Star Trek TAS : Grandeur et décadence des scénaristes stakhanovistes

Entre la très renommée The Next Generation et la non moins importante The Original Series, il est une série Star Trek que l'on a tendance à oublier et dont l'influence continue pourtant de se faire ressentir : après l'échec cuisant du projet Star Trek : Phase II, Gene Roddenberry accepte à contrecœur d'offrir à TOS une sorte de saison 4 sous forme d'animation, qui finira coupée en deux saisons de taille très inégale ; telle est la genèse de The Animated Series. Pas de scénario marquant, un public plutôt restreint, voilà ce qui explique qu'il s'agit de la série de loin la plus courte de toute la franchise. À noter que même la diffusion Netflix est je-m'en-foutiste : la saison 2 vient avant la saison 1 et plusieurs titres sont confondus entre eux !

Star Trek TOS : Thierry la Fronde dans l’espace

Souvenez-vous : les années 60, l'âge d'or de la SF, quand on commençait enfin à daigner un peu d'intérêt pour les genre à la télé. Cette époque précise où l'on a créé ce qui devenait devenir un monument de la pop-culture avant de sombrer dans l'oubli face à Star Wars IX. Des épopées galactiques uniques, aux personnages charismatiques et aux répliques enjouées. Une ode à l'aventure et aux grands espaces, avec des scènes inoubliables et nombre de questionnements métaphysiques ; je veux bien sûr parler de... Cosmos 1999. (J'avais pensé à faire la blague avec Red Dwarf, mais visiblement personne connaît...)

[anatèm] : Pour vous réconcilier avec les maths

Quand un livre fait le buzz sur la blogosphère et que vous êtes devenus de vieux briscards comme moi désillusionnés de la vie, de l'amour et de L'Écran Fantastique, vous avez toujours une crainte que celui-ci ne vous plaise pas et que vous passiez complètement à côté de ce qui pourrait être un grand bouquin. D'autant plus s'il est ardu (je le sais, je suis en train de lire Le bureau des sabotages, et comme le dit Maître Gims, j'en ai bavé comme jamais !) ; que nous réserve donc [anatèm] de Neal Stephenson, coqueluche de la science / philosophie-fiction qui avait défrayé la chronique voilà 1 an et demie ? Eh bien, chers petits amis rageux, vous pouvez d'ores et déjà faire une croix sur cet article, car je ne râlerais après rien ni personne, pour la bonne raison que j'ai beaucoup aimé. Et j'irais même plus loin : du Cycle de Fondation, du Nom de la Rose ou de La horde du contrevent, si vous aimez au moins un seul de ces trois livres, vous avez toutes les chances d'adorer celui-ci.

« UHL HS 2020 » : Une vraie vie de chien

Stoppez tout, arrêtez tout, il est arrivé, le nouvel hors-série de la collection Une Heure-Lumière. Nous voici donc avec la cuvée 2020, à la couverture plus flamboyante que jamais (oui mais gneu gneu gneu c’est Aurélien Police et il fait que dessiner des gens de profil, la preuve c’est que le type il est de dos). Cet article a été quelque peu retardé à cause d’autres planifiés entretemps, le voici désormais sur vos écrans ; ça va plus s’apparenter à une simple recommandation qu’une véritable critique fouillée, et ce malgré qu’à cette heure les exemplaires doivent être épuisés, mais tannez vos copains pour qu’ils vous prêtent le leur, parce que ça vaut franchement le coup.

« Nouvelles 1945-1954 » : Jack Vance overdose

Chose promise chose due, je me suis mis à lire le feu aux fesses l'intégrale des nouvelles hors cycle de Vance à une vitesse de croisière de 100 pages par jour atteignant parfois le pic des 150 (chose qui ne m'était pas arrivée depuis des années). Il faut dire qu'un tome 1 de plus de 1050 pages (je rappelle uniquement pour les nouvelles hors cycle) témoignait de son énorme productivité. Dès le lendemain de la Seconde guerre mondiale, il se fit en effet connaître dans les pulps en publiant ces nombreux textes ; alors patine du temps oblige, quelques défauts finissent par apparaître : un goût exubérant pour les péripéties primant parfois sur le désir de construire un récit aux règles bien établies qui puisse jouer avec, ou bien des psychologies assez simples, surtout chez les persos féminins (sérieux, maintenant j'ai l'impression de dire ça à chaque article...). Autant de défauts qui avaient fait du dernier tiers du Monde vert une grosse purgeasse bien purulente ; mais Vance manie a priori mieux la SF pulp qu'Aldiss, bien que ses fix-ups à lui ne soient pas non plus dénués de défauts (on citera l'amusant mais tout de même très long et parfois assez embarrassant Cugel l'Astucieux), et de toute manière, là on est sur de la forme courte en one-shot, donc difficile d'avoir le temps de se lasser. Du reste, les textes en eux-même ruissellent de qualité...

« Hypérion » : Une réputation à faire Père Duré

Il est temps de se mettre à jour, les enfants. En effet, vous connaissez mon penchant chez les auteurs et sous-genres à commencer par des œuvres tout à fait mineures voire oubliables pour finir sur les classiques, et je me dois de rectifier le tir en réparant ma culture qui ressemble à certes un énorme gruyère, mais un gruyère quand même. À commencer par LE classique du NSO (New Space Opera pour les connaisseurs) : Le cycle d'Hypérion, inauguré par le diptyque Les Cantos d'Hypérion et son cultissime premier volume Hypérion, longtemps resté scindé en deux volumes dans la langue de Benalla. On risque de rabâcher des choses déjà dites, de faire simplement dans la recommandation... mais essayons quand même !

« Jardins de poussière » : Mon cerveau s’est fait Ken

Après la grosse beigne que fut La Ménagerie de Papier, il fallait s'attendre à tomber sur un Ken Liu plus vénère que jamais à nous balancer des questionnements métaphysiques plein la tronche dans un déluge d'émotions et de gigantisme. Et c'est bien sûr le cas avec Jardins de poussière, certes pas dénué de défauts, mais qui se fait incontestablement dans la littérature SF actuelle une place de choix... bien à raison.

« Marées stellaires » : Aqualand a bien changé

J'avais adoré Jusqu'au coeur du soleil, malgré quelques longueurs et autres cocktails hasardeux, et le tome 2 du cycle de l'Élévation était unanimement recommandé comme encore meilleur. Au point qu'il a totalement éclipsé son frangin et qu'on lui attribue ses idées les plus remarquables comme l'Élévation en question. Je me montrerais toutefois plus prudent que certains confrères en conseillant de lire le tome 1 au préalable : Virée dans le grand four à pizza s'était déjà montré très exigeant, Aventures en baignoire géante l'est encore plus (les informations importantes sont données, mais relativement tard dans la récit quand on nage dans les problématiques qu'elles soulèvent). Néanmoins, les deux livres peuvent se lire chacun de leur côté. Bon c'est bien joli tout ça, mais qu'est-ce que ça raconte ? En route pour les profondeurs interstellaires... mais pas que !