« La douleur » : Petite critique à la Yossarian

Il est rare que je chronique mes livres de fac, il faut qu'ils soient ou bien très bons, ou bien très singuliers, ou bien les deux. La principale raison est que la littérature blanche n'étant pas ma tasse de thé, je ne m'estime pas spécialement apte à la juger (cela dit, quand j'entends "Patrick Modiano", je sors mon revolver quand même). Il est malgré tout des livres parmi elle qui marquent, et La Douleur en est un.

Joyeux Noël ! #3 (3/3)

Résumé : András, l'apprenti du prestigieux réalisateur clandestin Rafel Mendlá, décide de percer ses secrets et pénétrer dans son local à accessoires qui semble cacher de féroces lutins et un secret qui lui conférerait son mystérieux pouvoir évocateur. Mais la guerre fait rage, le gouvernement devient oppressant, Serdžo a peut-être dénoncé l'emplacement du studio, et surtout, András ne sait toujours pas si c'est lui qui a trahi Bruce. Monsieur Boîte-à-caca, dernier spectateur de se palpitant feuilleton, se trémousse en transpirant sur son siège ; après tout, c'est pour sa culture...

Joyeux Noël ! #3 (2/3)

Résumé : Dans quelle affaire s'est embarqué András, jeune surdoué ayant rejoint des studios de cinéma désapprouvé par le gouvernement ? Qui sont ses coéquipiers, Scaffold qui semble à moitié fou, Bruce en qui il estime avoir une dette, la belle Mašaja ? Que veulent les mystérieux lutins qui semblent hanter les locaux ? Et surtout, pourquoi le prestigieux réalisateur Rafel Mendlá s'enferme-t-il durant des heures dans son local à accessoires ? Toutes les réponses à peu d'choses près dans ce deuxième épisode, c'est bien pour votre culture...

Joyeux Noël ! #3 (1/3)

Comme chaque année, en bon étudiant sans le sou (enfin, qui les claque tous dans des livres trop chers), j'offre à ma famille une histoire de mon cru, que je partage désormais sur mon blog. Cette année, c'est carrément une novella coupée en trois dont le dernier segment sortira à l'occasion du 1e janvier. Ça parle de fascistes, de démembration, et de lutins qui éviscèrent les gens. Bon, au départ, je voulais écrire un conte pour enfants.

« Saltarello » : Mrmblf

J'aime avoir les bouquins pour moi tout seul, mais le budget des étudiants est ce qu'il est. À la méritante bibliothèque de Tarentaize, je chine mes prochaines lectures. Le cœur me dit d'aller fouiller les auteurs contemporains, la raison m'ordonne de dégotter des classiques, l'estomac se réjouit de partir bientôt d'ici pour déjeuner chez ma grand-mère. Et puis il y a cette novella 100% franco-française des éditions Terre de Brume pour qui je n'ai pas de sympathie particulière mais qui a quand même édité du Asimov et du Silverberg... La couverture est belle, ça ne devrait pas me prendre trop de temps, on me dit que l'autrice est férue de médiévisme donc j'apprendrais peut-être quelques trucs. Je sais que je vais être déçu, mais bon, c'est pour ma culture...

« Vigilance » : La situation devient Glock

Trump a le Covid, mais ça n'empêche pas ses copains de faire les zouaves. Et Le Bélial' sent la situation s'envenimer, c'est pourquoi il traduit dans Une Heure-Lumière Vigilance de Robert Jackson Bennett, un texte de plus de 150 pages, dont on pourrait se demander à ce stade-là s'il s'agit effectivement encore d'une novella ou d'un roman. Qu'importe, puisque la collection ne prétend rien faire d'autre que du "roman court". Un mot tout de même sur la couverture d'Aurélien Police : pour une fois je la trouve un peu décevante, car elle reprend une idée au final assez proche de celle d'Arslan. Mais passons sur ces petits détails triviaux, qu'est-ce que c'est, Vigilance ? Eh bien, il s'agit sans doute de la meilleure dystopie chroniquée sur ce blog après Brazil, et qui a de grosses, grosses chances de figurer dans le top de fin d'année. Un récit adulte, noir et ultraviolent, mais d'une pertinence rare sur les dérives de l'Amérique actuelle.

« L’homme qui mit fin à l’Histoire » : Pourquoi j’aime plus les cours d’histoire-géo

À l'heure où je vous parle, des génocides sont en cours comme celui des ouïghours. Le devoir de mémoire d'autres peuples est mis à mal comme les Tutsis et les Huttus, avec des controverses telles que l'idée qu'une fois libéré le peuple persécuté se soit mis à persécuter à son tour son bourreau. Qui peut me dire combien de guerres ont lieu en ce moment dans le tiers-monde, officiellement ou officieusement ? Que sait-on exactement de la situation actuelle de l'Europe de l'Est dans des pays tels que la Moldavie, quelles sont exactement les ethnies indigènes menacées par Bolsonaro ?

« Nouvelles 1945-1954 » : Jack Vance overdose

Chose promise chose due, je me suis mis à lire le feu aux fesses l'intégrale des nouvelles hors cycle de Vance à une vitesse de croisière de 100 pages par jour atteignant parfois le pic des 150 (chose qui ne m'était pas arrivée depuis des années). Il faut dire qu'un tome 1 de plus de 1050 pages (je rappelle uniquement pour les nouvelles hors cycle) témoignait de son énorme productivité. Dès le lendemain de la Seconde guerre mondiale, il se fit en effet connaître dans les pulps en publiant ces nombreux textes ; alors patine du temps oblige, quelques défauts finissent par apparaître : un goût exubérant pour les péripéties primant parfois sur le désir de construire un récit aux règles bien établies qui puisse jouer avec, ou bien des psychologies assez simples, surtout chez les persos féminins (sérieux, maintenant j'ai l'impression de dire ça à chaque article...). Autant de défauts qui avaient fait du dernier tiers du Monde vert une grosse purgeasse bien purulente ; mais Vance manie a priori mieux la SF pulp qu'Aldiss, bien que ses fix-ups à lui ne soient pas non plus dénués de défauts (on citera l'amusant mais tout de même très long et parfois assez embarrassant Cugel l'Astucieux), et de toute manière, là on est sur de la forme courte en one-shot, donc difficile d'avoir le temps de se lasser. Du reste, les textes en eux-même ruissellent de qualité...