« Le Dictateur vs « Block 109 » : Guérir l’horreur du nazisme

Avant d'être les déités abstraites qu'invoquent votre tonton nationaliste et votre cousin végane sous la houlette de Saint-Godwin lors du dîner du Réveillon, les nazis étaient les militaires et les politiciens qui ont causé le plus de crimes contre l'Humanité : génocides, invasions malgré les traités de paix, expériences biologiques non encadrées... Leur credo aujourd'hui s'est dilué un peu partout dans les groupes d'extrême-droite, allant du néo-nazisme puriste à un nationalisme plus épuré (et c'est ainsi que les médias de notre beau pays se questionnent stérilement sur si le RN n'y fait pas des références cachées au lieu de se pencher sur les problèmes concrets de leur programme...). La monstruosité a culminé durant la Seconde guerre mondiale, un charmant petit conflit réputé pour être le plus meurtrier qui ait jamais été ; seulement voilà, les nazis ne sont pas nés à partir de rien. Un homme, Hitler, les a tous fédérés, les a menés au combat et dirigé toutes leurs atrocités ; qu'est-ce qu'on aurait pu faire pour l'arrêter ? La fiction n'a eu de cesse de l'imaginer ; je vous propose d'en analyser deux œuvres.

« La Haine » vs « Les Misérables » : Deux gestions complémentaires du malaise des banlieues

Je vous ai névrosés du confinement par Delikatessen, du corona par L'armée des 12 singes ; ne pas vous faire angoisser sur le malaise des banlieues après les évènements de Villeneuve-la-Garenne aurait été une impardonnable faute de mauvais goût. Aujourd'hui, accrochez-vous à vos Xanax, nous entamons une nouvelle rubrique du blog consacrée à l'analyse comparative, se penchant pour son premier numéro sur La Haine et Les Misérables.