« Le Dictateur vs « Block 109 » : Guérir l’horreur du nazisme

Avant d'être les déités abstraites qu'invoquent votre tonton nationaliste et votre cousin végane sous la houlette de Saint-Godwin lors du dîner du Réveillon, les nazis étaient les militaires et les politiciens qui ont causé le plus de crimes contre l'Humanité : génocides, invasions malgré les traités de paix, expériences biologiques non encadrées... Leur credo aujourd'hui s'est dilué un peu partout dans les groupes d'extrême-droite, allant du néo-nazisme puriste à un nationalisme plus épuré (et c'est ainsi que les médias de notre beau pays se questionnent stérilement sur si le RN n'y fait pas des références cachées au lieu de se pencher sur les problèmes concrets de leur programme...). La monstruosité a culminé durant la Seconde guerre mondiale, un charmant petit conflit réputé pour être le plus meurtrier qui ait jamais été ; seulement voilà, les nazis ne sont pas nés à partir de rien. Un homme, Hitler, les a tous fédérés, les a menés au combat et dirigé toutes leurs atrocités ; qu'est-ce qu'on aurait pu faire pour l'arrêter ? La fiction n'a eu de cesse de l'imaginer ; je vous propose d'en analyser deux œuvres.

« Genesis » : De la grande culture, de la vraie, dans un musée fronçais !

Ceci est un message d'utilité publique : plus que quelques jours avant la fin de l'exposition Genesis de Sebastião Salgado, ruez-vous à Lyon pour acheter les derniers tickets. Maître de la photographie contemporaine, il nous dévoile ici un choix impressionnant d'œuvres créées aux quatre coins du monde, avec un soin particulier à la composition. En effet, ça ne vous aura pas échappé, pour ce qui est des plans épurés, les graphistes et les (bons) chefs opérateurs n'ont plus rien à apprendre du 8e art. Mais pour ce qui est des baroques, on est encore bien loin de trouver facilement des images conjuguant une telle richesse de détails avec un sens de la géométrie et de la profondeur presque parfait. Le tout en noir et blanc élégant, s'il vous plaît.

« Aẑdaja » : The fire of an ancient cosmic destinyyy

Quand je vous dis depuis des années qu'on trouve dans les courts-métrages une diversité inexistante chez les longs budget oblige, il va bien falloir finir par m'écouter. Et c'est sans doute un milieu salvateur pour le cinéma de fantasy, pris en étau entre les nanars des années 90, les quelques blockbusters écrasant la concurrence et Jean-Kevin Cahiers-du-Cinéma ; si cette situation peut perdurer reste un débat, mais voici déjà une preuve de l'utilité de ce format apportée par le camarade Florian Bourgeat, qui un jour poste sur son Facebook le lien vers un film, comme souvent pour les courts, que je ne connaissais ni d'Ève ni d'Adam. Et devinez quoi ? C'est de la bonne !

« Delikatessen » : Le « Brazil » français ?

Avec le confinement, certains films s'imposent pour faire régner la joie et la bonne humeur. Heureusement que ma verve trollesque est présente pour vous remettre sur le droit chemin du malaise et de la paranoïa : aujourd'hui, nous allons parler de Delikatessen.

« It must be heaven » : La vallée de l’étrange, ça a du bon

Les comédies, on pense toujours qu'elles doivent faire rire avant tout ; et donc avoir des montages épileptiques, des acteurs en roue libre, des punchlines débiles et gratos. Pourtant, l'Histoire nous a montré qu'il existe aussi des comédies contemplatives. Dupieux et Tati l'ont fait, sans parler de ceux qui ont recopié leur style. Et comme il faut bien rendre bankable une avant-première, c'est d'Elia Süleyman dont il va être question aujourd'hui.

Festival Tournez Jeunesse : Comment ça s’est passé

Si vous suivez le blog, vous savez que j'aime bien le court-métrage, et que pour le public et la critique, c'est juste du film amateur qu'on fait un samedi où il pleut avec le petit-cousin incarnant le Seigneur des Terres du Jardin et mamie le dragon ronflant de la Caverne du Salon. Et j'aime pas trop ça ! (...) Du coup quand il y a un petit festival indépendant qui m'en propose plein, j'ai envie, quand c'est spécialisé pour les réals de moins de 25 ans, j'accepte, quand c'est dans ma région chérie, je fonce.

« Ad Astra » : Beau à en pleurer

Si vous suivez un tant soit peu l'actu du cinéma, vous savez forcément que la SF d'auteurs revient à la mode (et je parle bien de drames futuristes, parce que maintenant Transformers 5 est considéré comme un film d'auteur). Jurassic Park, Blade Runner et Alien se sont ainsi retrouvés avec de nouveaux rejetons dans leur bercail, de manière plus ou moins réussie (Prometheus, Blade Runner 2049...), avec à côté de ça des films n'appartenant pas à une franchise préexistante tels que Inception ou Premier Contact ; mais là où cette nouvelle vague fait fort, c'est qu'elle accorde une place toute particulière à des blockbusters... de hard-SF. Du jamais-vu depuis 2001, si l'on excepte sa suite tombée dans l'oubli.

TUGPÉUA #HS : Cinq ovnis de la fantasy

"La fantasy, c'est que des épées magiques au Moyen Âge." Boule-chite ! Il existe des œuvres franchement marginales dont je vous propose une flopée ici. Sachez qu'il y en aura également pour tous les goûts, du plus littéraire au plus divertissant, du jeunesse et du résolument adulte.