« Préférences système » : La SF façon film français

Vous connaissez le mantra : d'un côté il y a ceux qui disent que les films français, c'est forcément de la m****, et donc qu'il faut surtout pas que les producteurs français quittent leurs bonnes vieilles comédies bas de plafond pour se mettre à faire du cinéma de genre. Et puis il y a ceux qui pensent que le problème vient de l'œuvre en elle-même plutôt que du groupe ethnique de ses concepteurs, et donc qu'un film français n'est théoriquement pas obligé de se placer sous la trinité Kev Adams / Jeff Tuche / Christian Clavier. Je pense la seconde hypothèse un peu plus vraisemblable...

« Diaspora » : Je termine l’année en beauté !

Donc Diaspora, c'est l'histoire de l'Humanité dans le futur qui se fait la malle suite à un phénomène cosmique qui réduit à néant le Système solaire. Les enchairés (les humains) ont péri, restent les gleisners (les robots) et les citoyens de polis (des IA ou des humains transcendés en IA) ; chacun de leurs côtés, ils partent sur les traces de civilisations extraterrestres, sauf qu'il y en a une, les Transmutateurs, qui semble plus intrigante que toutes les autres...

« Chants de l’espace » : YMSA*

Samuel R. Delany est réputé comme un des plus grands auteurs du space opera pulp de l'âge d'or. C'est dans sa grande magnanimité que Bragelonne publie sept de ses récits dans un bon gros volume anniversaire des familles, le tout à 10 balles seulement, ce qui avouons-le, est pas vraiment le style de la maison. Ajoutez à ça une superbe couverture, et le moi d'il y a quelques années dans le superbe centre commercial de Lyon pensait faire une bonne affaire en sortant d'un de ses restaurants fétiches. Seulement voilà. Années 60, révolution sexuelle, et la SF avant-gardiste avait une fâcheuse tendance à fantasmer partouzes dans l'espace et autres joyeusetés, imaginaire autour de la conquête spatiale mais aussi de la sexualité que l'on retrouverait notamment durant toute la décennie d'après avec l'avènement du disco. Le camarade Alfaric m'ayant en plus de ça averti que certains des textes étaient de véritables purges, je me commence à me questionner : je le lis ou je le lis pas ? Et puis zut, je me dis au bout d'un moment, il peut pas y avoir que du mauvais ; mais mon petit esprit facétieux a décidé de jouer jusqu'au bout la carte du disco... avec une qualité variable selon celle du texte. Le goût annonce la couleur !

« La sphère » : Les atomes ont le melon

Ça se passe quelques parts aux US, dans un laboratoire de physique nucléaire dans lequel je préférerais pour ma part encore celui du professeur Igorovitch qu'y mettre un pied. Les scientifiques sont au bout du rouleau car pressés comme des citrons entre leur passion et le foutoir administratif, des machins sont déglingues et on doit courir dans tous les sens pour les expériences, Alicia Butterworth doit tout gérer alors qu'elle fait pas officiellement partie du personnel, qu'elle est femme, qu'elle est noire, que la couverture du bouquin spoile salement le twist, quand soudain arrive... un truc.

TUGPÉUA #12 : Spécial croisements improbables

Bonjour, ceci est une intro rédigée à la va-vite. Alors, vous devez savoir qu'on aime bien les mélanges farfelus chez le Scribouillard, justement parce que c'est des trucs que personne a tentés auparavant, et c'est pour ça que ça vient apporter un vent de fraîcheur dans le monde de la culture... Alors voici un petit échantillon de mes trouvailles les plus insolites de ces derniers mois.

« Dans la toile du temps » : Devine qui vient terraformer ce soir

Dans la toile du temps, donc, c'est un bouquin qu'on doit à Adrian Tchaikovsky, romancier qui s'est imposé dans la dernière décennie en SFFF anglo-saxonne de par son éclectisme et ses idées remarquables ! Nous voici donc embarqués dans son ouvrage considéré comme un des meilleurs par la critique, où des scientifiques inconscients luttent contre des fanatiques encore plus inconscients pour savoir ou non si des singes vont être envoyés dans l'espace afin de coloniser des planètes expérimentales à la place des humains. Et forcément, ça part en cacahuète.