« Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban » : Traquer et Détraquer

C'est l'insécurité au pays des sorciers : un dangereux criminel s'est échappé de la forteresse d'Azkaban. Les matons surnaturels tentent de le retrouver, et autant vous dire qu'ils ne sont pas commodes. Et c'est sans compter que ce fameux Sirius Black connaissait bien les parents de Harry... Il se pourrait même que ce soit lui qui les ait livrés à Voldemort.

TUGPÉUA #26 Spécial essais

Je lis de plus en plus en plus d'essais. Si je ne délaisse pas pour autant la fiction, elle m'intéresse de moins en moins face à la richesse et aux multiples enjeux du monde réel. Misère, pourvu que je ne devienne pas un intellectuel pantouflard... Bah, c'est sans compter cette petite sélection dont les livres sont justement très stimulants et certains sur un thème pour le moins... original.

TUGPÉUA #25

Un recueil de mini-critiques à l'ancienne, avouez que ça vous manquait, pas vrai ? Mais écrit trop souvent, on finit par bâcler ses avis. Cette année, il y en a donc trois, pas un de plus. Le spécial Écouté & approuvé dont vous avez pu vous délecter hier, celui-ci plus classique... et un troisième qui est une surprise pour très bientôt.

« La guerre des règnes » : Homérique

Comme vous l'avez remarqué, nous sommes repassés au rythme "deux articles par semaine" : la fin de l'année s'annonce musclée niveau articles à terminer. Au premier rang, la critique de cet énorme pavé de quasi-800 pages A5 : La guerre des règnes, de J.-H. Rosny aîné.

« Le sang du dragon » : Allumez le feu !

Les gens en ont marre des elfes. C'est peut-être pour ça qu'on leur tire autant les oreilles. Et j'ai envie de dire tant mieux : imaginez qu'en science-fiction, on vous refourgue à chaque bouquin des petits hommes verts, ce serait gonflant, hein ? Une fantasy postmédiévale est en train de se construire, steampunk, flintlock, coloniale ou encore New Weird ; mais aussi une fantasy exotique, s'inspirant des continents et des cultures du monde entier. En résultent fréquemment des romans intelligents et riches, jouant entre les archétypes classiques et de nouvelles idées plus expérimentales.

« The Dark Knight Returns » : Fachos, souris et calvitie

Frank Miller est quelqu'un qui aura beaucoup apporté à Batman. Aussi bien par l'intensité dramatique qu'en explorant les origines de ses personnages, il est sans doute l'auteur le plus influent parmi ceux qui auront orienté ce super-héros vers un univers résolument sombre et adulte. En découlent des récits haletants doublés d'un certain nombre de questionnements sur la justice et d'élégies sur notre humanité si fragile. Mais Frank Miller, c'est aussi beaucoup de sorties provocatrices, une fascination pour la violence, et de nombreuses accusations de fascisme. Un cas épineux que je ne pouvais pas me contenter d'éluder : si je ne fais d'ordinaire jamais de politique dans mes critiques (et j'insiste : dans mes critiques, pas sur le blog en général), ici il va bien falloir que je livre malgré tout une analyse de ce qui m'a plu et déplu dans sa pensée, d'autant plus que je m'attaque à son œuvre-phare : The Dark Knight Returns.

« L’homme aux cercles bleus » : On rentre Danglard

Le commissaire se fie beaucoup à son intuition, son "flair de flic", comme on disait dans le temps ; avec lui, les déductions logiques ont tendance à passer à la trappe, et pourtant il ne s'est jusqu'ici jamais trompé. Et ça tombe bien car voici qu'il arrive une affaire qui est tout sauf logique : de mystérieux cercles bleus sont tracés un peu partout dans Paris. Ils entourent toujours quelque chose : un déchet, un objet abandonné, une souris crevée, et, de temps à autre, un cadavre humain. Commence une longue investigation parmi les marginaux de Paris, un savant renommé et solitaire, un aveugle qui a perdu la vue dans des circonstances improbables, une océanographe qui a pour loisir d'espionner les gens...

« La chute d’Hypérion » : Son of a gritche

C'est la guerre ! La guerre contre les Extros, la guerre de Sol Weintraub contre Dieu qui exige de lui qu'il sacrifie son enfant, la guerre des humains contre le gritche et la mystérieuse entité informatique qui l'envoie depuis le futur (il y a intérêt à y avoir une fonderie dans les environs) ; mais, chers scribouminus, c'est surtout la guerre, que dis-je ? le combat sans espoir d'un homme désespéré face à sa PàL. Rien à faire, comme chaque année, j'ai pensé que je gérerai, alors que pas du tout. C'était pourtant pas compliqué, non ?! Douze livres ! On avait promis la critique seulement de douze livres pour cette année ! Un livre, un mois, plus le mois dystopies, mais ça fait rien, on en rattrape deux le mois suivant. Mais rien à faire, il y a eu le surmenage de juin, puis le besoin d'avancer plus loin dans mes projets d'écrivains et ceux de Zipline (mais qu'est-ce donc que Zipline ?! vous le saurez la semaine prochaine), plus ce merveilleux abonnement dont je voulais absolument continuer de profiter à la médiathèque de Tarentaize... Enfin bref, j'ai le feu aux fesses pour terminer le planning de lecture que je comptais boucler avant la fin de l'année, et comme si ça ne suffisait pas, vient s'ajouter à ça un deuxième objectif pour cette fin d'année : liquider ma Pile à Voir sur Netflix afin de changer d'abonnement et me tourner vers des alternatives indés. Enfin, il faut bien commencer par quelque chose... Alors, commençons par La chute d'Hypérion.

« L’Ève future » : La place de Lafâme, c’est au grenier !

La culture populaire, les mouvements picturaux ou la pensée d'Alain Finkielkraut : n'importe quoi finit par se faire accepter en France, mais avec 200 ans de retard. Aussi en licence de Lettres modernes / Lettres & Arts se met-on à étudier la SF du XIXe siècle. Auguste de Villiers de Lisle-Adam était ce genre de noble désargenté persuadé d'être un génie dans une fin de siècle plus ou moins heureuse ; et il n'avait pas entièrement tort. L'Ève future est en effet un des tous premiers précurseurs de la SF transhumaniste.