La séance de minuit #4 Dead Can Dance : Rétrospective

Pour terminer cette série de La séance de minuit, j'avais envie de vous parler d'un groupe fédérateur, universel, qui mette tout le monde d'accord ; mais comment garder le même esprit quand il s'agit d'une série de rubriques qui, je le rappelle, est davantage de la musique pour hiboux qui veulent s'enjailler avec les crapauds que du rap de supermarché ? J'ai donc choisi des artistes ayant la particularité curieuse d'être à la fois cultes et de niche : vous les connaissez sûrement si vous vous intéressez un tant soit peu aux musiques alternatives ou si vous appartenez à la génération d'avant la mienne, je veux bien sûr parler de Dead Can Dance.

La séance de minuit #3 Shpongle : Rétrospective

Chers scribouminus, cultureurs et autres séanciers, j'ai eu envie de changer pour cette fois : plus d'ambiance lourde et ténébreuse, cette fois nous partons au pays des couleurs fluorescentes et flashies à dos d'un vaisseau doré de la Vierge Marie d'Alpha de la Licorne. Mais nous restons dans le mystère et le mystique, car vous l'aurez deviné, nous embarquons à bord d'un des genres les plus variés et inventifs de ces dernières années : la psybient.

« Zoolook » : Mandale expérimentale

Alors que je lis son autobio, il m'apparaît que Jean-Michel Jarre est sans doute un des grands artistes avec lequel j'ai été le plus injuste : une pierre angulaire de la musique électronique, et français qui plus est, et pourtant je n'ai pas écouté le quart de sa discographie. Il m'est pourtant arrivé de le juger innovant, agréable, planant, mais je n'avais jamais jusqu'à maintenant mesuré la portée révolutionnaire du bonhomme. Bon, bien entendu, il n'est pas le seul dans son cas : Daft Punk ou Kraftwerk forment autant de références dont il me reste énormément de classiques à rattraper, sans même parler de New Order et Depeche Mode dont vous savez mon admiration, mais dont j'ai écouté beaucoup de pistes individuellement et au final peu d'albums en entier. Or si ce blog s'est détourné de la critique musicale (ayant découvert que j'étais un ignare sur presque toute la ligne, j'ai décidé pour une fois de fermer mon claque-mouches), il ne s'interdit pas d'y retourner de temps à autres, quand j'estime que j'ai quelque chose de pertinent à dire.

TUGPÉUA SPÉCIAL N°300 : Les ÉCOUTÉ ET APPROUVÉ… de PAPA

Aussi étonnant que ça puisse paraître, votre fidèle serviteur tout amateur de blackgaze / dubstep / Arielle Dombasle / Patrick Sébastien qu'il soit avait un papa qui écoutait lui de la vraie musique. Après m'avoir abreuvé dix ans de folk irlandais jusqu'à ce qu'il m'en ressorte par les trous de nez, j'ai eu ma période rebelle où je dédaignais ce noble art (et tout ce que j'écoutais était MFM et Activ, triste époque). Pourtant, mon père a encore aujourd'hui cette mélomanie certaine qui finit par devenir contagieuse sur certains disques. En voici cinq (et même six) excellents pour fêter le trois centième article...

TUGPÉUA #22

Papa Noël s'en va acheter quelques milliards d'attestations de visites à domicile, et la fin d'année s'annonce pour moi aussi un brin hardcore. Il me reste encore des milliers de pages à lire pour la fac et pour le blog, sans parler des disques à écouter, des émissions radio à préparer, des films et séries à voir dans la mesure du possible, du théâtre que je n'aurais pas évoqué de l'année... ah, oui, et les cadeaux, ce truc sur lequel on se penche toujours le 23 décembre. Le bon côté des choses étant que je ne devrais en principe pas trop à avoir à bouger de chez moi (rire sarcastique), tentons à présent de combler un peu notre retard en proposant à nouveau deux articles par semaines, à commencer par celui-ci.

TUGPÉUA #21

Je suis de retour avec ce cher format principalement dédié aux découvertes musicales, avec des musiques de tous les genres, par moments pour une fois très engagées, notamment dans ce que j'affectionne sans doute un peu trop dans mes idéaux politiques, en bonne vermine anarcho-communiste. Mais je vous rassure, pas de prosélytisme de leur idéologie, et pour les plus réfractaires, il y aura également du blues, des voyages temporels et de la fantasy militaire pour enfants !

« Genesis » : De la grande culture, de la vraie, dans un musée fronçais !

Ceci est un message d'utilité publique : plus que quelques jours avant la fin de l'exposition Genesis de Sebastião Salgado, ruez-vous à Lyon pour acheter les derniers tickets. Maître de la photographie contemporaine, il nous dévoile ici un choix impressionnant d'œuvres créées aux quatre coins du monde, avec un soin particulier à la composition. En effet, ça ne vous aura pas échappé, pour ce qui est des plans épurés, les graphistes et les (bons) chefs opérateurs n'ont plus rien à apprendre du 8e art. Mais pour ce qui est des baroques, on est encore bien loin de trouver facilement des images conjuguant une telle richesse de détails avec un sens de la géométrie et de la profondeur presque parfait. Le tout en noir et blanc élégant, s'il vous plaît.

« Trait pour trait » : Heureux tropiques

Difficile d'évoquer l'œuvre de Stéphanie Ledoux en toute objectivité, ou même de trouver les mots pour désigner son travail unique en son genre. À la base scientifique venue pour étudier la faune exotique, elle est devenue avec le temps peintre, voyageuse et (je pense qu'on peut le dire) ethnographe. Depuis quelques années, elle dresse le portrait des cultures les plus reculées du globe, avec son style inimitable quand nous autres L en sommes encore à chercher des explications de démarche picturale pour les teubs qu'on a dessinées sur le bureau du prof d'arpla.

Faut qu’on en parle #27 : DJ Maggie, love, life and robots

Ambient Occlusion, tu me manques. Tu me manques de par la fascination que tu exerçais sur moi, avec ton goût de l'underground et de l'interdit, de par le fait que j'étais le seul à te connaître, moi et 30 millions d'autres abonnés solitaires à travers le monde, avec ton éclectisme qui ne s'interdisait aucun genre, dark ambient, psydub, chants traditionnels latinos, et on s'en foutait si ça n'attirait personne. Tu as rejoint avec la chaîne Wiremux et le site Arctic Drones le cimetière des sanctuaires de musique alternative, brisés et réduits à une erreur 404 débile par un ayant-droit obsessionnel de la propriété ou un algorithme stupide. Tu me manques avant tout pour l'imaginaire que tu déployais à moi, petit protestant naïf biberonné à l'EDM de NCS et ignorant tout des scènes alternatives, ses ténèbres et lumières, ses spiritualités et ses matérialismes, ses rêves et ses cauchemars : tes artworks étincelants de couleurs vives, tes voyages sans fin dans des contrées exotiques et imaginaires, ton inspiration de la SF, de la fantasy ou tout simplement de la nature. Mais de toutes les personnalités dont tu as plus ou moins légalement diffusé le travail, il y en a une qui me manque tout particulièrement.