« Diaspora » : Je termine l’année en beauté !

Donc Diaspora, c'est l'histoire de l'Humanité dans le futur qui se fait la malle suite à un phénomène cosmique qui réduit à néant le Système solaire. Les enchairés (les humains) ont péri, restent les gleisners (les robots) et les citoyens de polis (des IA ou des humains transcendés en IA) ; chacun de leurs côtés, ils partent sur les traces de civilisations extraterrestres, sauf qu'il y en a une, les Transmutateurs, qui semble plus intrigante que toutes les autres...

« Chants de l’espace » : YMSA*

Samuel R. Delany est réputé comme un des plus grands auteurs du space opera pulp de l'âge d'or. C'est dans sa grande magnanimité que Bragelonne publie sept de ses récits dans un bon gros volume anniversaire des familles, le tout à 10 balles seulement, ce qui avouons-le, est pas vraiment le style de la maison. Ajoutez à ça une superbe couverture, et le moi d'il y a quelques années dans le superbe centre commercial de Lyon pensait faire une bonne affaire en sortant d'un de ses restaurants fétiches. Seulement voilà. Années 60, révolution sexuelle, et la SF avant-gardiste avait une fâcheuse tendance à fantasmer partouzes dans l'espace et autres joyeusetés, imaginaire autour de la conquête spatiale mais aussi de la sexualité que l'on retrouverait notamment durant toute la décennie d'après avec l'avènement du disco. Le camarade Alfaric m'ayant en plus de ça averti que certains des textes étaient de véritables purges, je me commence à me questionner : je le lis ou je le lis pas ? Et puis zut, je me dis au bout d'un moment, il peut pas y avoir que du mauvais ; mais mon petit esprit facétieux a décidé de jouer jusqu'au bout la carte du disco... avec une qualité variable selon celle du texte. Le goût annonce la couleur !

« Face-à-face avec Méduse et autres nouvelles » : Brage, c’est barge

Si vous êtes comme moi un blogueur SFFF, vous connaissez sûrement (...) la collection Brage sur liseuse permettant de faire découvrir de grands textes de la SF à 1€ seulement. (Attendez, le prix de la liseuse, c'est... argh, combien ?!) Tout ça pour vous dire qu'une novella d'Arthur C. Clarke suivie de deux petites nouvelles avait été publiée grâce à cette collection, et comme Baxter en avait fait une suite en trois tomes, disons que ça faisait bougrement envie. Alors autant en toucher un mot.

« FTL » : Une impression de réchauffé (mais…)

Ça fait une ou deux semaines que j'ai découvert que nos amis ricains avaient lancé la chaîne Dust, une plateforme diffusant des courts-métrages de SF du monde entier. Des courts-métrages de SF ! Un format qui se fait pisser au nez par les producteurs depuis la création du long, pour un genre ultra-coûteux que de toute façon on sait bien que c'est que des robots aliens dans l'espace. Et au rythme de TROIS par semaine ! Elle est pas belle, la vie ?

« La ménagerie de papier » : Comment vous voulez passer votre bac si vous avez ça juste sous votre nez ?

Ken Liu est un auteur américain né en Chine qui participe indirectement à cette fameuse levée en masse de la SFF sinisante depuis quelques années (Liu Cixin, Jy Yang) saluée par la critique spécialisée... la plupart du temps. Fondateur du silkpunk (ce qu'il faut pas inventer comme sous-genres pour faire des catégories en plus sur les blogs), il a également publié un recueil qui a énormément fait parler de lui. Alors j'ai embarqué ça comme souvenir de stage, des fois que... Résultat : je me retrouve avec une excellente surprise, un des rares livres dont j'ai lu plus de 150 pages en un jour (sachant que les autres n'étaient pas forcément des références, contrairement à celui-ci). Autant vous dire que les révisions du bac blanc ont été pour moi passablement écourtées...

« Demain, moisson d’étoiles » : Le meilleur recueil de nouvelles que j’ai lu de ma vie !

Arthur C. Clarke est un des auteurs les plus renommés de la hard-SF, et sans aucun doute de la science-fiction tout court. La particularité de ce recueil de nouvelles et de novelettes est qu'il ne contient sur douze textes que trois qui relèvent de la hard-SF, les autres étant sur un registre plus classique. Il s'agit sans aucun doute d'un livre qui est une excellente porte d'entrée pour découvrir cet auteur, que ce soit dans la chute, le style ou le côté scientifique. Alors amateurs d'aliens dégoulinants comme de post-apo à grand spectacle, accrochez-vous ! Il y en a pour tous les goûts, et ce n'est certainement pas le talent qui manque...