TUGPÉUA #12 : Spécial croisements improbables

Bonjour, ceci est une intro rédigée à la va-vite. Alors, vous devez savoir qu'on aime bien les mélanges farfelus chez le Scribouillard, justement parce que c'est des trucs que personne a tentés auparavant, et c'est pour ça que ça vient apporter un vent de fraîcheur dans le monde de la culture... Alors voici un petit échantillon de mes trouvailles les plus insolites de ces derniers mois.

« Mutantstrosities » : La musique du diablote

That Damned Band est un groupe anglais gravitant plus ou moins autour de la sphère dark cabaret. Leur boulot, influencé par la musique yiddish et punk autant que du folklore européen et pop-culture, offre à l'auditeur des morceaux endiablés et plus ou moins foutraques mettant en scène différentes créatures fantasmagoriques et un accordéon qui aurait allègrement dépassé les trois grammes. Le trio se considère comme faisant du steampunk goblinfolk. Le ton est donné.

« The Zeitgeist Beckons » : Saleté d’image qui veut pas s’afficher comme il faut !

Je vous en ai déjà parlé, la musique dite cabaret a des limites floues, mais c'est comme ça qu'elle offre un panel assez dingue de genres dont elle emprunte des traits ou avec lesquels elle se métisse : la nébuleuse musique steampunk, bien sûr, mais aussi l'opérette, la valse, le swing, et c'est sans doute Vagabond Opera qui représente le mieux ce folklore dans nos étranges campagnes urbaines. Parfaitement accessible, pour ne pas dire mainstream, ce groupe possède le grain de folie nécessaire au charme du genre, mais sans tout le côté glauque du dark cabaret ni toujours une grande verve dont l'excentricité manque parfois aux morceaux. Cela dit, il produit des titres plus qu'honnêtes, disons-le, pour ne pas dire très agréables, porteurs de leur ambiance joyeusement rétro et déglingue. Pourquoi s'en priver ? C'est ainsi que j'ai décidé de m'en écouter un en entier, choisissant au hasard The Zeitgeist Beckons, pour un voyage tout à fait sympathique que je n'ai pas hésité à faire durer un peu.