« Zoolook » : Mandale expérimentale

Alors que je lis son autobio, il m'apparaît que Jean-Michel Jarre est sans doute un des grands artistes avec lequel j'ai été le plus injuste : une pierre angulaire de la musique électronique, et français qui plus est, et pourtant je n'ai pas écouté le quart de sa discographie. Il m'est pourtant arrivé de le juger innovant, agréable, planant, mais je n'avais jamais jusqu'à maintenant mesuré la portée révolutionnaire du bonhomme. Bon, bien entendu, il n'est pas le seul dans son cas : Daft Punk ou Kraftwerk forment autant de références dont il me reste énormément de classiques à rattraper, sans même parler de New Order et Depeche Mode dont vous savez mon admiration, mais dont j'ai écouté beaucoup de pistes individuellement et au final peu d'albums en entier. Or si ce blog s'est détourné de la critique musicale (ayant découvert que j'étais un ignare sur presque toute la ligne, j'ai décidé pour une fois de fermer mon claque-mouches), il ne s'interdit pas d'y retourner de temps à autres, quand j'estime que j'ai quelque chose de pertinent à dire.

Faut qu’on en parle #27 : DJ Maggie, love, life and robots

Ambient Occlusion, tu me manques. Tu me manques de par la fascination que tu exerçais sur moi, avec ton goût de l'underground et de l'interdit, de par le fait que j'étais le seul à te connaître, moi et 30 millions d'autres abonnés solitaires à travers le monde, avec ton éclectisme qui ne s'interdisait aucun genre, dark ambient, psydub, chants traditionnels latinos, et on s'en foutait si ça n'attirait personne. Tu as rejoint avec la chaîne Wiremux et le site Arctic Drones le cimetière des sanctuaires de musique alternative, brisés et réduits à une erreur 404 débile par un ayant-droit obsessionnel de la propriété ou un algorithme stupide. Tu me manques avant tout pour l'imaginaire que tu déployais à moi, petit protestant naïf biberonné à l'EDM de NCS et ignorant tout des scènes alternatives, ses ténèbres et lumières, ses spiritualités et ses matérialismes, ses rêves et ses cauchemars : tes artworks étincelants de couleurs vives, tes voyages sans fin dans des contrées exotiques et imaginaires, ton inspiration de la SF, de la fantasy ou tout simplement de la nature. Mais de toutes les personnalités dont tu as plus ou moins légalement diffusé le travail, il y en a une qui me manque tout particulièrement.

Scribouille et les mauvais genres #HS : 10 genres musicaux totalement ovniesques

Vous savez que sur C'est pour ma culture, on aime un peu tout ce qui est alternatif. Du coup, dès qu'un genre méconnu un peu trop what-the-phoquesque se pointe, j'y vais avec circonspection pour ensuite me replonger dedans par curiosité. Voici donc dix des genres les plus chelous, zarbis et extraterrestres que j'aie entendus jusqu'ici.

« French Pop » :Quand la musique est bonne

Un format singulier, une jeune fille au visage doux, une peluche entre ses bras... Mais c'est Flat Eric ?! Alors je feuillette, curieux de voir si j'y trouverais Justice. Il y est ; il y a même Stupeflip. Un bouquin qui retracerait 50 ans de la musique française avec une érudition sur à peu près tous les genres ? Qui s'intéresserait autant à l'underground qu'à l'overground, qui serait bourré d'anecdotes, d'histoires de groupe et de conceptions d'albums, et qui en plus aurait de jolis dessins ?

Scribouille et les mauvais genres #3 : Techno, tekno et trance

Il y a quelque chose qui me défrise particulièrement les poils d'aisselles, c'est lorsque je découvre le nombre effarant de personnes ne connaissant pas la différence entre techno et musique électronique. Celle-ci n'en est en effet qu'une partie, le plus gros genre existant à ce jour : pour comparaison, c'est un peu confondre Google et Internet.

Et pourtant, cette musique est tellement protéiforme qu'au final on a du remords à leur distribuer dix mauvais points et à les envoyer au coin coiffés du bonnet d'âne. (...) C'est pourquoi mes chers petits scribouminus, il est primordial de faire un rapide tour d'horizon sur ce genre aux protubérances insolites.

Scribouille et les mauvais genres #1 : Ambient et downtempo, ça va chiller

Comme je suis le plus gros plagiaire depuis la Basse Antiquité, j'ai pensé à faire un guide des genres de la musique électronique comme Apophis avait fait un guide des genres de l'Imaginaire. Sauf que j'ai pas le temps, que je suis un gros flemmard, et que même pour un touche-à-tout comme moi, pas mal de choses restent encore floues. La faute au fait que les sources Internet sont souvent contradictoires et que très peu de livres ont été écrits sur le sujet. Alors j'ai fait des présentations rapides pour chaque catégorie, mais pour ceux qui aimeraient savoir plus en profondeur, pour les genres qu'on méprise ou qu'on confond fréquemment, ou pour les trucs que je connais bien mais dont j'ai pas le temps d'étaler ma science dessus à travers mes critiques, une petite série d'articles s'imposait. À commencer par le style sur lequel je m'éclate le plus : le chill.

TUGPÉUA #4

Salut tout le monde c'est encore moi, et aujourd'hui nous abordons un TUGPÉUA aux mini-critiques assez spéciales : d'une part parce que certaines ne sont pas vraiment mini (...), ensuite parce qu'il s'agit de genres pour lesquels je n'éprouve pas un grand intérêt. Néanmoins, le but de ce blog étant de m'ouvrir (et vous aussi) à un maximum d'éclectisme, j'ai donc décidé de faire un petit effort, et qui s'est globalement avéré plutôt récompensant.

« Interloper » : Bah écoutez, c’est tellement parfait que je trouve pas de putaclic à faire dessus…

Chose promise chose due, voici le troisième album principal de Carbon Based Lifeforms. Et y'a pas de surprise, j'ai aimé. Mais beaucoup plus que ce que je pensais. Si cette fois aucune piste n'est franchement supérieure à la moyenne, si je n'ai pas pu être à fond dans l'album, ce qui m'arrive de plus en plus ces derniers temps (métro, boulot, popo), en revanche je peux vous garantir qu'il s'agit probablement d'un des meilleurs albums du groupe de manière quasiment certaine. Voire complètement.

« Derelicts » : Pas de renouvellement, mais toujours aussi bon

(...) Ayant déjà vu le début avec leur premier album dit "principal", j'ai décidé de voir cette fois la fin, c'est-à-dire le cinquième dernier en date, afin d'avoir un panorama rapide de leurs thématiques et leur évolution. (...) Voici Derelicts, paru en 2017 ; CBL a-t-il créé quelque chose de résolument nouveau par rapport au style de leur premier-né ? La réponse est non, mais ça n'en reste pas moins un album talentueux de par sa recherche et du fait qu'il est très, très agréable.