Star Trek TAS : Grandeur et décadence des scénaristes stakhanovistes

Entre la très renommée The Next Generation et la non moins importante The Original Series, il est une série Star Trek que l'on a tendance à oublier et dont l'influence continue pourtant de se faire ressentir : après l'échec cuisant du projet Star Trek : Phase II, Gene Roddenberry accepte à contrecœur d'offrir à TOS une sorte de saison 4 sous forme d'animation, qui finira coupée en deux saisons de taille très inégale ; telle est la genèse de The Animated Series. Pas de scénario marquant, un public plutôt restreint, voilà ce qui explique qu'il s'agit de la série de loin la plus courte de toute la franchise. À noter que même la diffusion Netflix est je-m'en-foutiste : la saison 2 vient avant la saison 1 et plusieurs titres sont confondus entre eux !

Star Trek TOS : Thierry la Fronde dans l’espace

Souvenez-vous : les années 60, l'âge d'or de la SF, quand on commençait enfin à daigner un peu d'intérêt pour les genre à la télé. Cette époque précise où l'on a créé ce qui devenait devenir un monument de la pop-culture avant de sombrer dans l'oubli face à Star Wars IX. Des épopées galactiques uniques, aux personnages charismatiques et aux répliques enjouées. Une ode à l'aventure et aux grands espaces, avec des scènes inoubliables et nombre de questionnements métaphysiques ; je veux bien sûr parler de... Cosmos 1999. (J'avais pensé à faire la blague avec Red Dwarf, mais visiblement personne connaît...)

« Singularité » : Baston cosmique

Le souvenir de Gravité s'améliore comme le bon vin, il reste à découvrir la suite du Cycle des Xeelees. Rendez-vous donc dans l'espace d'ici quelques millénaires, où les Qax, des extraterrestres pourtant pas spécialement redoutables, ont réduit la Terre en esclavage, puisqu'on était tellement bleus qu'on ne connaît rien du vaste univers autour de nous. En effet la plupart des civilisations spatiales sont infiniment plus puissantes qu'homo sapiens, et recherchent toutes des atrefacts laissés par les Xeelees, à côté de qui elles ne sont que des nains...

« L’homme qui mit fin à l’Histoire » : Pourquoi j’aime plus les cours d’histoire-géo

À l'heure où je vous parle, des génocides sont en cours comme celui des ouïghours. Le devoir de mémoire d'autres peuples est mis à mal comme les Tutsis et les Huttus, avec des controverses telles que l'idée qu'une fois libéré le peuple persécuté se soit mis à persécuter à son tour son bourreau. Qui peut me dire combien de guerres ont lieu en ce moment dans le tiers-monde, officiellement ou officieusement ? Que sait-on exactement de la situation actuelle de l'Europe de l'Est dans des pays tels que la Moldavie, quelles sont exactement les ethnies indigènes menacées par Bolsonaro ?

« Tenet » : Quand soudain, c’est le drame : Nolan craque !

Christopher Nolan, Denis Villeneuve et consorts, voyez, ce sont les réalisateurs en vogue parce qu'ils font des superproductions tout en restant des auteurs. Seulement, le fait de créer des films beaux ou inventifs, visuellement ou scénaristiquement, ne veut ni dire qu'ils sont originaux, ni dire qu'ils sont irréprochables. J'ai moi-même été dans mes vertes années un de ces Jean-Kevin Kikoolol les encensant à qui mieux-mieux sans chercher leurs inspirateurs, ni me demander s'il existait d'autres artistes tout aussi, sinon plus talentueux. Avec eux, on croit connaître le cinéma, mais on n'en connaît au final qu'une facette parmi bien d'autres.

« Jardins de poussière » : Mon cerveau s’est fait Ken

Après la grosse beigne que fut La Ménagerie de Papier, il fallait s'attendre à tomber sur un Ken Liu plus vénère que jamais à nous balancer des questionnements métaphysiques plein la tronche dans un déluge d'émotions et de gigantisme. Et c'est bien sûr le cas avec Jardins de poussière, certes pas dénué de défauts, mais qui se fait incontestablement dans la littérature SF actuelle une place de choix... bien à raison.

« S’ils me connaissaient » : L’empire du meh

Bonjoir à tout le monde, et comme vous pouvez le voir ci-dessus, c'est le grand débat sur C'est pour ma culture. Nicolas Le Breton avait déjà secoué le blog avec Les jardins du feu et du vide, que j'avais adoré et détesté en raison de son worldbuilding démesuré auquel se heurtait une intrigue sans queue ni tête et des personnages en carton-pâte. (...)

C'est alors que débarque prochainement une nouvelle dans le même cycle, Odregan #2, sous-titrée Quantique des souffrances (...). L'occasion pour moi de se plonger dans Odregan #1, sous-titré S'ils me connaissaient, s'intéressant au passé de la mystérieuse créature que nous avions croisée sur l'Ico. Reste à voir si ce texte saura redorer le blason de la saga...

« Kung Fury » : C’est pour mon inculture

L'un des sous-genres de l'Imaginaire qui restent encore bah, à l'état de sous-genres imaginaires, serait une littérature et un cinéma rétrofuturistes qui s'inspireraient des années 80, poursuivant ainsi la visée de la musique synthwave. À l'image du steampunk et du dieselpunk, nous pourrions très bien avoir un mouvement synthwavepunk. (...) Or quel ne fut pas mon désarroi en apprenant la nouvelle : le tout premier film synthwave ne fut pas une épopée interstellaire avec force rebondissements, mais un faux nanar bien dégoulinant d'idiotie.

« Les jardins du feu et du vide » : Le nonsense of wonder

(...) Nous avons là tout à fait le genre de petites maisons méconnues que je veux encourager du fond du cœur. Mais le livre en lui-même... Eh bien parlons-en : si on a incontestablement là de la SF "à gros budget" avec plus d'audace que 90% de ce qui se fait, on reste loin du chef-d'œuvre promis. Et ça fout les boules...