« Préférences système » : La SF façon film français

Vous connaissez le mantra : d'un côté il y a ceux qui disent que les films français, c'est forcément de la m****, et donc qu'il faut surtout pas que les producteurs français quittent leurs bonnes vieilles comédies bas de plafond pour se mettre à faire du cinéma de genre. Et puis il y a ceux qui pensent que le problème vient de l'œuvre en elle-même plutôt que du groupe ethnique de ses concepteurs, et donc qu'un film français n'est théoriquement pas obligé de se placer sous la trinité Kev Adams / Jeff Tuche / Christian Clavier. Je pense la seconde hypothèse un peu plus vraisemblable...

« Les Indes Fourbes » : Que l’on écoute son histoire avec force ripaille !

Alain Ayroles est le seul artiste à me faire aimer la Renaissance. Depuis une vingtaine d'années, notre énergumène écume la BD française avec des BD rendant hommage au passé, s'étendant du XVe au XVIIIe siècle, avec Garulfo, s'inspirant sensiblement de la toute fin du Moyen Âge pour créer un décor de conte de fées, à De Capes et de Crocs, un feuilleton rétrofuturiste de 12 tomes par lequel il a réussi à se faire connaître au grand public en reprenant les codes des récits de capes et d'épées. (...) Alors fatalement, après une œuvre aussi monumentale vient forcément la question : comment se renouveler ? Voilà-t'y pas qu'il décide de s'associer avec Guarnido, dessinateur de Blacksad, pour créer une suite à un classique tombé dans l'oubli des romans picaresques espagnols parodiant ceux de chevalerie : El Buscón, narrant la vie de l'escroc notoire Pablos de Ségovie, qui à la fin du livre s'en allait à la conquête des Amériques, faire fortune en honnête explorateur. À quelques entorses près, comme il se doit.

« L’escadre frêle » : C’est génial, qu’est-ce que vous voulez que je dise de plus ?

On l'attendait la bave aux lèvres, et c'est le Damasio que je retiendrais de cette année, plutôt que la hype sur Les Furtifs aussi démesurée que la bêtise d'un 20 heures. ENFIN, L'escadre frêle est sortie. ENFIN, la suite de l'adaptation de La Horde du Contrevent en BD qui a selon moi surpassé l'œuvre du maître. Et comme le prouve la parution des versions black & chrome des deux tomes, malgré L ' I N C R O Y A B L E   T E M P S   À   A T T E N D R E   L A   S U I T E, ça s'annonce bien bien bien bien bien.

TUGPÉUA #HS2 : 5 ovnis de la SF

Des ovnis qui pour une fois ne seront pas dans les livres mais les livres eux-mêmes. Après mon article sur les oeuvres marginales de la fantasy, je me suis dit que je pourrais le faire pour mes autres genres de prédilection ; et quel genre plus prédilectionnesque que la SF quand on est le Scribouillard ? Même si je m'y suis vraiment mis un peu sur le tard dans ma vie et que du coup je ne pourrais pas vous garantir la même originalité. Je ne parlerais pas non plus de textes comme Tendéléo de Ian Mc Donald, qui certes s'intéresse à une forme de vie singulière mais se penche davantage sur sa venue et ses conséquences socio-politiques que sur son fonctionnement. Non, ici, nous allons aborder des oeuvres dont le concept de base est poussé jusqu'au bout, et qui n'a été repris que peu ou prou par d'autres fictions. Et dans un genre où l'on dit qu'on aura tout essayé comme la SF, vous allez voir que c'est pas de la tarte... Et du coup forcément passionnant.

« Ces jours qui disparaissent » : Si moi aimer moi, buter moi

Inès est une personne formidable. Vous avez pu la voir dans mon vlog 5, elle et son rire insupportable pimentent les journées trop mornes et facilitent les réveils trop difficiles ; et c'est encore plus le cas quand elle se met à parler politique. Ne soyons pas mauvaise langue, c'est un défaut que nous avons tous, nous les jeunes : il nous suffit d'aborder le sujet pour nous emballer et parler de plus en plus fort tellement les sujets nous excitent ; sauf que voilà, un jour placide où je regardais tranquillement Captain America buter tout ce qui bouge au CDI, on s'était mis à discuter BD et elle s'est mise à parler très, très fort.