« Chants de l’espace » : YMSA*

Samuel R. Delany est réputé comme un des plus grands auteurs du space opera pulp de l'âge d'or. C'est dans sa grande magnanimité que Bragelonne publie sept de ses récits dans un bon gros volume anniversaire des familles, le tout à 10 balles seulement, ce qui avouons-le, est pas vraiment le style de la maison. Ajoutez à ça une superbe couverture, et le moi d'il y a quelques années dans le superbe centre commercial de Lyon pensait faire une bonne affaire en sortant d'un de ses restaurants fétiches. Seulement voilà. Années 60, révolution sexuelle, et la SF avant-gardiste avait une fâcheuse tendance à fantasmer partouzes dans l'espace et autres joyeusetés, imaginaire autour de la conquête spatiale mais aussi de la sexualité que l'on retrouverait notamment durant toute la décennie d'après avec l'avènement du disco. Le camarade Alfaric m'ayant en plus de ça averti que certains des textes étaient de véritables purges, je me commence à me questionner : je le lis ou je le lis pas ? Et puis zut, je me dis au bout d'un moment, il peut pas y avoir que du mauvais ; mais mon petit esprit facétieux a décidé de jouer jusqu'au bout la carte du disco... avec une qualité variable selon celle du texte. Le goût annonce la couleur !

TUGPÉUA #12 : Spécial croisements improbables

Bonjour, ceci est une intro rédigée à la va-vite. Alors, vous devez savoir qu'on aime bien les mélanges farfelus chez le Scribouillard, justement parce que c'est des trucs que personne a tentés auparavant, et c'est pour ça que ça vient apporter un vent de fraîcheur dans le monde de la culture... Alors voici un petit échantillon de mes trouvailles les plus insolites de ces derniers mois.

« La stratégie Ender » : L’art d’être une ordure

Parmi les grands maîtres de la SFF étasunienne, il en est deux, Orson Scott Card et Brandon Sanderson, de confession mormone dans un milieu majoritairement athée ; on les accuse parfois de prosélytisme en dépit de la qualité de leur travail, mais force est de constater qu'ils ont compris, contrairement aux auteurs français, que l'Imaginaire par-delà le simple fait d'exposer sa foi peut également développer des raisonnements autour de la philosophie dont elle est empreinte et n'est pas forcément le seul thème à aborder. (...) C'est par ce questionnement éthique permanent mis face à la dureté de la réalité qu'est né ce qui est considéré comme son plus grand chef-d'œuvre, le tome 1 de la saga Ender, autour de laquelle tout un méta-cycle s'est développé. Un classique du new space opera et de la SF militaire, et qui renouvelle le thème de l'invasion extraterrestre...

« Acadie » : Le book qui va te dérencher la cervelle !

Une Heure-Lumière, comme j'en parlais précédemment, se porte comme un charme et comprenez par là qu'elle fait exploser au tank américain les compteurs de la SF en France. Et forcément, qui dit nouvelles parutions UHL dit la nouvelle plus belle couverture jamais réalisée par Aurélien Police (donc par un mortel), dit critique positive sur L'épaule d'Orion d'un super bouquin qui sera bientôt traduit, et dit PECD (Personnal Economies Collapse Disaster).

« S’ils me connaissaient » : L’empire du meh

Bonjoir à tout le monde, et comme vous pouvez le voir ci-dessus, c'est le grand débat sur C'est pour ma culture. Nicolas Le Breton avait déjà secoué le blog avec Les jardins du feu et du vide, que j'avais adoré et détesté en raison de son worldbuilding démesuré auquel se heurtait une intrigue sans queue ni tête et des personnages en carton-pâte. (...) C'est alors que débarque prochainement une nouvelle dans le même cycle, Odregan #2, sous-titrée Quantique des souffrances (...). L'occasion pour moi de se plonger dans Odregan #1, sous-titré S'ils me connaissaient, s'intéressant au passé de la mystérieuse créature que nous avions croisée sur l'Ico. Reste à voir si ce texte saura redorer le blason de la saga...

« Marées stellaires » : Aqualand a bien changé

J'avais adoré Jusqu'au coeur du soleil, malgré quelques longueurs et autres cocktails hasardeux, et le tome 2 du cycle de l'Élévation était unanimement recommandé comme encore meilleur. Au point qu'il a totalement éclipsé son frangin et qu'on lui attribue ses idées les plus remarquables comme l'Élévation en question. Je me montrerais toutefois plus prudent que certains confrères en conseillant de lire le tome 1 au préalable : Virée dans le grand four à pizza s'était déjà montré très exigeant, Aventures en baignoire géante l'est encore plus (les informations importantes sont données, mais relativement tard dans la récit quand on nage dans les problématiques qu'elles soulèvent). Néanmoins, les deux livres peuvent se lire chacun de leur côté. Bon c'est bien joli tout ça, mais qu'est-ce que ça raconte ? En route pour les profondeurs interstellaires... mais pas que !