TUGPÉUA #15 : Spécial Chinese Man Records

Ouh djadja, c'est que le hip-hop de Chinese Man a un goût de reviens-y. Il faut savoir que le groupe parallèlement à son activité plutôt prolifique a fondé son label et s'est entouré d'une galaxie de petits groupes et artistes partageant son esprit syncrétique, même s'ils se spécialisent bien souvent dans un genre en particulier. S'ils sont de ce fait moins marquants, ils sont incontestablement très méritants, c'est pourquoi nous allons essayer aujourd'hui d'en voir le plus gros.

TUGPÉUA SPÉCIAL N°200 : ÉCOUTÉ ET APPROUVÉ

Les fêtes se préparent, elles sont déjà là chez moi : c'est le 200e article, déjà plus de 500 pages que je remplis de mes conneries, et ça m'amuse toujours autant. Il faut bien un peu en profiter. L'occasion une fois de plus au romantique incurable que je suis de vous étaler ses albums de fillette. Mais j'avais envie de vous partager quelques coups de cœur de l'année 2019, même de manière rapide et un brin subjective.

« Alchemist » : Musique philosophale

Aleksander Vinter est un musicien suédois autiste de haut niveau : Asperger et atteint du syndrome du Savant, on se retrouve avec un sacré hyperactif qui produit des disques à la vitesse où un lycéen décampe de la salle de maths. Ayant signé et produit des titres sous un nombre hallucinant de pseudos (Blanco, Vinter in Vegas, Vinter in Hollywood, Protos, et bien sûr surtout : Savant), il officie aussi bien dans les dérivés du reggaeton (arrrrgnh) que du dubstep (ouaiiis !), le metal et le néo-classique, notamment avec le complextro dont il est le pionnier, électrohouse aux sonorités fortement brostep. Bien entendu, avec une production aussi titanesque, tout ne se vaut pas, et on serait souvent tentés de remettre en question ses musiques pour leur cohérence, celui-ci préférant quelque chose de bordélique et un rien tapageur (...). Mais disons-le, ça a été un des artistes qui ont marqué son adolescence, avec son style complètement singulier et iconoclaste encore très imité chez les amateurs de complextro. Alors pourquoi je procrastine à critiquer Alchemist depuis le début du blog ?

Chinese Man : Rétrospective

Je serais impardonnable sur un blog dont l'amour du trip hop n'est plus à démontrer de ne pas vous parler des plus grosses têtes de notre beau pays français, le groupe Chinese Man. Difficile en effet de passer à côté, ce que l'ai réussi pendant de multiples années, jusqu'à ce qu'il faille que ma prof de philo, DJ Maggie et la hype autour du phénomène me poussent à y jeter un coup d'œil. Que voulez-vous, on a beau faire des efforts pour se couper de la bonne musique en mettant NRJ à fond avec un abonnement aux boîtes de nuit de campagne, elle finit toujours par nous rattraper. La coquine.

TUGPÉUA #4

Salut tout le monde c'est encore moi, et aujourd'hui nous abordons un TUGPÉUA aux mini-critiques assez spéciales : d'une part parce que certaines ne sont pas vraiment mini (...), ensuite parce qu'il s'agit de genres pour lesquels je n'éprouve pas un grand intérêt. Néanmoins, le but de ce blog étant de m'ouvrir (et vous aussi) à un maximum d'éclectisme, j'ai donc décidé de faire un petit effort, et qui s'est globalement avéré plutôt récompensant.

« Barb4ry » : WÔÔÔÔÔW

EZ3kiel est un groupe français écouté par mon prof d'arpla qui est un vrai côté rock, et également par son jeune fils, qui trippe dès qu'il y a une bonne musique d'aventures. En en écoutant un morceau, je me rends compte qu'ils font du post-rock, et du sacrément bon. À vrai dire, ils mélangent tout, allant du dub au néo-classique, ainsi que le trip hop, ce fameux genre qui est lui-même un cocktail de hip-hop, de jazz, de soul et dans une moindre mesure d'autres musiques, guitare acoustique, rock psyché, musiques traditionnelles... Bref, le genre de groupe qui m'intrigue. Qui me passionne parfois. Alors je vais un peu fouiner, histoire de voir s'ils ont pas quelques galettes en trop. Barb4ry, parce que j'avais cru en entendre un bout, me semblait un bon plan. Malheureusement, le côté post reste au final peu desservi, ce qui ne l'empêche pas de rester un album bourré de qualités.

« Deepstep 01 » : Juste un léger problème…

Bref, même si le deepstep donne parfois dans le trop sombre et le trop répétitif, on ne peut pas lui reprocher de savoir instaurer des ambiances. Et c'est pourquoi en dénicher une galette s'imposait sur mon blog. Un label sur Soundcloud en avait justement publié un, composé de neuf musiques courtes provenant de divers artistes (dans l'ordre Naibu, Mav, Seathasky, Vandera, Actraiser, Bop, Barefoot, Eissi et Tiiu. Comment, vous n'en connaissez aucun ? Moi non plus) appelé de manière assez étonnante Deepstep (ah bah ça alors). Seul problème... seule la dernière piste en est !

Nom de « Zeus » !

Un peu de productivité, que diable, j'ai 66 catégories dans lesquelles j'ai mises moins de deux articles. Voyons voir... Qu'est-ce qui m'en remplirait plein en peu de temps ? Bass music ? Allez, bass music. Pour vous définir un peu la bass music : c'est un terme qu'on utilise pour parler du trap, de la glitch hop, de la drum'n'bass, bref d'un peu tous les styles dansants mais distordus avec des broin-woin-woin-woin et des wir-wir-wi-wi. Pas vraiment dans l'EDM, pas vraiment dans le hip-hop non plus, ce méta-genre a atteint une belle popularité, hélas principalement chez les gamins qui aiment en écouter un morceau en boucle tandis qu'ils tabassent leur Ender-dragon. Pourtant, c'est sans conteste un niveau très inventif, à condition de ne pas s'arrêter aux démons grimaçants que présentent les obsessionnels d'un brostep faussement audacieux. Et j'y ai trouvé ce petit album sympa.