« Dans les branches » : Ça commence comme un lit-RPG lambda et ça finit en ode à la liberté

Puisque l'été bat son plein et que les autres vacanciers que moi préfèrent en profiter pour entamer des lectures ne tournant pas autour de la vulgarisation métaphysique, autant vous conseiller un bon bouquin qui prend aux tripes, accessoirement pour les plus jeunes d'entre vous. Ce livre est mon préféré dans la tranche Young Adult, et probablement un de ceux que j'apprécie le plus en général ; non pas qu'il soit un monument littéraire car au final il est assez modeste, mais parce qu'il fait partie de ceux qui ont forgé l'inommable bobo-gauchiasse que je suis. Il y a des éons de ça, j'en avais posté une critique pourrie sur Babelio (que j'ai choisi de garder tellement j'étais dans une phase d'ÉricLibiotsploitation éhontée !) ; à présent comme pour L'Œil du Monde, il est temps que le blog s'en empare pour lui donner une tenue digne de ce nom.

« Le faiseur de rêves » : Vos paupières sont lourdes

Mais où sont les neiges d'antan ? Le temps où l'on s'émerveillait devant les livres de notre jeunesse, qui ne cherchaient pas tant à dépeindre une ambiance qu'un récit, un univers qu'une histoire en particulier, laquelle était soignée malgré tout ? Où sont les livres comme Les chroniques de Narnia et L'Histoire sans Fin, ou si on veut faire un peu moins dans le gamin, La Terre mourante et Le Seigneur des Anneaux ? Où l'important n'était pas le voyage, mais la destination (attendez, je crois que c'est l'inverse) ? Les neiges d'antan, je sais pas où elles se sont barrées. Par contre, j'ai un canon de piste de ski et un livre qui m'a l'air de renouer avec cet idéal. Sauf que j'ai rapidement déchanté : sous couvert d'un orientalisme onirique à la couverture mystérieuse laissant présager un magicbuilding inspiré des rêves ou de l'Égypte ancienne, on se retrouve avec un roman Young Adult lent, tristounet, et pour tout dire plan-plan.

« Boxap 13-07 » : Le problème des dystopies actuelles

Ça faisait bien longtemps que rien dans les opérations Masse Critique ne m'intéressait. J'ai fait savoir à l'administration que mes goûts avaient quelque peu évolué depuis l'âge où j'ai lu la plupart des livres que j'ai chroniqués sur Babelio (comprenez : quand j'étais jeune, innocent, et encore plus beau que maintenant), alors comprenez, quand ils m'ont envoyé celui-là, j'ai pas voulu décliner et les embêter davantage. Boxap 13-07 ? Boârf, c'est toujours un progrès par rapport à Enfants vs zombies et cookies dans l'espace. Et quand bien même le livre serait mauvais que ça me permettrait d'exprimer un peu dans mes critiques pourquoi je ne lis en temps normal jamais de dystopies.

TUGPÉUA #HS2 : 5 ovnis de la SF

Des ovnis qui pour une fois ne seront pas dans les livres mais les livres eux-mêmes. Après mon article sur les oeuvres marginales de la fantasy, je me suis dit que je pourrais le faire pour mes autres genres de prédilection ; et quel genre plus prédilectionnesque que la SF quand on est le Scribouillard ? Même si je m'y suis vraiment mis un peu sur le tard dans ma vie et que du coup je ne pourrais pas vous garantir la même originalité. Je ne parlerais pas non plus de textes comme Tendéléo de Ian Mc Donald, qui certes s'intéresse à une forme de vie singulière mais se penche davantage sur sa venue et ses conséquences socio-politiques que sur son fonctionnement. Non, ici, nous allons aborder des oeuvres dont le concept de base est poussé jusqu'au bout, et qui n'a été repris que peu ou prou par d'autres fictions. Et dans un genre où l'on dit qu'on aura tout essayé comme la SF, vous allez voir que c'est pas de la tarte... Et du coup forcément passionnant.

« Les jardins du feu et du vide » : Le nonsense of wonder

(...) Nous avons là tout à fait le genre de petites maisons méconnues que je veux encourager du fond du cœur. Mais le livre en lui-même... Eh bien parlons-en : si on a incontestablement là de la SF "à gros budget" avec plus d'audace que 90% de ce qui se fait, on reste loin du chef-d'œuvre promis. Et ça fout les boules...

Joyeux Noël !

Il y a quelques années de ça, je publiais un texte sur un de mes anciens blogs, et puis je me suis dit vu que c'était la fête à Santa de le ressortir des placards, parce que j'ai déjà expliqué que mon blog ne se limite pas aux critiques. Et heureusement que je ne critique pas cette nouvelle, sinon... Disons que c'est du niveau scientifique de Bernard Werber dans ses mauvais jours, du Young Adult dans tous ses gros sabots, en même temps j'avais quinze ans à l'époque où je l'ai écrit. Seulement le principe de base avait de l'intérêt, alors j'ai retapé un peu depuis les tournures de style. Avis aux amateurs, c'est pour votre culture :

« Phobos » : Rétrospective

Il y a peu de temps est sorti Rétrograde, roman apparemment de Jacques-Lizène-SF, dont j'ai relu la critique d'Apophis avec le petit plaisir mesquin de celui à qui on n'a pas encore défoncé ses écrits. Et puis je me suis dit : après tout, tous ces défauts, est-ce que je les aurais remarqués... ou est-ce que somme toute je me serais dit qu'en-dehors des temps morts ce n'est pas si mal ? Parce que mine de rien, j'ai une grande sympathie, même alors que les années avancent, par exemple pour la saga Phobos, de Victor Dixen, qui malgré tout est devenu un plaisir coupable au fur et à mesure de l'aiguisage de mon esprit critique...