TUGPÉUA #24 Spécial ÉCOUTÉ & APPROUVÉ

Qu'est-ce qu'on va-t'y s'écouter à Noël ? J'ai quelques albums à vous recommander chaudement. Je trouve les deux premiers (très légèrement) en-dessous des trois autres, mais ils sont tous excellents et j'ai laissé mûrir sagement leurs écoutes successives dans mon esprit au fil de l'année. Résultat aujourd'hui, voici cinq albums fascinants qui mériteraient d'être remboursés par la Sécu. EDM, électroswing, chill-out, metal extrême : mamie va pouvoir danser sur tout pour cette fin d'année !

« Vario » : L’art d’être geek

Pour finir cet été, j'avais envie de faire un truc que j'espérais (et donc procrastinais) depuis longtemps : vous parler d'un nouvel album de Savant, l'artiste EDM par excellence de mon adolescence. Alors bien évidemment, qui dit Savant dit des albums de trois plombes, avec un "bordelstep" agrémenté de sonorités stridentes ; mais si je m'étais montré un peu sévère avec Alchemist (qui reste au demeurant mon préféré), j'avais envie de vous parler d'un autre mastodonte de sa carrière un peu plus court et équilibré, Vario. Loin du côté mystérieux / nocturne qui m'avait tout d'abord séduit chez lui, c'est sans doute dans ce disque-là qu'il va pousser le plus loin ses références aux animés et aux jeux vidéos des années 90, ou à la pop-culture japanisante en général, le tout pour un énorme plaisir à la fois coupable et totalement assumé. Avec du clavecin.

La séance de minuit #4 Dead Can Dance : Rétrospective

Pour terminer cette série de La séance de minuit, j'avais envie de vous parler d'un groupe fédérateur, universel, qui mette tout le monde d'accord ; mais comment garder le même esprit quand il s'agit d'une série de rubriques qui, je le rappelle, est davantage de la musique pour hiboux qui veulent s'enjailler avec les crapauds que du rap de supermarché ? J'ai donc choisi des artistes ayant la particularité curieuse d'être à la fois cultes et de niche : vous les connaissez sûrement si vous vous intéressez un tant soit peu aux musiques alternatives ou si vous appartenez à la génération d'avant la mienne, je veux bien sûr parler de Dead Can Dance.

La séance de minuit #3 Shpongle : Rétrospective

Chers scribouminus, cultureurs et autres séanciers, j'ai eu envie de changer pour cette fois : plus d'ambiance lourde et ténébreuse, cette fois nous partons au pays des couleurs fluorescentes et flashies à dos d'un vaisseau doré de la Vierge Marie d'Alpha de la Licorne. Mais nous restons dans le mystère et le mystique, car vous l'aurez deviné, nous embarquons à bord d'un des genres les plus variés et inventifs de ces dernières années : la psybient.

La séance de minuit #2 Sowulo : Rétrospective

Bon, visiblement, j'aurais pas le temps ce mois-ci de vous parler de la grande prêtresse du drone français, alors autant causer d'une discographie moins longue à éplucher. Vous savez comme moi que la musique viking est devenue à la mode, en raison des multiples conventions, jeux de rôle ou encore de l'influence de la fantasy nordique. On trouve désormais une viking ambient avec Danheim ou Wardruna, donnant des atmosphères très caverneuses et mystiques tout en restant accessibles au non-fan de musique électronique. Dans le même temps, on se rend compte notamment de la présence de ce "revival ancestral" dans la grande nébuleuse du dark folk / néofolk (bien qu'en prêtant bien l'oreille, on puisse entendre encore quelques nappes d'ambient), avec aux premières loges Sowulo dont nous allons parler aujourd'hui. Et ce n'est pas peu dire que ce groupe me fait pousser des ailes d'épiquitude, presque autant que Nokturnal Mortum... quand bien même il s'agit d'une musique beaucoup moins endiablée.

La séance de minuit #1 Oöphoi : Rétrospective

J'ai longtemps boudé la dark ambient, ne voyant pas ce qu'une œuvre pourrait m'apporter en ne cherchant à instiller chez son spectateur que le malaise et l'effroi. Mais quand c'est bien davantage pour créer une ambiance mystérieuse ou mélancolique, là je dresse mes oreilles et me mets à remuer la queue. Oöphoi, recommandé par l'émérite Olivier Bernard, ne fait contrairement à ses petits copains que peu ou prou de références au satanisme et ne sample pas de bruitages industriels ou de hurlements. Ce qui l'intéresse, c'est le côté méditatif. Ce goût de secret et d'interdit sous la nuit de pleine lune, à contempler la nature belle et sauvage, tandis que vous progressez dans les sous-bois avec cette envie de courir à quatre pattes... AAAAOOOOÛÛÛÛÛHHHHH !!!

« Zoolook » : Mandale expérimentale

Alors que je lis son autobio, il m'apparaît que Jean-Michel Jarre est sans doute un des grands artistes avec lequel j'ai été le plus injuste : une pierre angulaire de la musique électronique, et français qui plus est, et pourtant je n'ai pas écouté le quart de sa discographie. Il m'est pourtant arrivé de le juger innovant, agréable, planant, mais je n'avais jamais jusqu'à maintenant mesuré la portée révolutionnaire du bonhomme. Bon, bien entendu, il n'est pas le seul dans son cas : Daft Punk ou Kraftwerk forment autant de références dont il me reste énormément de classiques à rattraper, sans même parler de New Order et Depeche Mode dont vous savez mon admiration, mais dont j'ai écouté beaucoup de pistes individuellement et au final peu d'albums en entier. Or si ce blog s'est détourné de la critique musicale (ayant découvert que j'étais un ignare sur presque toute la ligne, j'ai décidé pour une fois de fermer mon claque-mouches), il ne s'interdit pas d'y retourner de temps à autres, quand j'estime que j'ai quelque chose de pertinent à dire.

TUGPÉUA #23

L'année 2020 aura connu son lot de cauchemars, entre la pandémie, les extrémismes ou le film sur Sonic. Qu'importe, car même si Noël s'annonce aussi reluisant qu'un pet d'ornithorynque, c'est l'occasion pour nous de préserver plus que jamais notre solidarité (et vu ce qui s'annonce pour la suite, on va en avoir besoin...). C'est pourquoi retrouvons-nous donc pour ce dernier TUGPÉUA de l'année, avec deux disques que j'avais hésité à mettre dans les ovnis du post-rock parce qu'ils relevaient trop peu de ce genre... et quelques autres surprises.

« Robot face » : Appelons le disque comme ça vu que le bug WordPress m’empêche d’écrire les titres comme je veux

Chose promise, chose due, il faut que je rattrape mon retard annuel en vous parlant de toutes les choses avec lesquelles je vous avais faits baver en janvier. Ni une ni deux, j'enfourche mon Cirrus-3000 (comme un Nimbus, mais avec moins de budget), et accours vers un vieil article trop longtemps resté en brouillon : mon ébauche de critique sur , le troisième album de Caravan Palace.