« Alchemist » : Musique philosophale

Aleksander Vinter est un musicien suédois autiste de haut niveau : Asperger et atteint du syndrome du Savant, on se retrouve avec un sacré hyperactif qui produit des disques à la vitesse où un lycéen décampe de la salle de maths. Ayant signé et produit des titres sous un nombre hallucinant de pseudos (Blanco, Vinter in Vegas, Vinter in Hollywood, Protos, et bien sûr surtout : Savant), il officie aussi bien dans les dérivés du reggaeton (arrrrgnh) que du dubstep (ouaiiis !), le metal et le néo-classique, notamment avec le complextro dont il est le pionnier, électrohouse aux sonorités fortement brostep. Bien entendu, avec une production aussi titanesque, tout ne se vaut pas, et on serait souvent tentés de remettre en question ses musiques pour leur cohérence, celui-ci préférant quelque chose de bordélique et un rien tapageur (...). Mais disons-le, ça a été un des artistes qui ont marqué son adolescence, avec son style complètement singulier et iconoclaste encore très imité chez les amateurs de complextro. Alors pourquoi je procrastine à critiquer Alchemist depuis le début du blog ?

TUGPÉUA #7

Vous l'aurez sans doute remarqué, les critiques de fictions sur ce blog sont davantage inspirées par la raison quand celles sur la musique le sont par le cœur et les tripes. Le fait est que celle-ci étant davantage subjective, les critères pour l'évaluer techniquement sont beaucoup moins nombreux et la poésie plus fréquente chez moi comme nombre de confrères. Pourtant, le blog d'Iron Skullet remédie à ça en installant un système de notation intelligemment pensé que je vais essayer de reprendre de manière simplifiée pour quelques temps (ça m'évitera de trop m'emballer sur un truc honnête ou de passer à côté d'un très bon disque). (...) Et comme je suis un gros ado immature qui tient aucun engagement (gneu gneu gneu, je m'appelle le Scribouillard et je ferais une web-série en 2018), voici quelques œuvres sur lesquelles je ne vais absolument pas appliquer cette méthode, du fait que je ne connais pas assez les genres pour établir une note vraiment pertinente ou que j'ai eu l'impression de passer à côté de quelque chose.

« Les Indes Galantes » : Salut c’est mou

"Salut c'est cool, c'est un pote". Ou plutôt quatre potes, qui tournent dans toute la France et même l'Autriche ou la Chine, et qui font des clips à partir de trois boîtes de conserve et de morceau de chewin-gum. Pour les rares qui ne connaîtraient pas, ce sont eux qui ont fait Techno toujours pareil, qui a eu l'honneur insigne d'être qualifié de "Brillant" par McFly et Carlito en personne ; si vous voulez plus de détails, je vous invite à regarder la vidéo de bibi sur le sujet. Alors, quand ils décident de reprendre un opéra-ballet de 1735, Les Indes Galantes, est-ce qu'on est pas un peu chauds ? Carrément, si ! Seulement, voilà : Salut c'est cool fait n'importe quoi, mais pas n'importe comment. Normalement. Ce qui fait qu'alors que jusque-là ils n'avaient produit que des tops à mes yeux, pour la première fois je me retrouve avec un bon gros meh.