« Planètes » : See you space dustman…

Alors que l'éditeur WordPress s'enlaidit d'une nouvelle police pour taper ces lignes, il faut bien avouer que l'humeur chez moi n'est pourtant pas à la grogne. Difficile en effet de ne pas se sentir ému après la lecture de Planètes de Makoto Yukimura, qui s'inscrit dans cette "hard-SF d'auteur" à la Ad Astra. Fresque de plus de mille pages, elle retrace le quotidien d'un groupe d'éboueurs de l'espace, à une fin de XXIe siècle où le système solaire est en pleine colonisation. Si j'avais mes dents de vampire et que j'étais déguisé en grand méchant chroniqueur de Télérama, je dirais que Yuri, Fi et Hachimaki remplissent l'archétype du clochard céleste : leur métier est à la fois ingrat et pourtant leur permet de s'élever vers l'infini ; or c'est justement ce mélange entre trivial et sublime, quotidien et extraordinaire, qui fait la sève de cette BD.

« Une longue route » : Un trop long one-shot

Lui s'appelle Sôsuke, est un gamin complètement irresponsable et coureur de jupons, elle s'appelle Michi, est gentille et timide, voire effacée, ne s'affirmant jamais. Lui gueule beaucoup, elle reste polie et calme en presque toutes circonstances. Lui se farcit toutes les nanas qui passent, elle reste aux fourneaux. Et ? C'est à peu près tout sur plus de 200 pages.