Je vous l’avais promise, la voilà…

... la fameuse novelette sur une utopie d'extrême-gauche post-effondrement que j'avais teasée dans cet article. Le tout étant de raconter son fonctionnement, ses questionnements, et enfin une possibilité d'être détruite à son tour ; évidemment par moments le texte avec tout ça va un peu dans des directions différentes, c'est pourquoi il s'agit peut-être du brouillon pour un futur roman.

« Kings of the wyld » : Very bad troupe

Où finit un hommage, où commence la parodie ? Le pastiche semble osciller entre ces deux rives, mais est-il simplement comme on pourrait le croire une simple aventure plus légère ou un simple jeu au mieux taquin, au pire putaclic sur la nostalgie d'une œuvre aimée par le lecteur ? Ou pourrait-il s'agir au contraire d'un moyen sous-estimé, qui pourrait nous donner de farouches épopées avec du sang, des larmes, des trahisons, du spectaculaire, des guitares qui crachent des flammes et des valeurs familiales ?

« L’Aleph » : L’Edgar Poe latino

C'est un drame en France : d'une part l'Imaginaire est méprisé (et dès lors qu'un livre fait trop de vues, il est recatégorisé en classiques) alors qu'il n'est pas forcément hostile ou éloigné de la littérature blanche ; d'une autre en bons gros chauvins on jette par la fenêtre tout ce qui n'est pas Imaginaire ou De-Notre-Mère-Patrie-America (et plus largement tout ce qui est littérature). (...) Et c'est pour ça aussi que je vous recommande (pour l'instant) le label L'Imaginaire Gallimard, qui tente de lever ces deux injustices en proposant non seulement des ouvrages du monde entier mais aussi de la littérature de genre lavée plus blanc que blanc façon Aux Forges de Vulcain.

« La nef céleste » : Les spoilers sont nos amis*

Mon studio croule sous les livres à rattraper pour les partiels (déjà passés), et j'ai besoin de faire un bon break par moments (à peu près cinquante pages de divertissement pour cinq sonnets de Ronsard, c'est jouable, non ?). Et ça tombe bien, parce que je n'ai sélectionné pour cette année quasiment que des lectures enthousiasmantes, à commencer par la trilogie d'Alamänder. J'avais adoré La Porte des Abysses, La Citadelle de Nacre m'avait laissé un peu plus perplexe malgré ses grandes qualités ; restait à savoir si La nef céleste allait remonter le niveau bien plus haut que ne l'avait jamais fait la fantasy française, avec son fameux twist-de-l'enfer-de-la-mort-qui-tue dont on m'a bien prévenu que j'adorerais ou que je détesterais. Reste à savoir désormais ce que moi j'en penserais... C'est désormais chose faite.

« La citadelle de nacre » : Passionnant mais perfectible

On avait quitté Jon le détective magique au beau milieu d'un cliffhanger de la mort qui tue, bien malin qui saurait dire désormais comment Alexis Flamand allait continuer son cycle d'Alamänder. Le problème étant que le tome 2 d'une trilogie s'avère souvent le plus faiblard, car il s'agit de celui où s'effectue la transition vers le grand final. Et des fois, les problèmes peuvent venir d'ailleurs... Les faits sont là : l'auteur fait monter la sauce en versant vers une fantasy épique davantage qu'humoristique, allant toujours plus loin dans sa démarche de remplacer les codes de celle-ci par ceux de la SF. Cependant, à force d'avoir été conditionnés par d'excellentes idées en permanence, on finit par devenir exigeants. Quitte à s'en rendre sacrément critiques sur ce qui passait jusque-là comme du beurre...

« Préférences système » : La SF façon film français

Vous connaissez le mantra : d'un côté il y a ceux qui disent que les films français, c'est forcément de la m****, et donc qu'il faut surtout pas que les producteurs français quittent leurs bonnes vieilles comédies bas de plafond pour se mettre à faire du cinéma de genre. Et puis il y a ceux qui pensent que le problème vient de l'œuvre en elle-même plutôt que du groupe ethnique de ses concepteurs, et donc qu'un film français n'est théoriquement pas obligé de se placer sous la trinité Kev Adams / Jeff Tuche / Christian Clavier. Je pense la seconde hypothèse un peu plus vraisemblable...