« Delikatessen » : Le « Brazil » français ?

Avec le confinement, certains films s'imposent pour faire régner la joie et la bonne humeur. Heureusement que ma verve trollesque est présente pour vous remettre sur le droit chemin du malaise et de la paranoïa : aujourd'hui, nous allons parler de Delikatessen.

« It must be heaven » : La vallée de l’étrange, ça a du bon

Les comédies, on pense toujours qu'elles doivent faire rire avant tout ; et donc avoir des montages épileptiques, des acteurs en roue libre, des punchlines débiles et gratos. Pourtant, l'Histoire nous a montré qu'il existe aussi des comédies contemplatives. Dupieux et Tati l'ont fait, sans parler de ceux qui ont recopié leur style. Et comme il faut bien rendre bankable une avant-première, c'est d'Elia Süleyman dont il va être question aujourd'hui.

« Nonsérie » : La websérie qui rend FOOOUUUUU

OK. Je viens de sortir de mon binge-watching des épisodes et des dérivés de la Nonsérie. Et j'ai été à la fois emballé et extrêmement mitigé, deux états qui se sont entremêlés tout au long du regardage (ça se dit ? On va dire que ça se dit). Nonsérie, c'est une série qui parle des gens qui la font, autant dire que sur le papier c'est plutôt marrant. Et ça l'est. Mais une fois le projet tourné, c'est beaucoup moins évident.

« Kung Fury » : C’est pour mon inculture

L'un des sous-genres de l'Imaginaire qui restent encore bah, à l'état de sous-genres imaginaires, serait une littérature et un cinéma rétrofuturistes qui s'inspireraient des années 80, poursuivant ainsi la visée de la musique synthwave. À l'image du steampunk et du dieselpunk, nous pourrions très bien avoir un mouvement synthwavepunk. (...) Or quel ne fut pas mon désarroi en apprenant la nouvelle : le tout premier film synthwave ne fut pas une épopée interstellaire avec force rebondissements, mais un faux nanar bien dégoulinant d'idiotie.

« Espen » : « La reine des neiges  » rencontre Peyo, avec une petite touche de « Zardoz »

Je vais encore vous teaser l'article sur Kung Fury, mais qu'il se rate ou non, j'éprouve une sympathie de plus en plus grande envers le cinéma de genre scandinave. Qu'on nous mette des faux nanars entremêlés d'aventure (Iron Sky 2), des épopées nordiques destinées aux enfants mais visiblement peu aseptisées (The Shamer), des mélanges de genre improbables avec trois bouts de ficelle sans que ça fasse moche (The Unthinkable) ou des séries Z horrifico-débiles (Père Noël : Les Origines), le tout éveille en bien ou en mal ma curiosité, mais elle a le mérite de l'éveiller contrairement aux neuf dixièmes du cinéma français. Et puis, il y a Espen, qu'on m'a vendu comme un nanar mais s'est révélé un plutôt bon film. L'idée de base était de reprendre les tropes des contes traditionnels suédois, et sur ce plan, disons qu'il est plutôt réussi. Sur un plan purement filmique, disons qu'il est en retard sur son temps, mais on va en discuter.

« The Fountain » : Pépin la Bulle chez Van Gogh

Tout grand film a ses inspirateurs : avant Interstellar, il y avait 2001, avant Batman : Le Défi, il y avait Métropolis, avant Dragon Ball Evolution, il y avait... Eragon. Doux Jésus. Et puis avant Cloud Atlas, il y avait The Fountain, moins ambitieux mais beaucoup mieux foutu, et comme j'affectionne ces deux films particulièrement même avec tous leurs défauts et que j'ai découvert le deuxième avant-hier, j'ai pensé qu'une petite chronique des familles pourrait remettre quelques choses au clair.

« Moonrise Kingdom » : Le bonheur est dans les bois

Il y a quelques mois de ça, j'avais poussé une gueulante contre Arlo Finch, bouquin quinze fois trop long et bourré de problèmes inhérents à la litté jeunesse, tout en précisant bien que ce n'était pas pour autant un mauvais livre (du moins je l'espère). Les cinquante dernières pages avaient en effet réussi à (enfin !) me secouer les tripes au point que je me demande si au final je n'achèterais pas un jour le tome 2. Mais sans aller jusque-là, disons-le, il se passe en forêt trop de trucs excitants pour se concentrer sur un seul gamin quand on en trouve derrière tous les bosquets (comme le disait le curé du village). Enfin bref, tout ça pour vous parler d'un film avec des scouts et qui lui est une œuvre qui mérite tout autant sinon bien plus votre attention.

« La théorie de l’Univers » : J’en veux quinze, des comme ça !

"Le cinéma est à mon sens, l’Art le plus noble et le plus complexe. Il rassemble à lui seul diverses formes artistiques pour ne faire qu’un. Une merveilleuse alchimie visuelle et sonore : La littérature par l’écriture du scénario, le théâtre par la mise en scène et la direction d’acteurs, la photographie par le cadrage et  la prise de vue, la musique, associée à l’image pour donner du sens, la peinture, par la couleur, les contrastes et la lumière qui créent l’image. Tout ceci pour former cet Art si subtil et tellement vecteur de sens, de rêves et de fantaisie, véritable miroir de notre réalité, parfois… Le cinéma parle du monde, le construit et permet de le comprendre. "La Théorie de l’Univers" est un film qui parle des gens, de nous, des autres, d’Amour, de Haine, de désir, de l’enfance, de la mort, de solitude, de musique, de l’Univers et du temps… Celui qui passe."

Dans la brume : Le film qui va te faire arrêter de fumer

Vous sortez bien tranquille dans la rue, tout content parce que vous venez de voir une vidéo du Scribouillard, et puis d'un coup vous entendez le bruit d'une foule hystérique. Et là, vous voyez un gigantesque mur de fumée qui déferle droit sur vous, les gens qui s'enfuient en courant ou qui agonisent en vomissant, et là, vous vous dites : bah finalement, l'énergie verte, c'est peut-être pas si mal. C'est ce qui est en train d'arriver à Matthieu, le héros du film de Daniel Roby sorti en avril 2018 que je n'avais pas eu l'occasion de voir à sa sortie, mari de Anna et père d'une gamine qui ne peut pas vivre autrement qu'enfermée dans une bulle à oxygène à cause d'une maladie génétique. À partir de là, l'enjeu va être de sauver la petite... et de s'en tirer vivant.