TUGPÉUA #11

Ça suffit les musiques toutes gentilloutes, aujourd'hui les scribouminus c'est parti pour de la musique BRUTAAAALE ou bizarroïde, souvent les deux à la fois. Souvent assez sombre et pessimiste, il faut bien le dire, mais possédant également parfois des moments d'une grande poésie qui font que le disque est loin d'être entièrement irrecommandable, voire même mérite amplement l'écoute pour ses qualités. Je vous laisse donc juges de ce qui vous plaira à travers ces cinq présentations atypiques...

« Moonglow » : Brocéliande metal

PSCHOOOOOOF !!!!! Nathan et moi atterrissons dans une clairière paumée. Des tas de types nous reluquent avec leurs nez crochus et leurs oreilles et dents pointues. Qu'est-ce que c'est encore que ce truc ? Une réunion de vieux garçons quinquas ? « (...) Vous avez jusqu'à minuit pour nous chanter quelque chose qui fouette les tripes ! (...) ce qu'on aime, c'est le METAAAL ! — Vous aimez le metal ? Bah ça tombe bien, j'ai une galette à vous proposer... »

« Once » : L’opéra philharmonique dans ta face

Il y a deux jours, je me suis pris une claque magistrale avec Once, un album de Nightwish, groupe finnois qui aime bien mettre des tas de violons et d'instruments de toutes sortes dans ses compos. Pourtant, à ce que j'ai vu, à part sur Amazon, les avis sur le disque ont pour le moins divisé. Et à bien y réfléchir, il y a tout de même quelques pistes qui se passeraient bien de seconde écoute. Ou plutôt si : à mon goût, elles sont toutes méritantes, mais c'est plutôt qu'elles ont des passages meilleurs que d'autres.

Leverage, de Lyriel : leprechaun metal

Les Allemands sont des petits veinards : ils ont des groupes comme Lyriel qui touchent un peu à tout. La bande en question tourne depuis pas mal d'années, mélangeant du folk avec du rock et du metal. Et forcément, leurs thèmes de prédilection sont l'Irlande, l'Écosse, le folklore, le fantastique... et les remix de Hijo de la Luna. Mais quoi qu'on en dise, le folk metal, c'est quand même un sacré genre, comme j'en discutais avec un gars dans un bus fut un temps. Leverage est sans conteste leur meilleur album (à part peut-être Skin and Bones, que je n'ai pas encore eu l'occasion d'écouter), avec une couverture d'une esthétique ancienne et superbe qui fait pâlir de jalousie toutes les précédentes, et disponible gratuitement sur Youtube, de sorte que pour l'écouter je n'ai pas eu à craindre pour mes pépètes en Suisse (si vous en parlez à quelqu'un, j'envoie un chien noir la prochaine fois que vous passerez à un carrefour). C'est donc le cœur joyeux, quoique pas autant que les premières fois, que je le retrouve et décide de les réécouter pour vous faire patienter le temps que je termine le premier livre que je chroniquerai sur le blog (il faut dire qu'il est touffu, et que je lis un autre pavé à côté). On est donc partis !