« La ménagerie de papier » : Comment vous voulez passer votre bac si vous avez ça juste sous votre nez ?

Ken Liu est un auteur américain né en Chine qui participe indirectement à cette fameuse levée en masse de la SFF sinisante depuis quelques années (Liu Cixin, Jy Yang) saluée par la critique spécialisée... la plupart du temps. Fondateur du silkpunk (ce qu'il faut pas inventer comme sous-genres pour faire des catégories en plus sur les blogs), il a également publié un recueil qui a énormément fait parler de lui. Alors j'ai embarqué ça comme souvenir de stage, des fois que... Résultat : je me retrouve avec une excellente surprise, un des rares livres dont j'ai lu plus de 150 pages en un jour (sachant que les autres n'étaient pas forcément des références, contrairement à celui-ci). Autant vous dire que les révisions du bac blanc ont été pour moi passablement écourtées...

« Nanofictions » : Difficile de trouver les mots

Patrick Baud, alias Axolot, est un youtubeur spécialisé dans les cabinets des curiosités qui s'est par la suite lancé dans la bande dessinée en compagnie de plein de dessinateurs prestigieux. Quand il s'est essayé à la fiction, on ne pouvait que s'attendre à quelque chose d'original. Alors si en plus il faisait de la micronouvelle, format plutôt peu répandu en France, l'originalité n'en serait que plus condensée. Mon daron m'a ainsi passé l'exemplaire de Nanofictions qu'il avait reçu pour Noël. J'ai accepté de le lire, d'une part parce que c'est court, d'une autre parce que ce genre d'ouvrages ne court pas les rues, et enfin parce que c'est un pote à LE FOSSOYEUUUUUR, LE FOSSOYEUUUR, LE FOSSOYEUUUUURRRRRRR

« L’Imaginarium du Dr Parnassus » : Terry Gilliam au sommet de sa forme, pour le meilleur… et pour le pire

Je n'avais pas vu grand-chose de la filmographie de Terry Gilliam, à part son tout dernier en date (L'homme qui tua don Quichotte, 2018), et son tout premier (Sacré Graal, 1975) (ainsi qu'une partie du zéroième, La première folie des Monty Python, 1971, mais on va pas chipoter non plus). L'Imaginarium du docteur Parnassius est un long-métrage qu'il a sorti en 2009, qui était original, pas adapté d'un bouquin, ne respectant pas les lois d'un blockbusters, et donc s'est évidemment tapé un four. Je n'en avais entendu parler qu'une seule fois, mais ça m'avait donné envie. Et verdict ? La plupart des gens y verront un film niais et abracadabrant, avec des images de synthèse aussi crédibles que les acteurs, mais si la plupart des gens y regardait de plus près, je pense qu'elle se rendrait compte qu'il s'agit d'une œuvre loin, très loin d'être parfaite, mais une curiosité cinéphile (et par-delà ça fictionnophile) démontrant l'inventivité prodigieuse et le désir de sortir des sentiers battus d'un grand réalisateur.