« Sandman Overture » : La drogue, c’est trop bien, dis-le à tes copains*

Petite critique en mode coup de cœur, que je sortirai peut-être un mercredi en plus de celle hebdomadaire de samedi. Si comme moi vous êtes attirés par les comics indés mais avez rarement l'occasion d'y consacrer votre budget, alors vous avez peut-être comme moi reluqué longuement les étagères à l'entrée de la librairie Des Bulles et des Hommes de Saint-Étienne. Et vous serez alors tombés sur les sept épais volumes de Sandman, série dirigée par Neil Gaiman, célèbre dans les milieux SFFF pour son obsession envers les mythologies du monde entier. Vous vous serez dits : Y'a d'quoi lire, mais j'connais pas encore bien l'auteur, je sais pas si j'vais apprécier. Et puis nom d'un chien, j'ai déjà craqué tous mes sous de la semaine ?! Je mange pourtant la même salade en entrée depuis huit jours ! Hum... De quoi parlions-nous, déjà ?

« Merfer » : Le poinçonneur des p’tits rats

Bon, je vous l'avoue, je l'ai un peu pris à cause du prix. Mais il me fallait un China Miéville. Pour la bonne et simple raison que ce type se situe à l'avant-garde de la SFFF moderne. S'autoproclamant pionnier du mouvement New Weird, il a produit ces dernières années une pelletée de livres marginaux inclassables, ou faisant de la fantasy en plein XXIe siècle grouillant de bébêtes dont on a jamais entendu parler (hop). Et disons-le, Merfer ne ressemble en rien à toutes les productions habituelles, pour le meilleur et pour le pire : alors que j'écris d'ordinaire ma critique tout du long que je lis le livre, il m'aura fallu attendre le quart de celui-ci pour me lancer. Ce qui ne me laissait pas pour autant un sentiment mitigé mais me donnait au contraire envie de mieux connaître cet auteur. Jusqu'à ce que...