« L’empire ultime » : Bolchegeek fantasy

Brandon Sanderson est un écrivain... qui partage pas mal de points communs avec moi en fait : passionné de SFFF, croyant pas mal tourmenté, très intéressé par les questionnements sociaux, c'est en 2006 qu'il sort le premier tome de Fils-de-brume, une trilogie déjà considérée comme un classique de la fantasy même envers ses critiques les plus sévères (l'antre terrible des forums d'Atramenta). Un ouvrage qui précède de peu le krach boursier de 2008, donc, date à partir de laquelle selon le camarade Alfaric, la fantasy anglo-saxonne, déjà souvent à gauche, s'est mise à critiquer de plus en plus vertement le capitalisme ; on ne s'étonnera donc pas complètement que si ce tome 1 reprend le schéma classique "jeune héroïne naïve se dresse contre empereur injuste grâce à ses pouvoirs insoupçonnés", on y retrouve quelques éléments bien inspirés de... la lutte des classes !

« Saga » : John Difool pré-gueule de bois

J'avais vu cette BD dans Zoo. On m'avait parlé d'un univers extrêmement riche, d'une odyssée familiale qui se déroulerait sur un nombre de tomes indéfini, avec un imaginaire particulièrement florissant et des intrigues se télescopant en grand nombre. Saga semble en effet avoir sa petite fanbase dans le milieu comics indé, avec un univers tout beau tout neuf reprenant tout ce qu'on aime dans la bonne vieille SFF. Sauf que.

« Les Portes de la Maison des Morts » : Idéal à lire avant de s’endormir

Erikson est de retour dans le game, six mois après la sortie du premier tome pour-de-bon-cette-fois de sa grosse saga DF Le livre des martyrs. La blogosphère s'emballe pour un nouveau tour de manège, arguant que c'est encore meilleur que le tome 1. Ce qui est plutôt encourageant quand on savait la bonne facture du premier. Et le résultat ? Disons que c'est pas toujours une série dans laquelle je prends mon pied, mais force m'est de moi aussi constater sa grande qualité.

« Les jardins de la Lune » : Kruppe recommande

Ça a commencé par l'histoire de deux gars qui sortaient des cours et l'un d'entre eux a dit à l'autre : "Bon, on se revoit ce soir avec Donjons et Dragons ? J'ai une idée de monde qui devrait te plaire." Ces deux gars, c'était Steven Erikson et Ian C. Esselmont. Quelques jours plus tard, une concierge devait les retrouver sous un amoncellement de cartes, scénarios de films, de romans, manuels de langue imaginaire, et ils en fabriquaient encore ! Les deux compères avaient en effet créé un monde qu'ils ont approfondi pendant plus de 18 ans, et se sont ensuite lancés dans des sagas monstres chacun de leur côté.