« Hypérion » : Une réputation à faire Père Duré

Il est temps de se mettre à jour, les enfants. En effet, vous connaissez mon penchant chez les auteurs et sous-genres à commencer par des œuvres tout à fait mineures voire oubliables pour finir sur les classiques, et je me dois de rectifier le tir en réparant ma culture qui ressemble à certes un énorme gruyère, mais un gruyère quand même. À commencer par LE classique du NSO (New Space Opera pour les connaisseurs) : Le cycle d'Hypérion, inauguré par le diptyque Les Cantos d'Hypérion et son cultissime premier volume Hypérion, longtemps resté scindé en deux volumes dans la langue de Benalla. On risque de rabâcher des choses déjà dites, de faire simplement dans la recommandation... mais essayons quand même !

« Jardins de poussière » : Mon cerveau s’est fait Ken

Après la grosse beigne que fut La Ménagerie de Papier, il fallait s'attendre à tomber sur un Ken Liu plus vénère que jamais à nous balancer des questionnements métaphysiques plein la tronche dans un déluge d'émotions et de gigantisme. Et c'est bien sûr le cas avec Jardins de poussière, certes pas dénué de défauts, mais qui se fait incontestablement dans la littérature SF actuelle une place de choix... bien à raison.

« Marées stellaires » : Aqualand a bien changé

J'avais adoré Jusqu'au coeur du soleil, malgré quelques longueurs et autres cocktails hasardeux, et le tome 2 du cycle de l'Élévation était unanimement recommandé comme encore meilleur. Au point qu'il a totalement éclipsé son frangin et qu'on lui attribue ses idées les plus remarquables comme l'Élévation en question. Je me montrerais toutefois plus prudent que certains confrères en conseillant de lire le tome 1 au préalable : Virée dans le grand four à pizza s'était déjà montré très exigeant, Aventures en baignoire géante l'est encore plus (les informations importantes sont données, mais relativement tard dans la récit quand on nage dans les problématiques qu'elles soulèvent). Néanmoins, les deux livres peuvent se lire chacun de leur côté. Bon c'est bien joli tout ça, mais qu'est-ce que ça raconte ? En route pour les profondeurs interstellaires... mais pas que !

Bifrost n°95 : Oui, parce que j’étais trop une feignasse pour lire les 94 précédents

À force de fumer des havanes en citant du Godard à travers les pages des Cahiers du Cinéma, j'ai fini par me dire : Hé, Sylvain, y'a aussi des revues sur tes autres passions, pourquoi t'en toucherais pas un mot ? Et la SF a ses magazines prestigieux, même encore aujourd'hui au niveau des pulps, trois grands mags aux États-Unis dont j'ai pas été foutu de vous retrouver les noms, mais aussi en Europe Bifrost, encensé par tous les spécialistes (en-dehors de quelques-uns qui, contre vents et marées, le décrivent comme le Télérama local).

« Colonies » : Virée galactique

J'aime Laurent Genefort. Je crois même que c'est mon auteur SFFF français préféré, alors que je n'ai quasiment lu aucun livre de lui. Les Ères de Wethrïn ont des longueurs et  quelques maladresses, mais renouvellent habilement les archétypes de la high fantasy, je n'ai pu lire que le début d'Omale, mais il me semblait un roman tout à fait respectable, et tous ses livres dont on m'a parlé, que la critique soit bonne ou mitigée, avaient franchement tout pour m'exciter. J'ai malgré tout longtemps pensé qu'il s'agissait somme toute d'un auteur dépaysant mais assez classique, avec de temps à autre un coup de génie, pas transcendant mais sympa, et puis j'ai vu cette critique qui a fortement relancé mon intérêt pour le bonhomme. Est-ce qu'on s'en ferait pas un petit bouquin ?

« Face-à-face avec Méduse et autres nouvelles » : Brage, c’est barge

Si vous êtes comme moi un blogueur SFFF, vous connaissez sûrement (...) la collection Brage sur liseuse permettant de faire découvrir de grands textes de la SF à 1€ seulement. (Attendez, le prix de la liseuse, c'est... argh, combien ?!) Tout ça pour vous dire qu'une novella d'Arthur C. Clarke suivie de deux petites nouvelles avait été publiée grâce à cette collection, et comme Baxter en avait fait une suite en trois tomes, disons que ça faisait bougrement envie. Alors autant en toucher un mot.