« L’appel des illustres » : Un peint dans la gueule

En ce qui me concerne, j'ai toujours préféré Venise à Florence, mais force est de constater que cette ville n'en a pas moins joué un rôle autant sinon plus important dans l'histoire de l'Italie. Cité de tous les arts, de tous les complots, elle ne cesse d'intriguer, et donc d'inspirer nombre de romans. Ce n'est pas Romain Delplancq qui me contredira avec ce Renaissance-fantastique qui inaugure le tome 1 du diptyque Le sang des princes. À première vue, on dirait de la fantasy politique européenne sans grande originalité, à un détail près : ici, l'art n'est pas juste pour faire joli sur le fond vert, mais possède une des places centrales au sein du récit. On s'est souvent penchés sur comment la magie pourraient modifier la guerre, voire la vie de tous les jours, mais honnêtement, combien de personnes ont réfléchi à l'impact culturel qu'elle pourrait avoir ? Et quand bien même cette première question n'est finalement pas abordée dans le livre, quel pouvoir obtiendraient les habitants d'un monde secondaire qui détiendraient dans les arts un savoir-faire méconnu des autres peuples ? Autant vous dire que j'étais chaud dès le moment où la camarade Boudicca en posta sa critique : ce bouquin n'annonçait que du bon !

« La ménagerie de papier » : Comment vous voulez passer votre bac si vous avez ça juste sous votre nez ?

Ken Liu est un auteur américain né en Chine qui participe indirectement à cette fameuse levée en masse de la SFF sinisante depuis quelques années (Liu Cixin, Jy Yang) saluée par la critique spécialisée... la plupart du temps. Fondateur du silkpunk (ce qu'il faut pas inventer comme sous-genres pour faire des catégories en plus sur les blogs), il a également publié un recueil qui a énormément fait parler de lui. Alors j'ai embarqué ça comme souvenir de stage, des fois que... Résultat : je me retrouve avec une excellente surprise, un des rares livres dont j'ai lu plus de 150 pages en un jour (sachant que les autres n'étaient pas forcément des références, contrairement à celui-ci). Autant vous dire que les révisions du bac blanc ont été pour moi passablement écourtées...