Quel est le sens de « Blade Runner 2049 » ?

Denis Villeneuve est un réalisateur qui met presque tout le monde d'accord. Ou plutôt : qui met d'accord tous ceux qui sont d'accord avec lui. Les uns adorent ses lenteurs contemplatives laissant ménager un mélange de tension et d'onirisme, les autres les détestent car elles tirent à la ligne. Les uns aiment son sens de l'épure car il ne conserve que l'essentiel, les autres n'y voient qu'une esthétique de pub de parfum. Alors que va sortir Dune, sans doute son film le plus ambitieux, j'avais envie de publier la veille de ma critique mon avis et interprétation personnels de son précédent film qui avait pour le moins divisé le public, Blade Runner 2049.

TUGPÉUA #HS2 : 5 ovnis de la SF

Des ovnis qui pour une fois ne seront pas dans les livres mais les livres eux-mêmes. Après mon article sur les oeuvres marginales de la fantasy, je me suis dit que je pourrais le faire pour mes autres genres de prédilection ; et quel genre plus prédilectionnesque que la SF quand on est le Scribouillard ? Même si je m'y suis vraiment mis un peu sur le tard dans ma vie et que du coup je ne pourrais pas vous garantir la même originalité. Je ne parlerais pas non plus de textes comme Tendéléo de Ian Mc Donald, qui certes s'intéresse à une forme de vie singulière mais se penche davantage sur sa venue et ses conséquences socio-politiques que sur son fonctionnement. Non, ici, nous allons aborder des oeuvres dont le concept de base est poussé jusqu'au bout, et qui n'a été repris que peu ou prou par d'autres fictions. Et dans un genre où l'on dit qu'on aura tout essayé comme la SF, vous allez voir que c'est pas de la tarte... Et du coup forcément passionnant.

« 24 vues du Mont Fuji, par Hokusai » : À communiquer d’urgence à Zarbut

En bon fanboy de Nexus VI, j'ai remarqué que la chaîne se plaignait souvent que le cyberpunk ne faisait plus que tourner autour d'une esthétique blade-runneresque pompée et repompée, et je constate avec ça l'omniprésence du sempiternel héros-hacker matrixien qui se bat contre les méchants capitalistes, les cyborgs sexpistolo-eightesques, les armées des ténèbres et la taxe carbone. (...) Et puis à côté de tout ce tumulte, il y a ce texte de Zelazny, redécouvert depuis peu par Une Heure-Lumière, et qui tente d'explorer le sous-genre dans une approche intimiste. Alors cyber et punk, ça l'est nettement moins ; mais les grandes thématiques, elles, restent contrairement aux futurs les délaissant juste pour la baston sur fond bleuté de ville nocturne.