« Jardins de poussière » : Mon cerveau s’est fait Ken

Après la grosse beigne que fut La Ménagerie de Papier, il fallait s'attendre à tomber sur un Ken Liu plus vénère que jamais à nous balancer des questionnements métaphysiques plein la tronche dans un déluge d'émotions et de gigantisme. Et c'est bien sûr le cas avec Jardins de poussière, certes pas dénué de défauts, mais qui se fait incontestablement dans la littérature SF actuelle une place de choix... bien à raison.

« Confessions d’un automate mangeur d’opium » : Tell don’t show

Quand on a une énergie magique pour faire carburer ses dirigeables, c'est bien pratique pour écrire du steampunk alors qu'on y connaît rien sur les détails techniques. Mais quand ça peut déboucher sur des aventures sympas et pas prise de tête, je veux bien être de la partie. (...) Seulement voilà, j'aurais adoré apprécier cet univers, les auteurs ayant vraiment vu grand niveau richesse du background et implications sociologiques de celui-ci. Mais s'il possède dans l'ensemble de très bons personnages et quelques éléments excellents, ce roman possède presque tout ce que je n'apprécie pas dans le steampunk français, et, sans vouloir être cassant, dans la SFFF française en général.

Rocambole + Batman + steampunk = « Le Baron Noir » !

L'idée de mélanger super-héros et steampunk est un atout pour le livre qui, s'il a sans doute déjà été usité, ne se voit guère. L'idée de faire un super-héros français à l'âge d'or du feuilleton, pourquoi pas également, car c'est de là que c'est parti mine de rien (Nyctalope, Fascinax... enfin merde, quoi, nous les français on invente le cinéma, la science-fiction, les ancêtres de Marvel et DC... Un peu de rémunération !). Alors si on me promettait un réalisme technologique par-dessus le marché, je ne pouvais que me jeter sur ce recueil de trois novellas et ressentir malgré tout un arrière-goût mitigé.

TUGPÉUA #1

Ayant peu de temps, pas toujours grand-chose à dire, mais voulant faire connaître des œuvres et des artistes, j'ai décidé de faire une petite rubrique qui paraîtra de temps en temps, Trop Un Glando Pour Écrire Un Article, où vous trouverez des avis rapides sur des machins que je veux faire connaître mais sur lesquels je vais pas m'éterniser.

« Anti-glace » : un premier tiers futé, un deuxième hasardeux, un troisième décoiffant

Quand j'ai appris que Stephen Baxter avait sorti un roman mêlant steampunk et son genre de prédilection il y a quelques décennies déjà, j'ai fait un braquage de la bibliothèque la plus proche et me suis demandé pourquoi diable Apophis ou Orion n'en avaient jamais parlé. Une matière nouvelle à exploiter, des intrigues politiques autour redessinant la carte du monde et des technologies égalant les nôtres avec les ressources du XIXe siècle ? N'en jetez plus, je signe le contrat ! Et bien sûr, j'avais pas lu les petites lettres.