« Doutes » : Droitesse et bravitude

Se vouloir cinéphile, ce n'est pas seulement regarder des bons films. C'est aussi regarder les mauvais pour savoir ce qu'il ne faut surtout pas faire. Et aujourd'hui mes petits scribouminus, penchons-nous sur ce qui s'avère sans doute le pire drame français jamais cauchemardé dans les salles obscures décidément bien ténébreuses, Doutes : Chronique du sentiment politique. Nanar encensé, il s'est pourtant avéré pour moi barbant au possible, au point que j'ai dû regarder ses 1h23 en quatre fois. Mais je ressors grandi de l'expérience, car nous avons avons là le condensé absolu de tout ce qu'il faut fuir quand on veut faire du cinéma dans l'Hexagone, mais aussi de la politique, de la cuisine, ou toute activité liée de près ou de loin au monde des lettres.

La trilogie « Dark Knight » : Rétrospective

Qu'on l'aime ou pas, Christopher Nolan... eh ben moi je l'aime. On pourra râler que c'est un maniaque du scénario compliqué et ultra-huilé, un fétichiste de la pellicule, un accro aux dialogues, n'empêche que le gars fait du bon boulot. À chacun de ses films, je revois la même esthétique grise et brune, rugueuse, sans pour autant virer à une laideur achromatique en émaillant ses images d'autres teintes telles que le bleu de Dunkerque ou le rouge du Prestige ; à chacun d'entre eux aussi, je retrouve les mêmes thématiques paradoxales dont on a déjà longuement disserté dessus. Car le père Nolan n'est pas qu'un habile réalisateur d'actionners bien filmés, bien écrits et bien mis en scène ; ce serait trop dur d'en faire une analyse complète quand des spécialistes s'y sont collés avant moi, mais permettez-moi de faire ma petite synthèse personnelle de ce que j'ai retenu de ce que d'aucuns retiennent comme un de ses plus grands chefs-d'œuvre : son adaptation de Batman en trilogie.

Star Wars Postlogie : Rétrospective

Pssss... Vous avez vraiment envie que je vous parle de ces films ? Parce que bon, honnêtement, avec tout ce qu'on a déjà dit dessus, les théories de Jean-Kévin Kikoolol circulant de manière virale, les hurlements des fans indignés, les cris de ceux qui ont aimé quand même... Et puis bon, à la base, je suis quand même censé vous faire découvrir des nouveaux trucs plutôt que tous ces machins mainstreams... Mais bon, si vous y tenez vraiment, on va essayer de faire ça la tête froide. Mon avis ne sera sans doute pas plus pertinent qu'un autre ; simplement, si vous avez détesté mais que vous essayez d'y trouver un intérêt ou que vous les aimez et les avez défendus bec et ongle, si vous êtes un tant soit peu ouvert à la conversation et pas au pinaillage débile sur je ne sais quelle facette de l'Univers Légendes étendu +++, j'espère pouvoir vous aider avec mon point de vue à y voir plus clair dans le votre.

TUGPÉUA #12 : Spécial croisements improbables

Bonjour, ceci est une intro rédigée à la va-vite. Alors, vous devez savoir qu'on aime bien les mélanges farfelus chez le Scribouillard, justement parce que c'est des trucs que personne a tentés auparavant, et c'est pour ça que ça vient apporter un vent de fraîcheur dans le monde de la culture... Alors voici un petit échantillon de mes trouvailles les plus insolites de ces derniers mois.

« It must be heaven » : La vallée de l’étrange, ça a du bon

Les comédies, on pense toujours qu'elles doivent faire rire avant tout ; et donc avoir des montages épileptiques, des acteurs en roue libre, des punchlines débiles et gratos. Pourtant, l'Histoire nous a montré qu'il existe aussi des comédies contemplatives. Dupieux et Tati l'ont fait, sans parler de ceux qui ont recopié leur style. Et comme il faut bien rendre bankable une avant-première, c'est d'Elia Süleyman dont il va être question aujourd'hui.

Festival Tournez Jeunesse : Comment ça s’est passé

Si vous suivez le blog, vous savez que j'aime bien le court-métrage, et que pour le public et la critique, c'est juste du film amateur qu'on fait un samedi où il pleut avec le petit-cousin incarnant le Seigneur des Terres du Jardin et mamie le dragon ronflant de la Caverne du Salon. Et j'aime pas trop ça ! (...) Du coup quand il y a un petit festival indépendant qui m'en propose plein, j'ai envie, quand c'est spécialisé pour les réals de moins de 25 ans, j'accepte, quand c'est dans ma région chérie, je fonce.