« Alchemist » : Musique philosophale

Aleksander Vinter est un musicien suédois autiste de haut niveau : Asperger et atteint du syndrome du Savant, on se retrouve avec un sacré hyperactif qui produit des disques à la vitesse où un lycéen décampe de la salle de maths. Ayant signé et produit des titres sous un nombre hallucinant de pseudos (Blanco, Vinter in Vegas, Vinter in Hollywood, Protos, et bien sûr surtout : Savant), il officie aussi bien dans les dérivés du reggaeton (arrrrgnh) que du dubstep (ouaiiis !), le metal et le néo-classique, notamment avec le complextro dont il est le pionnier, électrohouse aux sonorités fortement brostep. Bien entendu, avec une production aussi titanesque, tout ne se vaut pas, et on serait souvent tentés de remettre en question ses musiques pour leur cohérence, celui-ci préférant quelque chose de bordélique et un rien tapageur (...). Mais disons-le, ça a été un des artistes qui ont marqué son adolescence, avec son style complètement singulier et iconoclaste encore très imité chez les amateurs de complextro. Alors pourquoi je procrastine à critiquer Alchemist depuis le début du blog ?

Chinese Man : Rétrospective

Je serais impardonnable sur un blog dont l'amour du trip hop n'est plus à démontrer de ne pas vous parler des plus grosses têtes de notre beau pays français, le groupe Chinese Man. Difficile en effet de passer à côté, ce que l'ai réussi pendant de multiples années, jusqu'à ce qu'il faille que ma prof de philo, DJ Maggie et la hype autour du phénomène me poussent à y jeter un coup d'œil. Que voulez-vous, on a beau faire des efforts pour se couper de la bonne musique en mettant NRJ à fond avec un abonnement aux boîtes de nuit de campagne, elle finit toujours par nous rattraper. La coquine.

TUGPÉUA #4

Salut tout le monde c'est encore moi, et aujourd'hui nous abordons un TUGPÉUA aux mini-critiques assez spéciales : d'une part parce que certaines ne sont pas vraiment mini (...), ensuite parce qu'il s'agit de genres pour lesquels je n'éprouve pas un grand intérêt. Néanmoins, le but de ce blog étant de m'ouvrir (et vous aussi) à un maximum d'éclectisme, j'ai donc décidé de faire un petit effort, et qui s'est globalement avéré plutôt récompensant.

« Inner Dimensions » : Mouais…

Là tout de suite j'en avais marre de lire, alors je me suis dit : pourquoi je ferais pas une chronique sur Vagabond Opera ? Et puis ma bonne conscience me dit : Eh, non ! T'as déjà trop de catégories à remplir, y va falloir que t'en fasse une pour le cabaret / dark cabaret / steampunk music ! Et puis mon libre-arbitre lui en a foutu une avec sa batte de baseball en criant : "BITCH !". Et puis finalement... La flemme, je sentais que j'étais plus dedans, et puis j'ai repensé à Congi, un groupe qui faisait du deepstep plutôt sympa, et je me dégotte sur Youteub un de leurs EP. Je m'attendais à un machin ultra-lourd, avec des sonorités bizarres, quelque chose qui te fasse sentir le côté old school allié à quelque chose de plus minimaliste, et puis finalement... Bof. On est sur un truc en définitive assez éloigné du dubstep, avec quelques trucs un peu agressifs ou syncopés de-ci de-là, ça peut faire un chill-out sympa et un peu plus épicé que les mixes moyens sur MixHound (cela dit, il en existe des formidables, mais comme dirait mon youtubeur préféré, est-ce que ce paragraphe est trop long ? Oui, ce paragraphe est trop long). Mais en-dehors du parti pris de vouloir mélanger quelque chose de câlin à quelque chose de plus sombre, on est quand même loins, loins, loins d'avoir un truc qu'on n'oublie pas deux heures après.

« Deepstep 01 » : Juste un léger problème…

Bref, même si le deepstep donne parfois dans le trop sombre et le trop répétitif, on ne peut pas lui reprocher de savoir instaurer des ambiances. Et c'est pourquoi en dénicher une galette s'imposait sur mon blog. Un label sur Soundcloud en avait justement publié un, composé de neuf musiques courtes provenant de divers artistes (dans l'ordre Naibu, Mav, Seathasky, Vandera, Actraiser, Bop, Barefoot, Eissi et Tiiu. Comment, vous n'en connaissez aucun ? Moi non plus) appelé de manière assez étonnante Deepstep (ah bah ça alors). Seul problème... seule la dernière piste en est !

Nom de « Zeus » !

Un peu de productivité, que diable, j'ai 66 catégories dans lesquelles j'ai mises moins de deux articles. Voyons voir... Qu'est-ce qui m'en remplirait plein en peu de temps ? Bass music ? Allez, bass music. Pour vous définir un peu la bass music : c'est un terme qu'on utilise pour parler du trap, de la glitch hop, de la drum'n'bass, bref d'un peu tous les styles dansants mais distordus avec des broin-woin-woin-woin et des wir-wir-wi-wi. Pas vraiment dans l'EDM, pas vraiment dans le hip-hop non plus, ce méta-genre a atteint une belle popularité, hélas principalement chez les gamins qui aiment en écouter un morceau en boucle tandis qu'ils tabassent leur Ender-dragon. Pourtant, c'est sans conteste un niveau très inventif, à condition de ne pas s'arrêter aux démons grimaçants que présentent les obsessionnels d'un brostep faussement audacieux. Et j'y ai trouvé ce petit album sympa.