TUGPÉUA #17 : Spécial albums méconnus

Je n'ai jamais supporté que des gens qui tentent des trucs restent dans l'anonymat. C'est sans doute dû au fait que je suis une bobo-gauchiasse écolo-communiste, ou que moi-même je ne connais pas pour l'heure de succès reluisant. Mais chacun a droit à sa chance et contrairement à ce que voudraient vous faire croire les algorithmes de certains réseaux mercantiles, l'objectivité est un critère contrairement à la popularité ; c'est pourquoi je juge sur le blog des célébrités de la même manière des trucs dont personne n'a jamais entendu parler. Et en parlant de trucs dont personne n'a jamais entendu parler... Eh bah je ratisse les fonds de chaînes de musique, et je trouve souvent des albums avec un nombre d'auditeurs qui ferait passer Du Phil à la Pat pour David Guetta (...) Et quand tout le monde se fout d'une chose... eh bah moi ça m'intrigue.

« Kung Fury » : C’est pour mon inculture

L'un des sous-genres de l'Imaginaire qui restent encore bah, à l'état de sous-genres imaginaires, serait une littérature et un cinéma rétrofuturistes qui s'inspireraient des années 80, poursuivant ainsi la visée de la musique synthwave. À l'image du steampunk et du dieselpunk, nous pourrions très bien avoir un mouvement synthwavepunk. (...) Or quel ne fut pas mon désarroi en apprenant la nouvelle : le tout premier film synthwave ne fut pas une épopée interstellaire avec force rebondissements, mais un faux nanar bien dégoulinant d'idiotie.

« Espen » : « La reine des neiges  » rencontre Peyo, avec une petite touche de « Zardoz »

Je vais encore vous teaser l'article sur Kung Fury, mais qu'il se rate ou non, j'éprouve une sympathie de plus en plus grande envers le cinéma de genre scandinave. Qu'on nous mette des faux nanars entremêlés d'aventure (Iron Sky 2), des épopées nordiques destinées aux enfants mais visiblement peu aseptisées (The Shamer), des mélanges de genre improbables avec trois bouts de ficelle sans que ça fasse moche (The Unthinkable) ou des séries Z horrifico-débiles (Père Noël : Les Origines), le tout éveille en bien ou en mal ma curiosité, mais elle a le mérite de l'éveiller contrairement aux neuf dixièmes du cinéma français. Et puis, il y a Espen, qu'on m'a vendu comme un nanar mais s'est révélé un plutôt bon film. L'idée de base était de reprendre les tropes des contes traditionnels suédois, et sur ce plan, disons qu'il est plutôt réussi. Sur un plan purement filmique, disons qu'il est en retard sur son temps, mais on va en discuter.