« La Fleur de Dieu » : Blasters et botanique

Précisons que j'avais autant envie que peur de La Fleur de Dieu, envie parce que c'était un space-op avec de sacrés bollocks, parce qu'il avait une couverture magnifique, parce qu'il abordait le thème insolite des fleurs d'autres planètes et que son passé de botaniste lui donnait un certain cachet d'autorité, mais peur parce que ça semblait très très très repompé sur Frank Herbert et Pierre Bordage (qui est un écrivain, même si je n'ai pas lu ses grands-œuvres, que je n'apprécie PAS VRAIMENT), et surtout parce que c'était et de la SF française et un premier roman (...) Mais bon, on y va quand même, des fois qu'on louperait un truc prometteur. Après tout, si c'est approuvé par Gilles Dumay, c'est qu'il doit y avoir du bon, non ?

« Le monde vert » : Mère Nature est une bitch

Imaginez un monde à l'agonie, un enfer vert où toute vie serait mort pour les autres vies, une jungle titanesque s'élevant jusqu'à l'espace, une terre impitoyable où le sang ocre n'aurait pas le temps de rouiller sur l'émeraude vénéneux qu'il serait déjà léché par vos prédateurs ou leurs meurtriers. Imaginez un monde au sublime omniprésent, une forêt sans fin ni début, un univers de couleurs chatoyantes et superbes, où dansent le feu, l'eau, le vent, et une végétation prise de folie, dans une noce des éléments ininterrompue à travers les millénaires. Imaginez le Monde Vert de Brian Aldiss, dans toute sa splendeur, dans tout son danger. Et Avatar et Okhéania peuvent retourner aux vestiaires.