« La stratégie Ender » : L’art d’être une ordure

Parmi les grands maîtres de la SFF étasunienne, il en est deux, Orson Scott Card et Brandon Sanderson, de confession mormone dans un milieu majoritairement athée ; on les accuse parfois de prosélytisme en dépit de la qualité de leur travail, mais force est de constater qu'ils ont compris, contrairement aux auteurs français, que l'Imaginaire par-delà le simple fait d'exposer sa foi peut également développer des raisonnements autour de la philosophie dont elle est empreinte et n'est pas forcément le seul thème à aborder. (...) C'est par ce questionnement éthique permanent mis face à la dureté de la réalité qu'est né ce qui est considéré comme son plus grand chef-d'œuvre, le tome 1 de la saga Ender, autour de laquelle tout un méta-cycle s'est développé. Un classique du new space opera et de la SF militaire, et qui renouvelle le thème de l'invasion extraterrestre...

« Face-à-face avec Méduse et autres nouvelles » : Brage, c’est barge

Si vous êtes comme moi un blogueur SFFF, vous connaissez sûrement (...) la collection Brage sur liseuse permettant de faire découvrir de grands textes de la SF à 1€ seulement. (Attendez, le prix de la liseuse, c'est... argh, combien ?!) Tout ça pour vous dire qu'une novella d'Arthur C. Clarke suivie de deux petites nouvelles avait été publiée grâce à cette collection, et comme Baxter en avait fait une suite en trois tomes, disons que ça faisait bougrement envie. Alors autant en toucher un mot.

« Le dragon ne dort jamais » : le lecteur bâille toujours

Je vous l'aurais faite attendre, cette critique ! Il faut dire que ce livre m'a tué. À cause de lui, je vais rendre mes bouquins de la bibliothèque avec des mois de retard, tout ça parce qu'il n'y avait pas moyen de le finir. L'histoire m'est sortie par tous les trous, mais vraiment. Et pourtant, je m'attendais vraiment pas à ça quand j'en avais vu une critique très positive sur Le culte d'Apophis. Critique que j'ai évidemment lue un peu trop vite, et que j'aurais mieux fait de considérer plus attentivement. Mais si le bouquin est ardu, complexe, et qu'il ne prend pas ses lecteurs pour des cons, ça, je peux le comprendre. Simplement, là, ça va beaucoup trop loin en termes de complexité, au point de se retrouver dans des situations allant de l'absurde à l'incompréhensible qui ont de quoi laisser de marbre.Le dragon ne dort jamais, de Glen Cook, c'est pourtant un roman de SF intelligent, avec un rythme effréné et bourré de bonnes idées ; mais laissez-moi vous expliquer un peu plus précisément pourquoi il m'a causé ce court-circuitage de cerveau cosmique.