« Vigilance » : La situation devient Glock

Trump a le Covid, mais ça n'empêche pas ses copains de faire les zouaves. Et Le Bélial' sent la situation s'envenimer, c'est pourquoi il traduit dans Une Heure-Lumière Vigilance de Robert Jackson Bennett, un texte de plus de 150 pages, dont on pourrait se demander à ce stade-là s'il s'agit effectivement encore d'une novella ou d'un roman. Qu'importe, puisque la collection ne prétend rien faire d'autre que du "roman court". Un mot tout de même sur la couverture d'Aurélien Police : pour une fois je la trouve un peu décevante, car elle reprend une idée au final assez proche de celle d'Arslan. Mais passons sur ces petits détails triviaux, qu'est-ce que c'est, Vigilance ? Eh bien, il s'agit sans doute de la meilleure dystopie chroniquée sur ce blog après Brazil, et qui a de grosses, grosses chances de figurer dans le top de fin d'année. Un récit adulte, noir et ultraviolent, mais d'une pertinence rare sur les dérives de l'Amérique actuelle.

« Tenet » : Quand soudain, c’est le drame : Nolan craque !

Christopher Nolan, Denis Villeneuve et consorts, voyez, ce sont les réalisateurs en vogue parce qu'ils font des superproductions tout en restant des auteurs. Seulement, le fait de créer des films beaux ou inventifs, visuellement ou scénaristiquement, ne veut ni dire qu'ils sont originaux, ni dire qu'ils sont irréprochables. J'ai moi-même été dans mes vertes années un de ces Jean-Kevin Kikoolol les encensant à qui mieux-mieux sans chercher leurs inspirateurs, ni me demander s'il existait d'autres artistes tout aussi, sinon plus talentueux. Avec eux, on croit connaître le cinéma, mais on n'en connaît au final qu'une facette parmi bien d'autres.

« Dans les branches » : Ça commence comme un lit-RPG lambda et ça finit en ode à la liberté

Puisque l'été bat son plein et que les autres vacanciers que moi préfèrent en profiter pour entamer des lectures ne tournant pas autour de la vulgarisation métaphysique, autant vous conseiller un bon bouquin qui prend aux tripes, accessoirement pour les plus jeunes d'entre vous. Ce livre est mon préféré dans la tranche Young Adult, et probablement un de ceux que j'apprécie le plus en général ; non pas qu'il soit un monument littéraire car au final il est assez modeste, mais parce qu'il fait partie de ceux qui ont forgé l'inommable bobo-gauchiasse que je suis. Il y a des éons de ça, j'en avais posté une critique pourrie sur Babelio (que j'ai choisi de garder tellement j'étais dans une phase d'ÉricLibiotsploitation éhontée !) ; à présent comme pour L'Œil du Monde, il est temps que le blog s'en empare pour lui donner une tenue digne de ce nom.

« Le patient » : Dexter va chez Boule à zéro

C'est toujours le même frisson quand on ouvre un Thimothé Le Boucher, qu'il s'agisse de la finesse et de l'épure du trait en même temps de sa précision et de sa mise en couleurs (bien que certaines cases de l'édition papier de Ces jours qui disparaissent me semblaient un peu vides), des protagonistes uniques dans l'humour et le naturel qu'ils dégagent, ou bien du scénario très simple à la base qui se complexifie jusqu'à devenir un mindfuck improbable. Seulement voilà, comment faire pour repartir après une œuvre magistrale qui a fini top 1 dans les livres 2019 d'un grand blog prestigieux ? Eh bien, on fait quelque chose de plus long, de plus protéiforme et d'à peine moins bien.

« Colonies » : Virée galactique

J'aime Laurent Genefort. Je crois même que c'est mon auteur SFFF français préféré, alors que je n'ai quasiment lu aucun livre de lui. Les Ères de Wethrïn ont des longueurs et  quelques maladresses, mais renouvellent habilement les archétypes de la high fantasy, je n'ai pu lire que le début d'Omale, mais il me semblait un roman tout à fait respectable, et tous ses livres dont on m'a parlé, que la critique soit bonne ou mitigée, avaient franchement tout pour m'exciter. J'ai malgré tout longtemps pensé qu'il s'agissait somme toute d'un auteur dépaysant mais assez classique, avec de temps à autre un coup de génie, pas transcendant mais sympa, et puis j'ai vu cette critique qui a fortement relancé mon intérêt pour le bonhomme. Est-ce qu'on s'en ferait pas un petit bouquin ?

Intheconcours, édition 1

Ceux qui me suivent depuis assez longtemps déjà savent qu'il m'arrive de glisser de temps à autre une allusion au youtubeur Inthepanda : il s'agit sans doute d'un chroniqueur parfois subjectif et bien moins approfondi que son confrère le Fossoyeur de Films, mais son travail est incontestablement soigné et j'apprécie la sincérité avec laquelle il l'effectue. Alors, lorsqu'il décide lancer un concours de courts-métrages, je suis dans les starting-blocks.

TUGPÉUA #4

Salut tout le monde c'est encore moi, et aujourd'hui nous abordons un TUGPÉUA aux mini-critiques assez spéciales : d'une part parce que certaines ne sont pas vraiment mini (...), ensuite parce qu'il s'agit de genres pour lesquels je n'éprouve pas un grand intérêt. Néanmoins, le but de ce blog étant de m'ouvrir (et vous aussi) à un maximum d'éclectisme, j'ai donc décidé de faire un petit effort, et qui s'est globalement avéré plutôt récompensant.

« Phobos » : Rétrospective

Il y a peu de temps est sorti Rétrograde, roman apparemment de Jacques-Lizène-SF, dont j'ai relu la critique d'Apophis avec le petit plaisir mesquin de celui à qui on n'a pas encore défoncé ses écrits. Et puis je me suis dit : après tout, tous ces défauts, est-ce que je les aurais remarqués... ou est-ce que somme toute je me serais dit qu'en-dehors des temps morts ce n'est pas si mal ?

Parce que mine de rien, j'ai une grande sympathie, même alors que les années avancent, par exemple pour la saga Phobos, de Victor Dixen, qui malgré tout est devenu un plaisir coupable au fur et à mesure de l'aiguisage de mon esprit critique...