TUGPÉUA #15 : Spécial Chinese Man Records

Ouh djadja, c'est que le hip-hop de Chinese Man a un goût de reviens-y. Il faut savoir que le groupe parallèlement à son activité plutôt prolifique a fondé son label et s'est entouré d'une galaxie de petits groupes et artistes partageant son esprit syncrétique, même s'ils se spécialisent bien souvent dans un genre en particulier. S'ils sont de ce fait moins marquants, ils sont incontestablement très méritants, c'est pourquoi nous allons essayer aujourd'hui d'en voir le plus gros.

TUGPÉUA SPÉCIAL N°200 : ÉCOUTÉ ET APPROUVÉ

Les fêtes se préparent, elles sont déjà là chez moi : c'est le 200e article, déjà plus de 500 pages que je remplis de mes conneries, et ça m'amuse toujours autant. Il faut bien un peu en profiter. L'occasion une fois de plus au romantique incurable que je suis de vous étaler ses albums de fillette. Mais j'avais envie de vous partager quelques coups de cœur de l'année 2019, même de manière rapide et un brin subjective.

Chinese Man : Rétrospective

Je serais impardonnable sur un blog dont l'amour du trip hop n'est plus à démontrer de ne pas vous parler des plus grosses têtes de notre beau pays français, le groupe Chinese Man. Difficile en effet de passer à côté, ce que l'ai réussi pendant de multiples années, jusqu'à ce qu'il faille que ma prof de philo, DJ Maggie et la hype autour du phénomène me poussent à y jeter un coup d'œil. Que voulez-vous, on a beau faire des efforts pour se couper de la bonne musique en mettant NRJ à fond avec un abonnement aux boîtes de nuit de campagne, elle finit toujours par nous rattraper. La coquine.

« Panic » : C’est la rentrée !

Qu'est-ce qu'on fait son dernier jour de vacances ? Avant d'emménager dans une petite piaule au fin fond de Saint-Étienne pour se préparer à une fac pour laquelle on est mais alors VRAIMENT pas chaud-chaud ? À part se lamenter, j'entends. Eh bien, (...) replongeons-nous dans les méandres de Caravan Palace. Un groupe qui avec son deuxième album Panic se voit confier la lourde tâche d'avoir une continuité avec le précédent tout en sachant se réinventer...

« Mutantstrosities » : La musique du diablote

That Damned Band est un groupe anglais gravitant plus ou moins autour de la sphère dark cabaret. Leur boulot, influencé par la musique yiddish et punk autant que du folklore européen et pop-culture, offre à l'auditeur des morceaux endiablés et plus ou moins foutraques mettant en scène différentes créatures fantasmagoriques et un accordéon qui aurait allègrement dépassé les trois grammes. Le trio se considère comme faisant du steampunk goblinfolk. Le ton est donné.

« The Zeitgeist Beckons » : Saleté d’image qui veut pas s’afficher comme il faut !

Je vous en ai déjà parlé, la musique dite cabaret a des limites floues, mais c'est comme ça qu'elle offre un panel assez dingue de genres dont elle emprunte des traits ou avec lesquels elle se métisse : la nébuleuse musique steampunk, bien sûr, mais aussi l'opérette, la valse, le swing, et c'est sans doute Vagabond Opera qui représente le mieux ce folklore dans nos étranges campagnes urbaines. Parfaitement accessible, pour ne pas dire mainstream, ce groupe possède le grain de folie nécessaire au charme du genre, mais sans tout le côté glauque du dark cabaret ni toujours une grande verve dont l'excentricité manque parfois aux morceaux. Cela dit, il produit des titres plus qu'honnêtes, disons-le, pour ne pas dire très agréables, porteurs de leur ambiance joyeusement rétro et déglingue. Pourquoi s'en priver ? C'est ainsi que j'ai décidé de m'en écouter un en entier, choisissant au hasard The Zeitgeist Beckons, pour un voyage tout à fait sympathique que je n'ai pas hésité à faire durer un peu.

Scribouille et les mauvais genres #2 : Les musiques nostalgiques

À partir de quand l'homme s'est-il dit que c'était mieux avant ? Du temps où les jeunes ne parvenaient plus à se servir d'une massue correctement et préféraient perdre leur temps à des concerts de lithophone ? Si vous êtes des vieux, vous avez forcément regretté à un moment ou un autre un passé révolu, celui de l'enfance, les 80's, les 60's, ou, pour certains profs, la Première Croisade. C'est mieux avant. Il y avait Margaret Tchatcher, il y avait les pavés qui pleuvaient, il y avait Laurent Bouffi. Mais n'importe comment, c'était quand même toujours mieux avant. (Parce qu'il y avait La plumette du dimanche soir...)