TUGPÉUA #23

L'année 2020 aura connu son lot de cauchemars, entre la pandémie, les extrémismes ou le film sur Sonic. Qu'importe, car même si Noël s'annonce aussi reluisant qu'un pet d'ornithorynque, c'est l'occasion pour nous de préserver plus que jamais notre solidarité (et vu ce qui s'annonce pour la suite, on va en avoir besoin...). C'est pourquoi retrouvons-nous donc pour ce dernier TUGPÉUA de l'année, avec deux disques que j'avais hésité à mettre dans les ovnis du post-rock parce qu'ils relevaient trop peu de ce genre... et quelques autres surprises.

TUGPÉUA SPÉCIAL N°300 : Les ÉCOUTÉ ET APPROUVÉ… de PAPA

Aussi étonnant que ça puisse paraître, votre fidèle serviteur tout amateur de blackgaze / dubstep / Arielle Dombasle / Patrick Sébastien qu'il soit avait un papa qui écoutait lui de la vraie musique. Après m'avoir abreuvé dix ans de folk irlandais jusqu'à ce qu'il m'en ressorte par les trous de nez, j'ai eu ma période rebelle où je dédaignais ce noble art (et tout ce que j'écoutais était MFM et Activ, triste époque). Pourtant, mon père a encore aujourd'hui cette mélomanie certaine qui finit par devenir contagieuse sur certains disques. En voici cinq (et même six) excellents pour fêter le trois centième article...

« Aventine » : Ça se sent, qu’on est en automne ?!

Le monde a ses injustices. Pendant que vous vous échinez à chercher une musique libre de droits qui parvienne à aligner trois notes de piano sans se transformer en une sorte de Wattpad musical, il y a des gens comme Agnes Obel. Pendant que les seuls airs qui vous restent coincés dans la tête sont On est les gars du sud et J'ai la quéquette qui colle pendant une semaine, il y a Agnes Obel. Et quand vous écoutez des gens comme Agnes Obel, il y a vous.

TUGPÉUA #18

Notre monde est plus menacé que jamais : face à un mal non humain qui semble invincible, nos élites politiques doivent s'unir malgré leurs magouilles et leurs intérêts personnels quand des héros se dressent chaque jour pour sauver des vies. Et après on va dire que je suis un gamin parce que je lis de la high fantasy.

Trêve de blague à part, si vous n'aviez pas déjà reçu votre dose d'épique, voici quelques œuvres qui s'apprêtent à vous remettre sur les rails. Avec un ou deux trucs plus calmes ou ovniesques, voilà qui devrait faire votre fournée pour la semaine. Après tout, c'est pour votre cultu... Ah zut, c'est à la fin que je suis censé le dire.

TUGPÉUA #17 : Spécial albums méconnus

Je n'ai jamais supporté que des gens qui tentent des trucs restent dans l'anonymat. C'est sans doute dû au fait que je suis une bobo-gauchiasse écolo-communiste, ou que moi-même je ne connais pas pour l'heure de succès reluisant. Mais chacun a droit à sa chance et contrairement à ce que voudraient vous faire croire les algorithmes de certains réseaux mercantiles, l'objectivité est un critère contrairement à la popularité ; c'est pourquoi je juge sur le blog des célébrités de la même manière des trucs dont personne n'a jamais entendu parler. Et en parlant de trucs dont personne n'a jamais entendu parler... Eh bah je ratisse les fonds de chaînes de musique, et je trouve souvent des albums avec un nombre d'auditeurs qui ferait passer Du Phil à la Pat pour David Guetta (...) Et quand tout le monde se fout d'une chose... eh bah moi ça m'intrigue.

TUGPÉUA #13

Je vous ferais une confidence, l'automne étant ma saison préférée, j'ai finalement abandonné l'idée de faire un TUGPÉUA spécial pour chaque saison... du moins pour l'instant. Cela dit, pour l'hiver, ces disques recèlent une ambiance glacée ou chaleureuse et se marieront donc plutôt bien avec la saison. Bref, pour ce coup-ci mes petits scribouminus, il n'y aura pas vraiment de thème, mais plus un vague fil rouge parmi mes dernières trouvailles...

« Alchemist » : Musique philosophale

Aleksander Vinter est un musicien suédois autiste de haut niveau : Asperger et atteint du syndrome du Savant, on se retrouve avec un sacré hyperactif qui produit des disques à la vitesse où un lycéen décampe de la salle de maths. Ayant signé et produit des titres sous un nombre hallucinant de pseudos (Blanco, Vinter in Vegas, Vinter in Hollywood, Protos, et bien sûr surtout : Savant), il officie aussi bien dans les dérivés du reggaeton (arrrrgnh) que du dubstep (ouaiiis !), le metal et le néo-classique, notamment avec le complextro dont il est le pionnier, électrohouse aux sonorités fortement brostep.

Bien entendu, avec une production aussi titanesque, tout ne se vaut pas, et on serait souvent tentés de remettre en question ses musiques pour leur cohérence, celui-ci préférant quelque chose de bordélique et un rien tapageur (...). Mais disons-le, ça a été un des artistes qui ont marqué son adolescence, avec son style complètement singulier et iconoclaste encore très imité chez les amateurs de complextro. Alors pourquoi je procrastine à critiquer Alchemist depuis le début du blog ?

TUGPÉUA #10 : Spécial automne

Bonsoir mes p'tits scribouminus, quand je dis automne vous pensez tout de suite à tristesse. La mélancolie, la mort, la rentrée... Mais aussi les promenades en forêt majestueuses et la saison des champignons douteux ! (Blague que j'ai faite trop de fois au cours de mon existence.) Voilà donc quelques albums et EP avec lesquels passer l'été dans un cocon bien douillet, nostalgiques, doux, paisibles. Quoi ?! On me souffle dans l'oreillette qu'il va y avoir encore du post-rock ? Tout juste à peine, voyons !