Faut qu’on en parle #27 : DJ Maggie, love, life and robots

Ambient Occlusion, tu me manques. Tu me manques de par la fascination que tu exerçais sur moi, avec ton goût de l'underground et de l'interdit, de par le fait que j'étais le seul à te connaître, moi et 30 millions d'autres abonnés solitaires à travers le monde, avec ton éclectisme qui ne s'interdisait aucun genre, dark ambient, psydub, chants traditionnels latinos, et on s'en foutait si ça n'attirait personne. Tu as rejoint avec la chaîne Wiremux et le site Arctic Drones le cimetière des sanctuaires de musique alternative, brisés et réduits à une erreur 404 débile par un ayant-droit obsessionnel de la propriété ou un algorithme stupide. Tu me manques avant tout pour l'imaginaire que tu déployais à moi, petit protestant naïf biberonné à l'EDM de NCS et ignorant tout des scènes alternatives, ses ténèbres et lumières, ses spiritualités et ses matérialismes, ses rêves et ses cauchemars : tes artworks étincelants de couleurs vives, tes voyages sans fin dans des contrées exotiques et imaginaires, ton inspiration de la SF, de la fantasy ou tout simplement de la nature. Mais de toutes les personnalités dont tu as plus ou moins légalement diffusé le travail, il y en a une qui me manque tout particulièrement.

Scribouille et les mauvais genres #HS : 10 genres musicaux totalement ovniesques

Vous savez que sur C'est pour ma culture, on aime un peu tout ce qui est alternatif. Du coup, dès qu'un genre méconnu un peu trop what-the-phoquesque se pointe, j'y vais avec circonspection pour ensuite me replonger dedans par curiosité. Voici donc dix des genres les plus chelous, zarbis et extraterrestres que j'aie entendus jusqu'ici.

TUGPÉUA #15 : Spécial Chinese Man Records

Ouh djadja, c'est que le hip-hop de Chinese Man a un goût de reviens-y. Il faut savoir que le groupe parallèlement à son activité plutôt prolifique a fondé son label et s'est entouré d'une galaxie de petits groupes et artistes partageant son esprit syncrétique, même s'ils se spécialisent bien souvent dans un genre en particulier. S'ils sont de ce fait moins marquants, ils sont incontestablement très méritants, c'est pourquoi nous allons essayer aujourd'hui d'en voir le plus gros.

« French Pop » :Quand la musique est bonne

Un format singulier, une jeune fille au visage doux, une peluche entre ses bras... Mais c'est Flat Eric ?! Alors je feuillette, curieux de voir si j'y trouverais Justice. Il y est ; il y a même Stupeflip. Un bouquin qui retracerait 50 ans de la musique française avec une érudition sur à peu près tous les genres ? Qui s'intéresserait autant à l'underground qu'à l'overground, qui serait bourré d'anecdotes, d'histoires de groupe et de conceptions d'albums, et qui en plus aurait de jolis dessins ?

« Alchemist » : Musique philosophale

Aleksander Vinter est un musicien suédois autiste de haut niveau : Asperger et atteint du syndrome du Savant, on se retrouve avec un sacré hyperactif qui produit des disques à la vitesse où un lycéen décampe de la salle de maths. Ayant signé et produit des titres sous un nombre hallucinant de pseudos (Blanco, Vinter in Vegas, Vinter in Hollywood, Protos, et bien sûr surtout : Savant), il officie aussi bien dans les dérivés du reggaeton (arrrrgnh) que du dubstep (ouaiiis !), le metal et le néo-classique, notamment avec le complextro dont il est le pionnier, électrohouse aux sonorités fortement brostep. Bien entendu, avec une production aussi titanesque, tout ne se vaut pas, et on serait souvent tentés de remettre en question ses musiques pour leur cohérence, celui-ci préférant quelque chose de bordélique et un rien tapageur (...). Mais disons-le, ça a été un des artistes qui ont marqué son adolescence, avec son style complètement singulier et iconoclaste encore très imité chez les amateurs de complextro. Alors pourquoi je procrastine à critiquer Alchemist depuis le début du blog ?

