« Jardins de poussière » : Mon cerveau s’est fait Ken

Après la grosse beigne que fut La Ménagerie de Papier, il fallait s'attendre à tomber sur un Ken Liu plus vénère que jamais à nous balancer des questionnements métaphysiques plein la tronche dans un déluge d'émotions et de gigantisme. Et c'est bien sûr le cas avec Jardins de poussière, certes pas dénué de défauts, mais qui se fait incontestablement dans la littérature SF actuelle une place de choix... bien à raison.

« La Fleur de Dieu » : Blasters et botanique

Précisons que j'avais autant envie que peur de La Fleur de Dieu, envie parce que c'était un space-op avec de sacrés bollocks, parce qu'il avait une couverture magnifique, parce qu'il abordait le thème insolite des fleurs d'autres planètes et que son passé de botaniste lui donnait un certain cachet d'autorité, mais peur parce que ça semblait très très très repompé sur Frank Herbert et Pierre Bordage (qui est un écrivain, même si je n'ai pas lu ses grands-œuvres, que je n'apprécie PAS VRAIMENT), et surtout parce que c'était et de la SF française et un premier roman (...) Mais bon, on y va quand même, des fois qu'on louperait un truc prometteur. Après tout, si c'est approuvé par Gilles Dumay, c'est qu'il doit y avoir du bon, non ?

« Axiomatique » : Le secret des S pour apprendre leurs cours

On compare parfois Greg Egan à Ken Liu parce qu'ils font de la SF, ce qui est absurde selon moi car cela reviendrait à comparer Hugo et Zola parce qu'ils font de la littérature du XIXe. Liu est à fond dans les rapports humains, Egan dans les concepts abstraits et mindfucks. Ce qui lui vaut du coup d'être considéré comme un auteur minéral, glacé, aux personnages sans âme, au style froid et inexistant et aux écrits incompréhensibles au commun des mortels. Je pensais donc tenter ce recueil en toute connaissance de cause, ne sachant pas si j'allais continuer jusqu'au bout. Mais force m'est de constater une chose, c'est que la réputation, c'est comme les slips, les enfants : ce qu'on vous colle aux fesses n'est pas forcément ce qui vous reflète le mieux.

TUGPÉUA #HS2 : 5 ovnis de la SF

Des ovnis qui pour une fois ne seront pas dans les livres mais les livres eux-mêmes. Après mon article sur les oeuvres marginales de la fantasy, je me suis dit que je pourrais le faire pour mes autres genres de prédilection ; et quel genre plus prédilectionnesque que la SF quand on est le Scribouillard ? Même si je m'y suis vraiment mis un peu sur le tard dans ma vie et que du coup je ne pourrais pas vous garantir la même originalité. Je ne parlerais pas non plus de textes comme Tendéléo de Ian Mc Donald, qui certes s'intéresse à une forme de vie singulière mais se penche davantage sur sa venue et ses conséquences socio-politiques que sur son fonctionnement. Non, ici, nous allons aborder des oeuvres dont le concept de base est poussé jusqu'au bout, et qui n'a été repris que peu ou prou par d'autres fictions. Et dans un genre où l'on dit qu'on aura tout essayé comme la SF, vous allez voir que c'est pas de la tarte... Et du coup forcément passionnant.

TUGPÉUA #4

Salut tout le monde c'est encore moi, et aujourd'hui nous abordons un TUGPÉUA aux mini-critiques assez spéciales : d'une part parce que certaines ne sont pas vraiment mini (...), ensuite parce qu'il s'agit de genres pour lesquels je n'éprouve pas un grand intérêt. Néanmoins, le but de ce blog étant de m'ouvrir (et vous aussi) à un maximum d'éclectisme, j'ai donc décidé de faire un petit effort, et qui s'est globalement avéré plutôt récompensant.

« La ménagerie de papier » : Comment vous voulez passer votre bac si vous avez ça juste sous votre nez ?

Ken Liu est un auteur américain né en Chine qui participe indirectement à cette fameuse levée en masse de la SFF sinisante depuis quelques années (Liu Cixin, Jy Yang) saluée par la critique spécialisée... la plupart du temps. Fondateur du silkpunk (ce qu'il faut pas inventer comme sous-genres pour faire des catégories en plus sur les blogs), il a également publié un recueil qui a énormément fait parler de lui. Alors j'ai embarqué ça comme souvenir de stage, des fois que... Résultat : je me retrouve avec une excellente surprise, un des rares livres dont j'ai lu plus de 150 pages en un jour (sachant que les autres n'étaient pas forcément des références, contrairement à celui-ci). Autant vous dire que les révisions du bac blanc ont été pour moi passablement écourtées...