« Batman : Année Un » : J’en reprendrais bien une louche

C'est toujours un plaisir de tourner des courts-métrages chez Arthur Aioutz. Oui, malgré le fait qu'on soit à 1000 mètres d'altitude et qu'il se mette à neiger, grêler, brumer et pleuvoir dès qu'on veut tourner une scène. Malgré le fait que son équipe se mette à nous partager ses découvertes culinaires comme la persillade de testicules de sanglier (authentique). Et malgré le fait qu'il y ait si peu de bières. Parce que chez lui, on a un tas de sacrée bonne lecture.

« Civil War » : Jouissif mais bourratif

Il est nombre de bien-pensants qui ne verront pas l'intérêt du super-héros. Et même à bien y réfléchir, à quoi bon un Superman tout-puissant qui peut battre en slip tout seul les armées de la planète Apokolips quand gérer un gringalet poissard s'avère bien plus intéressant, et semble bien plus compliqué ? (...) Mais son implication dans la société et les questions que soulève l'apparent manichéisme du genre peuvent être exploitées de manière intelligente (...) : les superhéros étant trop importants dans la lutte anticriminelle, ceux-ci doivent être recensés et ne plus détenir leur identité secrète. D'où question : où va le droit à l'anonymat ? Doivent-ils travailler au compte de l'État comme s'il s'agissait d'un métier ordinaire ? Va-t-on leur fixer un quota de PV à distribuer sous peine d'être viré comme un malpropre ?

« Saga » : John Difool pré-gueule de bois

J'avais vu cette BD dans Zoo. On m'avait parlé d'un univers extrêmement riche, d'une odyssée familiale qui se déroulerait sur un nombre de tomes indéfini, avec un imaginaire particulièrement florissant et des intrigues se télescopant en grand nombre. Saga semble en effet avoir sa petite fanbase dans le milieu comics indé, avec un univers tout beau tout neuf reprenant tout ce qu'on aime dans la bonne vieille SFF. Sauf que.