« Kings of the wyld » : Very bad troupe

Où finit un hommage, où commence la parodie ? Le pastiche semble osciller entre ces deux rives, mais est-il simplement comme on pourrait le croire une simple aventure plus légère ou un simple jeu au mieux taquin, au pire putaclic sur la nostalgie d'une œuvre aimée par le lecteur ? Ou pourrait-il s'agir au contraire d'un moyen sous-estimé, qui pourrait nous donner de farouches épopées avec du sang, des larmes, des trahisons, du spectaculaire, des guitares qui crachent des flammes et des valeurs familiales ?

« Pars vite et reviens tard » : Pas de bêtises, Decambrais

Un air de jazz s'élève depuis le comptoir miteux de la Bodega, sinistre établissement stéphanois où je bourre ma pipe en attendant mon café sans sucre. Il s'agirait de parler d'autre chose que toujours les mêmes genres, alors j'ai pris un polar, un vrai de vrai. Malgré tout il reste quelques éléments science-fictifs : par exemple, il y a un breton qui s'entend bien avec un normand.

« La nef céleste » : Les spoilers sont nos amis*

Mon studio croule sous les livres à rattraper pour les partiels (déjà passés), et j'ai besoin de faire un bon break par moments (à peu près cinquante pages de divertissement pour cinq sonnets de Ronsard, c'est jouable, non ?). Et ça tombe bien, parce que je n'ai sélectionné pour cette année quasiment que des lectures enthousiasmantes, à commencer par la trilogie d'Alamänder. J'avais adoré La Porte des Abysses, La Citadelle de Nacre m'avait laissé un peu plus perplexe malgré ses grandes qualités ; restait à savoir si La nef céleste allait remonter le niveau bien plus haut que ne l'avait jamais fait la fantasy française, avec son fameux twist-de-l'enfer-de-la-mort-qui-tue dont on m'a bien prévenu que j'adorerais ou que je détesterais. Reste à savoir désormais ce que moi j'en penserais... C'est désormais chose faite.

« Diaspora » : Je termine l’année en beauté !

Donc Diaspora, c'est l'histoire de l'Humanité dans le futur qui se fait la malle suite à un phénomène cosmique qui réduit à néant le Système solaire. Les enchairés (les humains) ont péri, restent les gleisners (les robots) et les citoyens de polis (des IA ou des humains transcendés en IA) ; chacun de leurs côtés, ils partent sur les traces de civilisations extraterrestres, sauf qu'il y en a une, les Transmutateurs, qui semble plus intrigante que toutes les autres...

« La porte des abysses » : Hard light lovecraftian science-fantasy policière (et en plus, c’est marrant)

Vous vous souvenez ? C'était y'a quelques années de ça. Les découpages de livres en France, c'est la foire à la saucisse, alors du coup il y avait eu cette trilogie découpée en cinq volumes ; c'est alors qu'une jeune maison d'éditions passablement ambitieuse (...) décidait de lui rendre le nombre de volumes qui lui était dû avec des illustrations attirant fortement l'attention des chalands. Dont moi.

« Chants de l’espace » : YMSA*

Samuel R. Delany est réputé comme un des plus grands auteurs du space opera pulp de l'âge d'or. C'est dans sa grande magnanimité que Bragelonne publie sept de ses récits dans un bon gros volume anniversaire des familles, le tout à 10 balles seulement, ce qui avouons-le, est pas vraiment le style de la maison. Ajoutez à ça une superbe couverture, et le moi d'il y a quelques années dans le superbe centre commercial de Lyon pensait faire une bonne affaire en sortant d'un de ses restaurants fétiches. Seulement voilà. Années 60, révolution sexuelle, et la SF avant-gardiste avait une fâcheuse tendance à fantasmer partouzes dans l'espace et autres joyeusetés, imaginaire autour de la conquête spatiale mais aussi de la sexualité que l'on retrouverait notamment durant toute la décennie d'après avec l'avènement du disco. Le camarade Alfaric m'ayant en plus de ça averti que certains des textes étaient de véritables purges, je me commence à me questionner : je le lis ou je le lis pas ? Et puis zut, je me dis au bout d'un moment, il peut pas y avoir que du mauvais ; mais mon petit esprit facétieux a décidé de jouer jusqu'au bout la carte du disco... avec une qualité variable selon celle du texte. Le goût annonce la couleur !