« Zoolook » : Mandale expérimentale

Alors que je lis son autobio, il m'apparaît que Jean-Michel Jarre est sans doute un des grands artistes avec lequel j'ai été le plus injuste : une pierre angulaire de la musique électronique, et français qui plus est, et pourtant je n'ai pas écouté le quart de sa discographie. Il m'est pourtant arrivé de le juger innovant, agréable, planant, mais je n'avais jamais jusqu'à maintenant mesuré la portée révolutionnaire du bonhomme. Bon, bien entendu, il n'est pas le seul dans son cas : Daft Punk ou Kraftwerk forment autant de références dont il me reste énormément de classiques à rattraper, sans même parler de New Order et Depeche Mode dont vous savez mon admiration, mais dont j'ai écouté beaucoup de pistes individuellement et au final peu d'albums en entier. Or si ce blog s'est détourné de la critique musicale (ayant découvert que j'étais un ignare sur presque toute la ligne, j'ai décidé pour une fois de fermer mon claque-mouches), il ne s'interdit pas d'y retourner de temps à autres, quand j'estime que j'ai quelque chose de pertinent à dire.

TUGPÉUA #23

L'année 2020 aura connu son lot de cauchemars, entre la pandémie, les extrémismes ou le film sur Sonic. Qu'importe, car même si Noël s'annonce aussi reluisant qu'un pet d'ornithorynque, c'est l'occasion pour nous de préserver plus que jamais notre solidarité (et vu ce qui s'annonce pour la suite, on va en avoir besoin...). C'est pourquoi retrouvons-nous donc pour ce dernier TUGPÉUA de l'année, avec deux disques que j'avais hésité à mettre dans les ovnis du post-rock parce qu'ils relevaient trop peu de ce genre... et quelques autres surprises.

« Robot face » : Appelons le disque comme ça vu que le bug WordPress m’empêche d’écrire les titres comme je veux

Chose promise, chose due, il faut que je rattrape mon retard annuel en vous parlant de toutes les choses avec lesquelles je vous avais faits baver en janvier. Ni une ni deux, j'enfourche mon Cirrus-3000 (comme un Nimbus, mais avec moins de budget), et accours vers un vieil article trop longtemps resté en brouillon : mon ébauche de critique sur , le troisième album de Caravan Palace.

TUGPÉUA SPÉCIAL N°300 : Les ÉCOUTÉ ET APPROUVÉ… de PAPA

Aussi étonnant que ça puisse paraître, votre fidèle serviteur tout amateur de blackgaze / dubstep / Arielle Dombasle / Patrick Sébastien qu'il soit avait un papa qui écoutait lui de la vraie musique. Après m'avoir abreuvé dix ans de folk irlandais jusqu'à ce qu'il m'en ressorte par les trous de nez, j'ai eu ma période rebelle où je dédaignais ce noble art (et tout ce que j'écoutais était MFM et Activ, triste époque). Pourtant, mon père a encore aujourd'hui cette mélomanie certaine qui finit par devenir contagieuse sur certains disques. En voici cinq (et même six) excellents pour fêter le trois centième article...

TUGPÉUA #22

Papa Noël s'en va acheter quelques milliards d'attestations de visites à domicile, et la fin d'année s'annonce pour moi aussi un brin hardcore. Il me reste encore des milliers de pages à lire pour la fac et pour le blog, sans parler des disques à écouter, des émissions radio à préparer, des films et séries à voir dans la mesure du possible, du théâtre que je n'aurais pas évoqué de l'année... ah, oui, et les cadeaux, ce truc sur lequel on se penche toujours le 23 décembre. Le bon côté des choses étant que je ne devrais en principe pas trop à avoir à bouger de chez moi (rire sarcastique), tentons à présent de combler un peu notre retard en proposant à nouveau deux articles par semaines, à commencer par celui-ci.

« Aventine » : Ça se sent, qu’on est en automne ?!

Le monde a ses injustices. Pendant que vous vous échinez à chercher une musique libre de droits qui parvienne à aligner trois notes de piano sans se transformer en une sorte de Wattpad musical, il y a des gens comme Agnes Obel. Pendant que les seuls airs qui vous restent coincés dans la tête sont On est les gars du sud et J'ai la quéquette qui colle pendant une semaine, il y a Agnes Obel. Et quand vous écoutez des gens comme Agnes Obel, il y a vous.

TUGPÉUA #21

Je suis de retour avec ce cher format principalement dédié aux découvertes musicales, avec des musiques de tous les genres, par moments pour une fois très engagées, notamment dans ce que j'affectionne sans doute un peu trop dans mes idéaux politiques, en bonne vermine anarcho-communiste. Mais je vous rassure, pas de prosélytisme de leur idéologie, et pour les plus réfractaires, il y aura également du blues, des voyages temporels et de la fantasy militaire pour enfants !

« Moon Safari » : Prenons un bol d’Air

Eh oui, c'est un duo français tout à fait singulier que je vous propose ici, ce genre de compositeurs électroniques difficiles à classifier que l'on rangera souvent vite fait bien fait dans la case fourre-tout "electronica". Très influencé par la pop (quand il ne verse pas tout simplement dedans), il nous entraîne dans un univers extrêmement planant, aérien et lumineux. On a l'impression de partir à l'aventure dans un gigantesque aéroport, un matin d'été où il serait désert, quand le soleil se lève à peine, à la recherche d'une jungle ou d'une planète lointaine. Le charme des pulps, de Bob Morane et de Tintin vous afflue les naseaux, mais curieusement adouci, comme s'il ne pouvait rien nous arriver.