« Préférences système » : La SF façon film français

Vous connaissez le mantra : d'un côté il y a ceux qui disent que les films français, c'est forcément de la m****, et donc qu'il faut surtout pas que les producteurs français quittent leurs bonnes vieilles comédies bas de plafond pour se mettre à faire du cinéma de genre. Et puis il y a ceux qui pensent que le problème vient de l'œuvre en elle-même plutôt que du groupe ethnique de ses concepteurs, et donc qu'un film français n'est théoriquement pas obligé de se placer sous la trinité Kev Adams / Jeff Tuche / Christian Clavier. Je pense la seconde hypothèse un peu plus vraisemblable...

« Diaspora » : Je termine l’année en beauté !

Donc Diaspora, c'est l'histoire de l'Humanité dans le futur qui se fait la malle suite à un phénomène cosmique qui réduit à néant le Système solaire. Les enchairés (les humains) ont péri, restent les gleisners (les robots) et les citoyens de polis (des IA ou des humains transcendés en IA) ; chacun de leurs côtés, ils partent sur les traces de civilisations extraterrestres, sauf qu'il y en a une, les Transmutateurs, qui semble plus intrigante que toutes les autres...

« Dans la toile du temps » : Devine qui vient terraformer ce soir

Dans la toile du temps, donc, c'est un bouquin qu'on doit à Adrian Tchaikovsky, romancier qui s'est imposé dans la dernière décennie en SFFF anglo-saxonne de par son éclectisme et ses idées remarquables ! Nous voici donc embarqués dans son ouvrage considéré comme un des meilleurs par la critique, où des scientifiques inconscients luttent contre des fanatiques encore plus inconscients pour savoir ou non si des singes vont être envoyés dans l'espace afin de coloniser des planètes expérimentales à la place des humains. Et forcément, ça part en cacahuète.

CETTE NOUVELLE SE PÉRIME BIENTÔT 🙀߷💔

Je sais ce que vous vous dites : les IA qui écrivent des histoires, des tas de gens ont déjà eu l'idée et c'est en train de se créer ; il y en a même plus que ce que je pensais au moment où j'écrivais ce texte. Moi, ce que je voulais tenter, c'était justement me pencher sur leur fonctionnement. Un langage mathématique permettant d'écrire des histoires m'a semblé toute mon enfance la meilleure manière de réconcilier littérature et sciences, bien que dans ma totale inaptitude à l'arithmétique il se soit toujours soldé par des échecs cuisants. Cependant à réfléchir aux conséquences à long terme, on pourrait facilement en déduire de nouvelles aliénations de l'homme face à la machine, et la nouvelle m'a échappé pour mener son existence propre. Je ne sais pas trop quoi penser du résultat final : il me plaît beaucoup mais n'est pas sans défauts. Ce qui se voulait à la base de la hard-SF transhumaniste s'est révélé au final avant tout un récit intime, d'abord humoristique, puis allant s'assombrissant. Il y a sans doute des maladresses dans les fusils de Tcheckov, un vague déjà-vu, trop de réfs, et le système mathématique n'est qu'esquissé ; toutefois, il s'agit du texte le plus convaincant parmi ceux que j'ai écrits cet été. N'hésitez pas à me faire des remarques dessus et me dire s'il mérite d'être retravaillé et comment, car après tout, ça forge de la culture :

« Acadie » : Le book qui va te dérencher la cervelle !

Une Heure-Lumière, comme j'en parlais précédemment, se porte comme un charme et comprenez par là qu'elle fait exploser au tank américain les compteurs de la SF en France. Et forcément, qui dit nouvelles parutions UHL dit la nouvelle plus belle couverture jamais réalisée par Aurélien Police (donc par un mortel), dit critique positive sur L'épaule d'Orion d'un super bouquin qui sera bientôt traduit, et dit PECD (Personnal Economies Collapse Disaster).