'année... ah, oui, et les cadeaux, ce truc sur lequel on se penche toujours le 23 décembre. Le bon côté des choses étant que je ne devrais en principe pas trop à avoir à bouger de chez moi (rire sarcastique), tentons à présent de combler un peu notre retard en proposant à nouveau deux articles par semaines, à commencer par celui-ci.

« L’homme qui mit fin à l’Histoire » : Pourquoi j’aime plus les cours d’histoire-géo

À l'heure où je vous parle, des génocides sont en cours comme celui des ouïghours. Le devoir de mémoire d'autres peuples est mis à mal comme les Tutsis et les Huttus, avec des controverses telles que l'idée qu'une fois libéré le peuple persécuté se soit mis à persécuter à son tour son bourreau. Qui peut me dire combien de guerres ont lieu en ce moment dans le tiers-monde, officiellement ou officieusement ? Que sait-on exactement de la situation actuelle de l'Europe de l'Est dans des pays tels que la Moldavie, quelles sont exactement les ethnies indigènes menacées par Bolsonaro ?

TUGPÉUA #21

Je suis de retour avec ce cher format principalement dédié aux découvertes musicales, avec des musiques de tous les genres, par moments pour une fois très engagées, notamment dans ce que j'affectionne sans doute un peu trop dans mes idéaux politiques, en bonne vermine anarcho-communiste. Mais je vous rassure, pas de prosélytisme de leur idéologie, et pour les plus réfractaires, il y aura également du blues, des voyages temporels et de la fantasy militaire pour enfants !

Faut qu’on en parle #29 : Je ne m’en fous plus d’Et tout le monde s’en fout

En bon gros islamo-poujadiste végano-hippie, il m'arrive quelquefois à mes heures perdues de faire des trucs complètement insensés, du genre regarder une vidéo écologiste jusqu'au bout ou bien éteindre la lumière en sortant de ma chambre. Bref, quand une chaîne propose du contenu engagé, qu'il s'agisse de l'environnement, des idéaux politiques, de la remise en question ou non des institutions, je dresse une oreille de cocker attentive, ouverte aux débats et aux réflexions. Enfin, généralement.