« Batman année 100 » : Bruce Wayne et son dentier

Gotham City, 2039. Fraîchement sorti de l'oubli, Batman court sur les toits poursuivi par des chiens. Accusé d'un meurtre dont on découvre rapidement qu'il n'y est pour rien, il subit les foudres du Federal Police Department, une institution fascisée en concurrence avec le Gotham Central. Le capitaine Jim, le petit-fils du commissaire Gordon, tente d'enquêter sur cette affaire malgré la pression grandissante de ses supérieurs...

Star Trek TOS : Thierry la Fronde dans l’espace

Souvenez-vous : les années 60, l'âge d'or de la SF, quand on commençait enfin à daigner un peu d'intérêt pour les genre à la télé. Cette époque précise où l'on a créé ce qui devenait devenir un monument de la pop-culture avant de sombrer dans l'oubli face à Star Wars IX. Des épopées galactiques uniques, aux personnages charismatiques et aux répliques enjouées. Une ode à l'aventure et aux grands espaces, avec des scènes inoubliables et nombre de questionnements métaphysiques ; je veux bien sûr parler de... Cosmos 1999. (J'avais pensé à faire la blague avec Red Dwarf, mais visiblement personne connaît...)

« Vigilance » : La situation devient Glock

Trump a le Covid, mais ça n'empêche pas ses copains de faire les zouaves. Et Le Bélial' sent la situation s'envenimer, c'est pourquoi il traduit dans Une Heure-Lumière Vigilance de Robert Jackson Bennett, un texte de plus de 150 pages, dont on pourrait se demander à ce stade-là s'il s'agit effectivement encore d'une novella ou d'un roman. Qu'importe, puisque la collection ne prétend rien faire d'autre que du "roman court". Un mot tout de même sur la couverture d'Aurélien Police : pour une fois je la trouve un peu décevante, car elle reprend une idée au final assez proche de celle d'Arslan. Mais passons sur ces petits détails triviaux, qu'est-ce que c'est, Vigilance ? Eh bien, il s'agit sans doute de la meilleure dystopie chroniquée sur ce blog après Brazil, et qui a de grosses, grosses chances de figurer dans le top de fin d'année. Un récit adulte, noir et ultraviolent, mais d'une pertinence rare sur les dérives de l'Amérique actuelle.

« Tenet » : Quand soudain, c’est le drame : Nolan craque !

Christopher Nolan, Denis Villeneuve et consorts, voyez, ce sont les réalisateurs en vogue parce qu'ils font des superproductions tout en restant des auteurs. Seulement, le fait de créer des films beaux ou inventifs, visuellement ou scénaristiquement, ne veut ni dire qu'ils sont originaux, ni dire qu'ils sont irréprochables. J'ai moi-même été dans mes vertes années un de ces Jean-Kevin Kikoolol les encensant à qui mieux-mieux sans chercher leurs inspirateurs, ni me demander s'il existait d'autres artistes tout aussi, sinon plus talentueux. Avec eux, on croit connaître le cinéma, mais on n'en connaît au final qu'une facette parmi bien d'autres.

« Dans les branches » : Ça commence comme un lit-RPG lambda et ça finit en ode à la liberté

Puisque l'été bat son plein et que les autres vacanciers que moi préfèrent en profiter pour entamer des lectures ne tournant pas autour de la vulgarisation métaphysique, autant vous conseiller un bon bouquin qui prend aux tripes, accessoirement pour les plus jeunes d'entre vous. Ce livre est mon préféré dans la tranche Young Adult, et probablement un de ceux que j'apprécie le plus en général ; non pas qu'il soit un monument littéraire car au final il est assez modeste, mais parce qu'il fait partie de ceux qui ont forgé l'inommable bobo-gauchiasse que je suis. Il y a des éons de ça, j'en avais posté une critique pourrie sur Babelio (que j'ai choisi de garder tellement j'étais dans une phase d'ÉricLibiotsploitation éhontée !) ; à présent comme pour L'Œil du Monde, il est temps que le blog s'en empare pour lui donner une tenue digne de ce nom.

« Le patient » : Dexter va chez Boule à zéro

C'est toujours le même frisson quand on ouvre un Thimothé Le Boucher, qu'il s'agisse de la finesse et de l'épure du trait en même temps de sa précision et de sa mise en couleurs (bien que certaines cases de l'édition papier de Ces jours qui disparaissent me semblaient un peu vides), des protagonistes uniques dans l'humour et le naturel qu'ils dégagent, ou bien du scénario très simple à la base qui se complexifie jusqu'à devenir un mindfuck improbable. Seulement voilà, comment faire pour repartir après une œuvre magistrale qui a fini top 1 dans les livres 2019 d'un grand blog prestigieux ? Eh bien, on fait quelque chose de plus long, de plus protéiforme et d'à peine moins bien.

« Nouvelles 1945-1954 » : Jack Vance overdose

Chose promise chose due, je me suis mis à lire le feu aux fesses l'intégrale des nouvelles hors cycle de Vance à une vitesse de croisière de 100 pages par jour atteignant parfois le pic des 150 (chose qui ne m'était pas arrivée depuis des années). Il faut dire qu'un tome 1 de plus de 1050 pages (je rappelle uniquement pour les nouvelles hors cycle) témoignait de son énorme productivité. Dès le lendemain de la Seconde guerre mondiale, il se fit en effet connaître dans les pulps en publiant ces nombreux textes ; alors patine du temps oblige, quelques défauts finissent par apparaître : un goût exubérant pour les péripéties primant parfois sur le désir de construire un récit aux règles bien établies qui puisse jouer avec, ou bien des psychologies assez simples, surtout chez les persos féminins (sérieux, maintenant j'ai l'impression de dire ça à chaque article...). Autant de défauts qui avaient fait du dernier tiers du Monde vert une grosse purgeasse bien purulente ; mais Vance manie a priori mieux la SF pulp qu'Aldiss, bien que ses fix-ups à lui ne soient pas non plus dénués de défauts (on citera l'amusant mais tout de même très long et parfois assez embarrassant Cugel l'Astucieux), et de toute manière, là on est sur de la forme courte en one-shot, donc difficile d'avoir le temps de se lasser. Du reste, les textes en eux-même ruissellent de qualité...

« Hypérion » : Une réputation à faire Père Duré

Il est temps de se mettre à jour, les enfants. En effet, vous connaissez mon penchant chez les auteurs et sous-genres à commencer par des œuvres tout à fait mineures voire oubliables pour finir sur les classiques, et je me dois de rectifier le tir en réparant ma culture qui ressemble à certes un énorme gruyère, mais un gruyère quand même. À commencer par LE classique du NSO (New Space Opera pour les connaisseurs) : Le cycle d'Hypérion, inauguré par le diptyque Les Cantos d'Hypérion et son cultissime premier volume Hypérion, longtemps resté scindé en deux volumes dans la langue de Benalla. On risque de rabâcher des choses déjà dites, de faire simplement dans la recommandation... mais essayons quand même !

« Batman : Année Un » : J’en reprendrais bien une louche

C'est toujours un plaisir de tourner des courts-métrages chez Arthur Aioutz. Oui, malgré le fait qu'on soit à 1000 mètres d'altitude et qu'il se mette à neiger, grêler, brumer et pleuvoir dès qu'on veut tourner une scène. Malgré le fait que son équipe se mette à nous partager ses découvertes culinaires comme la persillade de testicules de sanglier (authentique). Et malgré le fait qu'il y ait si peu de bières. Parce que chez lui, on a un tas de sacrée bonne lecture.