« Doutes » : Droitesse et bravitude

Se vouloir cinéphile, ce n'est pas seulement regarder des bons films. C'est aussi regarder les mauvais pour savoir ce qu'il ne faut surtout pas faire. Et aujourd'hui mes petits scribouminus, penchons-nous sur ce qui s'avère sans doute le pire drame français jamais cauchemardé dans les salles obscures décidément bien ténébreuses, Doutes : Chronique du sentiment politique. Nanar encensé, il s'est pourtant avéré pour moi barbant au possible, au point que j'ai dû regarder ses 1h23 en quatre fois. Mais je ressors grandi de l'expérience, car nous avons avons là le condensé absolu de tout ce qu'il faut fuir quand on veut faire du cinéma dans l'Hexagone, mais aussi de la politique, de la cuisine, ou toute activité liée de près ou de loin au monde des lettres.

« Boxap 13-07 » : Le problème des dystopies actuelles

Ça faisait bien longtemps que rien dans les opérations Masse Critique ne m'intéressait. J'ai fait savoir à l'administration que mes goûts avaient quelque peu évolué depuis l'âge où j'ai lu la plupart des livres que j'ai chroniqués sur Babelio (comprenez : quand j'étais jeune, innocent, et encore plus beau que maintenant), alors comprenez, quand ils m'ont envoyé celui-là, j'ai pas voulu décliner et les embêter davantage. Boxap 13-07 ? Boârf, c'est toujours un progrès par rapport à Enfants vs zombies et cookies dans l'espace. Et quand bien même le livre serait mauvais que ça me permettrait d'exprimer un peu dans mes critiques pourquoi je ne lis en temps normal jamais de dystopies.

« Confessions d’un automate mangeur d’opium » : Tell don’t show

Quand on a une énergie magique pour faire carburer ses dirigeables, c'est bien pratique pour écrire du steampunk alors qu'on y connaît rien sur les détails techniques. Mais quand ça peut déboucher sur des aventures sympas et pas prise de tête, je veux bien être de la partie. (...) Seulement voilà, j'aurais adoré apprécier cet univers, les auteurs ayant vraiment vu grand niveau richesse du background et implications sociologiques de celui-ci. Mais s'il possède dans l'ensemble de très bons personnages et quelques éléments excellents, ce roman possède presque tout ce que je n'apprécie pas dans le steampunk français, et, sans vouloir être cassant, dans la SFFF française en général.

« Le rêve de la licorne » : Cantal fantasy

Y'a des jours, vous avez besoin de lire quelque chose de plus positif que d'habitude. Un feel-good bouquin. Un livre-doudou qui vous conforte dans ce que vous connaissez déjà, avec peut-être pas un machin très original, mais sympa, pas longuet et plein d'humour. (...) Sauf que y'a des jours, comme le dit une fausse chanson médiévale d'un ami de mon père hélas introuvable en ligne : "Mal m'en pris, mandire landilaine, mal m'en pris, mandire landilan..." Sauf que je suis pas sur ce blog pour enfoncer les gens, d'autant plus quand il s'agit d'encourager des auteurs du terroir. Ce livre n'est pas foncièrement mauvais, comme je vais tenter de vous l'expliquer, mais même avec le peu d'attentes que j'en avais, il aurait pu être extrêmement mieux écrit.

« Phobos » : Rétrospective

Il y a peu de temps est sorti Rétrograde, roman apparemment de Jacques-Lizène-SF, dont j'ai relu la critique d'Apophis avec le petit plaisir mesquin de celui à qui on n'a pas encore défoncé ses écrits. Et puis je me suis dit : après tout, tous ces défauts, est-ce que je les aurais remarqués... ou est-ce que somme toute je me serais dit qu'en-dehors des temps morts ce n'est pas si mal ? Parce que mine de rien, j'ai une grande sympathie, même alors que les années avancent, par exemple pour la saga Phobos, de Victor Dixen, qui malgré tout est devenu un plaisir coupable au fur et à mesure de l'aiguisage de mon esprit critique...

« Résonances » : Vraie fausse SF, vrai faux roman adulte, vraies vraies andouilles

Résonances est un roman de Pierre Bordage édité bien après ses célèbres cycles La Fraternité du Panca et Les Guerriers du Silence. Je précise que je ne les ai jamais lus, mais le problème, c'est que chaque fois que je lis du Bordage, c'est que systématiquement du mauvais Bordage. Parce que je ne sais pas s'il en existe du bon, mais je devine qu'il est toujours capable de mieux.