TUGPÉUA #16 : Spécial rock

Bon bah ça y est j'ai vu Grease et mes yeux ont survécu, que diriez-vous d'un petit tour de rock'n'roll ?! Et c'est vrai que nous n'avons pas tant parlé que ça de ce genre sur C'est pour ma culture avec pourtant ses multiples ramifications. Qu'à cela ne tienne ! Je m'y colle dans ce TUGPÉUA où il y en aura pour tous les goûts, les révoltés, les romantiques, les blagueurs, les coquins... bref les mecs comme moi, quoi.

« Doutes » : Droitesse et bravitude

Se vouloir cinéphile, ce n'est pas seulement regarder des bons films. C'est aussi regarder les mauvais pour savoir ce qu'il ne faut surtout pas faire. Et aujourd'hui mes petits scribouminus, penchons-nous sur ce qui s'avère sans doute le pire drame français jamais cauchemardé dans les salles obscures décidément bien ténébreuses, Doutes : Chronique du sentiment politique. Nanar encensé, il s'est pourtant avéré pour moi barbant au possible, au point que j'ai dû regarder ses 1h23 en quatre fois. Mais je ressors grandi de l'expérience, car nous avons avons là le condensé absolu de tout ce qu'il faut fuir quand on veut faire du cinéma dans l'Hexagone, mais aussi de la politique, de la cuisine, ou toute activité liée de près ou de loin au monde des lettres.

Je vous l’avais promise, la voilà…

... la fameuse novelette sur une utopie d'extrême-gauche post-effondrement que j'avais teasée dans cet article. Le tout étant de raconter son fonctionnement, ses questionnements, et enfin une possibilité d'être détruite à son tour ; évidemment par moments le texte avec tout ça va un peu dans des directions différentes, c'est pourquoi il s'agit peut-être du brouillon pour un futur roman.

« Batman : Année Un » : J’en reprendrais bien une louche

C'est toujours un plaisir de tourner des courts-métrages chez Arthur Aioutz. Oui, malgré le fait qu'on soit à 1000 mètres d'altitude et qu'il se mette à neiger, grêler, brumer et pleuvoir dès qu'on veut tourner une scène. Malgré le fait que son équipe se mette à nous partager ses découvertes culinaires comme la persillade de testicules de sanglier (authentique). Et malgré le fait qu'il y ait si peu de bières. Parce que chez lui, on a un tas de sacrée bonne lecture.

« Kings of the wyld » : Very bad troupe

Où finit un hommage, où commence la parodie ? Le pastiche semble osciller entre ces deux rives, mais est-il simplement comme on pourrait le croire une simple aventure plus légère ou un simple jeu au mieux taquin, au pire putaclic sur la nostalgie d'une œuvre aimée par le lecteur ? Ou pourrait-il s'agir au contraire d'un moyen sous-estimé, qui pourrait nous donner de farouches épopées avec du sang, des larmes, des trahisons, du spectaculaire, des guitares qui crachent des flammes et des valeurs familiales ?

« Pars vite et reviens tard » : Pas de bêtises, Decambrais

Un air de jazz s'élève depuis le comptoir miteux de la Bodega, sinistre établissement stéphanois où je bourre ma pipe en attendant mon café sans sucre. Il s'agirait de parler d'autre chose que toujours les mêmes genres, alors j'ai pris un polar, un vrai de vrai. Malgré tout il reste quelques éléments science-fictifs : par exemple, il y a un breton qui s'entend bien avec un normand.

« L’Aleph » : L’Edgar Poe latino

C'est un drame en France : d'une part l'Imaginaire est méprisé (et dès lors qu'un livre fait trop de vues, il est recatégorisé en classiques) alors qu'il n'est pas forcément hostile ou éloigné de la littérature blanche ; d'une autre en bons gros chauvins on jette par la fenêtre tout ce qui n'est pas Imaginaire ou De-Notre-Mère-Patrie-America (et plus largement tout ce qui est littérature). (...) Et c'est pour ça aussi que je vous recommande (pour l'instant) le label L'Imaginaire Gallimard, qui tente de lever ces deux injustices en proposant non seulement des ouvrages du monde entier mais aussi de la littérature de genre lavée plus blanc que blanc façon Aux Forges de Vulcain.