« Citoyen+ » : La start-app nation

Dans un futur désagréablement proche, un gouvernement découvre une manière de dominer le peuple pour le moins alléchante : grâce à une application, vous gagnez des points de bonne conduite qui vous permettent d’accéder à des privilèges dans vos assurances, votre paye, vos réductions… Ainsi, plus de crime, plus de malbouffe, tout le monde mange cinq fruits et légumes par jour et reçoit un nonosse dès qu’il a bien fait ses devoirs. Seulement voilà, outre le fait que l’appli n’est pas systématiquement au point (et vous invite à faire votre footing sous la pluie), vous n’avez plus de vie privée : vous êtes tracé en permanence, le moindre de vos faits et gestes est enregistré et collecté dans une base de données (et non je ne ferais pas de blagues sur #TousAntiCovid, j’ai déjà rempli mon quota ici). Inquiétant, me diriez-vous ? Pourtant, vous n’avez rien à cacher ! (Excepté la fois où vous vous êtes mis tout nus dans les bois et où vous avez fait un câlin à un arbre, et la fois où vous avez fait une remarque de beauf en présence d’une jeune fille charmante mais avec un sacré direct, et la fois où…)

Star Trek TOS : Thierry la Fronde dans l’espace

Souvenez-vous : les années 60, l'âge d'or de la SF, quand on commençait enfin à daigner un peu d'intérêt pour les genre à la télé. Cette époque précise où l'on a créé ce qui devenait devenir un monument de la pop-culture avant de sombrer dans l'oubli face à Star Wars IX. Des épopées galactiques uniques, aux personnages charismatiques et aux répliques enjouées. Une ode à l'aventure et aux grands espaces, avec des scènes inoubliables et nombre de questionnements métaphysiques ; je veux bien sûr parler de... Cosmos 1999. (J'avais pensé à faire la blague avec Red Dwarf, mais visiblement personne connaît...)

« Vigilance » : La situation devient Glock

Trump a le Covid, mais ça n'empêche pas ses copains de faire les zouaves. Et Le Bélial' sent la situation s'envenimer, c'est pourquoi il traduit dans Une Heure-Lumière Vigilance de Robert Jackson Bennett, un texte de plus de 150 pages, dont on pourrait se demander à ce stade-là s'il s'agit effectivement encore d'une novella ou d'un roman. Qu'importe, puisque la collection ne prétend rien faire d'autre que du "roman court". Un mot tout de même sur la couverture d'Aurélien Police : pour une fois je la trouve un peu décevante, car elle reprend une idée au final assez proche de celle d'Arslan. Mais passons sur ces petits détails triviaux, qu'est-ce que c'est, Vigilance ? Eh bien, il s'agit sans doute de la meilleure dystopie chroniquée sur ce blog après Brazil, et qui a de grosses, grosses chances de figurer dans le top de fin d'année. Un récit adulte, noir et ultraviolent, mais d'une pertinence rare sur les dérives de l'Amérique actuelle.

« Delikatessen » : Le « Brazil » français ?

Avec le confinement, certains films s'imposent pour faire régner la joie et la bonne humeur. Heureusement que ma verve trollesque est présente pour vous remettre sur le droit chemin du malaise et de la paranoïa : aujourd'hui, nous allons parler de Delikatessen.

« La nef céleste » : Les spoilers sont nos amis*

Mon studio croule sous les livres à rattraper pour les partiels (déjà passés), et j'ai besoin de faire un bon break par moments (à peu près cinquante pages de divertissement pour cinq sonnets de Ronsard, c'est jouable, non ?). Et ça tombe bien, parce que je n'ai sélectionné pour cette année quasiment que des lectures enthousiasmantes, à commencer par la trilogie d'Alamänder. J'avais adoré La Porte des Abysses, La Citadelle de Nacre m'avait laissé un peu plus perplexe malgré ses grandes qualités ; restait à savoir si La nef céleste allait remonter le niveau bien plus haut que ne l'avait jamais fait la fantasy française, avec son fameux twist-de-l'enfer-de-la-mort-qui-tue dont on m'a bien prévenu que j'adorerais ou que je détesterais. Reste à savoir désormais ce que moi j'en penserais... C'est désormais chose faite.

« Préférences système » : La SF façon film français

Vous connaissez le mantra : d'un côté il y a ceux qui disent que les films français, c'est forcément de la m****, et donc qu'il faut surtout pas que les producteurs français quittent leurs bonnes vieilles comédies bas de plafond pour se mettre à faire du cinéma de genre. Et puis il y a ceux qui pensent que le problème vient de l'œuvre en elle-même plutôt que du groupe ethnique de ses concepteurs, et donc qu'un film français n'est théoriquement pas obligé de se placer sous la trinité Kev Adams / Jeff Tuche / Christian Clavier. Je pense la seconde hypothèse un peu plus vraisemblable...

« Boxap 13-07 » : Le problème des dystopies actuelles

Ça faisait bien longtemps que rien dans les opérations Masse Critique ne m'intéressait. J'ai fait savoir à l'administration que mes goûts avaient quelque peu évolué depuis l'âge où j'ai lu la plupart des livres que j'ai chroniqués sur Babelio (comprenez : quand j'étais jeune, innocent, et encore plus beau que maintenant), alors comprenez, quand ils m'ont envoyé celui-là, j'ai pas voulu décliner et les embêter davantage. Boxap 13-07 ? Boârf, c'est toujours un progrès par rapport à Enfants vs zombies et cookies dans l'espace. Et quand bien même le livre serait mauvais que ça me permettrait d'exprimer un peu dans mes critiques pourquoi je ne lis en temps normal jamais de dystopies.

« Acadie » : Le book qui va te dérencher la cervelle !

Une Heure-Lumière, comme j'en parlais précédemment, se porte comme un charme et comprenez par là qu'elle fait exploser au tank américain les compteurs de la SF en France. Et forcément, qui dit nouvelles parutions UHL dit la nouvelle plus belle couverture jamais réalisée par Aurélien Police (donc par un mortel), dit critique positive sur L'épaule d'Orion d'un super bouquin qui sera bientôt traduit, et dit PECD (Personnal Economies Collapse Disaster).

« La ménagerie de papier » : Comment vous voulez passer votre bac si vous avez ça juste sous votre nez ?

Ken Liu est un auteur américain né en Chine qui participe indirectement à cette fameuse levée en masse de la SFF sinisante depuis quelques années (Liu Cixin, Jy Yang) saluée par la critique spécialisée... la plupart du temps. Fondateur du silkpunk (ce qu'il faut pas inventer comme sous-genres pour faire des catégories en plus sur les blogs), il a également publié un recueil qui a énormément fait parler de lui. Alors j'ai embarqué ça comme souvenir de stage, des fois que... Résultat : je me retrouve avec une excellente surprise, un des rares livres dont j'ai lu plus de 150 pages en un jour (sachant que les autres n'étaient pas forcément des références, contrairement à celui-ci). Autant vous dire que les révisions du bac blanc ont été pour moi passablement écourtées...