« La nef céleste » : Les spoilers sont nos amis*

Mon studio croule sous les livres à rattraper pour les partiels (déjà passés), et j'ai besoin de faire un bon break par moments (à peu près cinquante pages de divertissement pour cinq sonnets de Ronsard, c'est jouable, non ?). Et ça tombe bien, parce que je n'ai sélectionné pour cette année quasiment que des lectures enthousiasmantes, à commencer par la trilogie d'Alamänder. J'avais adoré La Porte des Abysses, La Citadelle de Nacre m'avait laissé un peu plus perplexe malgré ses grandes qualités ; restait à savoir si La nef céleste allait remonter le niveau bien plus haut que ne l'avait jamais fait la fantasy française, avec son fameux twist-de-l'enfer-de-la-mort-qui-tue dont on m'a bien prévenu que j'adorerais ou que je détesterais. Reste à savoir désormais ce que moi j'en penserais... C'est désormais chose faite.

Star Wars Postlogie : Rétrospective

Pssss... Vous avez vraiment envie que je vous parle de ces films ? Parce que bon, honnêtement, avec tout ce qu'on a déjà dit dessus, les théories de Jean-Kévin Kikoolol circulant de manière virale, les hurlements des fans indignés, les cris de ceux qui ont aimé quand même... Et puis bon, à la base, je suis quand même censé vous faire découvrir des nouveaux trucs plutôt que tous ces machins mainstreams... Mais bon, si vous y tenez vraiment, on va essayer de faire ça la tête froide. Mon avis ne sera sans doute pas plus pertinent qu'un autre ; simplement, si vous avez détesté mais que vous essayez d'y trouver un intérêt ou que vous les aimez et les avez défendus bec et ongle, si vous êtes un tant soit peu ouvert à la conversation et pas au pinaillage débile sur je ne sais quelle facette de l'Univers Légendes étendu +++, j'espère pouvoir vous aider avec mon point de vue à y voir plus clair dans le votre.

« L’escadre frêle » : C’est génial, qu’est-ce que vous voulez que je dise de plus ?

On l'attendait la bave aux lèvres, et c'est le Damasio que je retiendrais de cette année, plutôt que la hype sur Les Furtifs aussi démesurée que la bêtise d'un 20 heures. ENFIN, L'escadre frêle est sortie. ENFIN, la suite de l'adaptation de La Horde du Contrevent en BD qui a selon moi surpassé l'œuvre du maître. Et comme le prouve la parution des versions black & chrome des deux tomes, malgré L ' I N C R O Y A B L E   T E M P S   À   A T T E N D R E   L A   S U I T E, ça s'annonce bien bien bien bien bien.

TUGPÉUA #HS2 : 5 ovnis de la SF

Des ovnis qui pour une fois ne seront pas dans les livres mais les livres eux-mêmes. Après mon article sur les oeuvres marginales de la fantasy, je me suis dit que je pourrais le faire pour mes autres genres de prédilection ; et quel genre plus prédilectionnesque que la SF quand on est le Scribouillard ? Même si je m'y suis vraiment mis un peu sur le tard dans ma vie et que du coup je ne pourrais pas vous garantir la même originalité. Je ne parlerais pas non plus de textes comme Tendéléo de Ian Mc Donald, qui certes s'intéresse à une forme de vie singulière mais se penche davantage sur sa venue et ses conséquences socio-politiques que sur son fonctionnement. Non, ici, nous allons aborder des oeuvres dont le concept de base est poussé jusqu'au bout, et qui n'a été repris que peu ou prou par d'autres fictions. Et dans un genre où l'on dit qu'on aura tout essayé comme la SF, vous allez voir que c'est pas de la tarte... Et du coup forcément passionnant.

« Kung Fury » : C’est pour mon inculture

L'un des sous-genres de l'Imaginaire qui restent encore bah, à l'état de sous-genres imaginaires, serait une littérature et un cinéma rétrofuturistes qui s'inspireraient des années 80, poursuivant ainsi la visée de la musique synthwave. À l'image du steampunk et du dieselpunk, nous pourrions très bien avoir un mouvement synthwavepunk. (...) Or quel ne fut pas mon désarroi en apprenant la nouvelle : le tout premier film synthwave ne fut pas une épopée interstellaire avec force rebondissements, mais un faux nanar bien dégoulinant d'idiotie.

« Civil War » : Jouissif mais bourratif

Il est nombre de bien-pensants qui ne verront pas l'intérêt du super-héros. Et même à bien y réfléchir, à quoi bon un Superman tout-puissant qui peut battre en slip tout seul les armées de la planète Apokolips quand gérer un gringalet poissard s'avère bien plus intéressant, et semble bien plus compliqué ? (...) Mais son implication dans la société et les questions que soulève l'apparent manichéisme du genre peuvent être exploitées de manière intelligente (...) : les superhéros étant trop importants dans la lutte anticriminelle, ceux-ci doivent être recensés et ne plus détenir leur identité secrète. D'où question : où va le droit à l'anonymat ? Doivent-ils travailler au compte de l'État comme s'il s'agissait d'un métier ordinaire ? Va-t-on leur fixer un quota de PV à distribuer sous peine d'être viré comme un malpropre ?