Darkspace + Transperceneige + Ken Liu = « Terre errante » !

L'espace. Une noirceur à perte de vue constellée de points blancs, lointaines chimères spectrales dans des abysses sans vie. Une procession de planètes sans soleil vagabonde, allant vers un destin incertain pour un voyage infini dépourvu d'horizon. C'est froid, c'est inhumain. Et pourtant c'est profondément beau.

« Dans la forêt » : I will survive

On vous l'avait bien dit, ça devait arriver : on s'est mangé l'effondrement et Nell et Eva doivent survivre. Adolescentes élevées à la Captain Fantastic, elle vont devoir apprendre à se débrouiller seules, dans une maison au fin fond des bois, où personne ne devrait pouvoir les attaquer... ni les sauver.

« Jardins de poussière » : Mon cerveau s’est fait Ken

Après la grosse beigne que fut La Ménagerie de Papier, il fallait s'attendre à tomber sur un Ken Liu plus vénère que jamais à nous balancer des questionnements métaphysiques plein la tronche dans un déluge d'émotions et de gigantisme. Et c'est bien sûr le cas avec Jardins de poussière, certes pas dénué de défauts, mais qui se fait incontestablement dans la littérature SF actuelle une place de choix... bien à raison.

Je vous l’avais promise, la voilà…

... la fameuse novelette sur une utopie d'extrême-gauche post-effondrement que j'avais teasée dans cet article. Le tout étant de raconter son fonctionnement, ses questionnements, et enfin une possibilité d'être détruite à son tour ; évidemment par moments le texte avec tout ça va un peu dans des directions différentes, c'est pourquoi il s'agit peut-être du brouillon pour un futur roman.

TUGPÉUA #HS2 : 5 ovnis de la SF

Des ovnis qui pour une fois ne seront pas dans les livres mais les livres eux-mêmes. Après mon article sur les oeuvres marginales de la fantasy, je me suis dit que je pourrais le faire pour mes autres genres de prédilection ; et quel genre plus prédilectionnesque que la SF quand on est le Scribouillard ? Même si je m'y suis vraiment mis un peu sur le tard dans ma vie et que du coup je ne pourrais pas vous garantir la même originalité. Je ne parlerais pas non plus de textes comme Tendéléo de Ian Mc Donald, qui certes s'intéresse à une forme de vie singulière mais se penche davantage sur sa venue et ses conséquences socio-politiques que sur son fonctionnement. Non, ici, nous allons aborder des oeuvres dont le concept de base est poussé jusqu'au bout, et qui n'a été repris que peu ou prou par d'autres fictions. Et dans un genre où l'on dit qu'on aura tout essayé comme la SF, vous allez voir que c'est pas de la tarte... Et du coup forcément passionnant.

Bifrost n°95 : Oui, parce que j’étais trop une feignasse pour lire les 94 précédents

À force de fumer des havanes en citant du Godard à travers les pages des Cahiers du Cinéma, j'ai fini par me dire : Hé, Sylvain, y'a aussi des revues sur tes autres passions, pourquoi t'en toucherais pas un mot ? Et la SF a ses magazines prestigieux, même encore aujourd'hui au niveau des pulps, trois grands mags aux États-Unis dont j'ai pas été foutu de vous retrouver les noms, mais aussi en Europe Bifrost, encensé par tous les spécialistes (en-dehors de quelques-uns qui, contre vents et marées, le décrivent comme le Télérama local).

TUGPÉUA #5

J'ai des tas de projets qui se cassent la gueule en ce moment. (...) Mais c'est pas grave. Parce que à côté de ça, j'ai toujours d'autres projets. (...) Alors au lieu de se lamenter sur les petites emmerdes qui font une vie, (...) j'ai envie de vous parler à vous tous (...). De mon amour pour la musique et le cinéma, pour l'Imaginaire et pour l'art. Pour la vie, quoi.

« Les jardins du feu et du vide » : Le nonsense of wonder

(...) Nous avons là tout à fait le genre de petites maisons méconnues que je veux encourager du fond du cœur. Mais le livre en lui-même... Eh bien parlons-en : si on a incontestablement là de la SF "à gros budget" avec plus d'audace que 90% de ce qui se fait, on reste loin du chef-d'œuvre promis. Et ça fout les boules...