« Kings of the wyld » : Very bad troupe

Où finit un hommage, où commence la parodie ? Le pastiche semble osciller entre ces deux rives, mais est-il simplement comme on pourrait le croire une simple aventure plus légère ou un simple jeu au mieux taquin, au pire putaclic sur la nostalgie d'une œuvre aimée par le lecteur ? Ou pourrait-il s'agir au contraire d'un moyen sous-estimé, qui pourrait nous donner de farouches épopées avec du sang, des larmes, des trahisons, du spectaculaire, des guitares qui crachent des flammes et des valeurs familiales ?

Averoigne et autres mondes : Swords and potée ?

On est donc dans dans une région imaginaire de France s'apparentant à l'Auvergne. Mais attention ! Pas l'Auvergne des champs à perte de vue, de Laurent Wauquiez et de Lorn Duncan qui lance sa plus grande réplique dans le château du Monastier-sur-Gazeille ! Non, une Auvergne médiévale et antique, étrange, mystique, inquiétante et magnifique, où se côtoient l'obscène et le sublime, le parjure et la sacré. Les moines ont pour but d'éloigner la population de la tentation de rejoindre le camp du diable et de la sorcellerie, et seraient donc les gentils. Mais les choses ne sont pas si simples : l'intégrisme, le puritanisme ou encore l'hypocrisie ont gagné le cœur de la plupart d'entre eux, ce qui les rend inefficaces à la lutte contre les forces du Mal représentées par les sorciers et enchanteurs. Forces du Mal, qui par ailleurs, ne sont pas toujours si maléfiques et aspirent juste à approfondir leurs sciences. Quoique, car en Averoigne, les apparences sont souvent trompeuses...