« Dans les branches » : Ça commence comme un lit-RPG lambda et ça finit en ode à la liberté

Puisque l'été bat son plein et que les autres vacanciers que moi préfèrent en profiter pour entamer des lectures ne tournant pas autour de la vulgarisation métaphysique, autant vous conseiller un bon bouquin qui prend aux tripes, accessoirement pour les plus jeunes d'entre vous. Ce livre est mon préféré dans la tranche Young Adult, et probablement un de ceux que j'apprécie le plus en général ; non pas qu'il soit un monument littéraire car au final il est assez modeste, mais parce qu'il fait partie de ceux qui ont forgé l'inommable bobo-gauchiasse que je suis. Il y a des éons de ça, j'en avais posté une critique pourrie sur Babelio (que j'ai choisi de garder tellement j'étais dans une phase d'ÉricLibiotsploitation éhontée !) ; à présent comme pour L'Œil du Monde, il est temps que le blog s'en empare pour lui donner une tenue digne de ce nom.

« Walden » : Prendre Thoreau par les cornes

Une cabane en plein milieu des bois. Une pierre suffisamment plate pour poser ses fesses sans problème. Un disque de néofolk, sombre et langoureux, tandis qu'une après une, se tournent les pages de l'histoire de l'homme qui partit s'oublier dans les bois. L'orage gronde, et je dois déjà repartir. Il n'empêche : pendant quelques instants, tout le souffle de la forêt et du livre était LÀ.

« Rivages » : Wander fantasy

Il y a des livres comme ça où vous vous laissez tenter. Pas pare que ce sont des classiques ou qu'ils s'annoncent comme les prochains visionnaires, mais parce que vous pensez que vous pourrez reconnaître en eux quelque chose que vous cherchez personnellement. Dès la couverture, vous sentez qu'il se dégagera une certaine ambiance, quelque chose de pas forcément complexe ou épique comme vous en avez l'habitude, mais un désir plus difficile à définir, à combler aussi ; sans doute quelque chose de plus contemplatif. Alors vous décidez de vous l'acheter en format papier, vous attendez le meilleur moment de l'année pour le lire. Vous ne lisez pas les chroniques de vos camarades sur Internet, vous ne lisez même pas la quatrième de couverture car la phrase d'accroche a suffi à capter votre attention : "Le Seigneur des Anneaux est assurément le livre préféré des Ents. Mais Rivages pourrait bien lui aussi les séduire..." Une formule de vente faussement modeste, pas très originale dans son comparatif, mais qui l'est bien plus dans l'élément qu'il prend de l'ouvrage de référence, renvoyant à l'univers forestier plutôt que celui pseudo-médiéval comme de coutume. Alors vous le gardez dans un coin de votre chambre. Vous marchez le plus loin possible dans la forêt avant de l'ouvrir. Vous décidez de lui donner une chance.