« 13 » : Denzel Curry et son disque épicé

Je dis souvent que je déteste le rap, d'une part parce que je regarde davantage côté musique alternative, d'une autre parce que la vie est trop courte pour écouter Kaaris répéter "pute" en boucle sur trois notes de synthétiseur (...). Mais d'un autre côté, je m'élève contre toutes les étiquettes que Jean-Michel Droite-Radicale colle aveuglément sur tout ce qui ressemble de près ou de loin au hip-hop (...), entre le rap parodique, le rap psychédélique, le rap satirique, le rap chrétien, le rap absurde, le rap engagé, avec un panel allant de Stupeflip à Biffty et Julius, pas sûr que le discours réac d'il y a vingt ans "ouais, c'est que des immigrés avec des casquettes à l'envers" soit encore franchement valable.

TUGPÉUA #4

Salut tout le monde c'est encore moi, et aujourd'hui nous abordons un TUGPÉUA aux mini-critiques assez spéciales : d'une part parce que certaines ne sont pas vraiment mini (...), ensuite parce qu'il s'agit de genres pour lesquels je n'éprouve pas un grand intérêt. Néanmoins, le but de ce blog étant de m'ouvrir (et vous aussi) à un maximum d'éclectisme, j'ai donc décidé de faire un petit effort, et qui s'est globalement avéré plutôt récompensant.

« Barb4ry » : WÔÔÔÔÔW

EZ3kiel est un groupe français écouté par mon prof d'arpla qui est un vrai côté rock, et également par son jeune fils, qui trippe dès qu'il y a une bonne musique d'aventures. En en écoutant un morceau, je me rends compte qu'ils font du post-rock, et du sacrément bon. À vrai dire, ils mélangent tout, allant du dub au néo-classique, ainsi que le trip hop, ce fameux genre qui est lui-même un cocktail de hip-hop, de jazz, de soul et dans une moindre mesure d'autres musiques, guitare acoustique, rock psyché, musiques traditionnelles... Bref, le genre de groupe qui m'intrigue. Qui me passionne parfois. Alors je vais un peu fouiner, histoire de voir s'ils ont pas quelques galettes en trop. Barb4ry, parce que j'avais cru en entendre un bout, me semblait un bon plan. Malheureusement, le côté post reste au final peu desservi, ce qui ne l'empêche pas de rester un album bourré de qualités.

« Inner Dimensions » : Mouais…

Là tout de suite j'en avais marre de lire, alors je me suis dit : pourquoi je ferais pas une chronique sur Vagabond Opera ? Et puis ma bonne conscience me dit : Eh, non ! T'as déjà trop de catégories à remplir, y va falloir que t'en fasse une pour le cabaret / dark cabaret / steampunk music ! Et puis mon libre-arbitre lui en a foutu une avec sa batte de baseball en criant : "BITCH !". Et puis finalement... La flemme, je sentais que j'étais plus dedans, et puis j'ai repensé à Congi, un groupe qui faisait du deepstep plutôt sympa, et je me dégotte sur Youteub un de leurs EP. Je m'attendais à un machin ultra-lourd, avec des sonorités bizarres, quelque chose qui te fasse sentir le côté old school allié à quelque chose de plus minimaliste, et puis finalement... Bof. On est sur un truc en définitive assez éloigné du dubstep, avec quelques trucs un peu agressifs ou syncopés de-ci de-là, ça peut faire un chill-out sympa et un peu plus épicé que les mixes moyens sur MixHound (cela dit, il en existe des formidables, mais comme dirait mon youtubeur préféré, est-ce que ce paragraphe est trop long ? Oui, ce paragraphe est trop long). Mais en-dehors du parti pris de vouloir mélanger quelque chose de câlin à quelque chose de plus sombre, on est quand même loins, loins, loins d'avoir un truc qu'on n'oublie pas deux heures après.