« Hypérion » : Une réputation à faire Père Duré

Il est temps de se mettre à jour, les enfants. En effet, vous connaissez mon penchant chez les auteurs et sous-genres à commencer par des œuvres tout à fait mineures voire oubliables pour finir sur les classiques, et je me dois de rectifier le tir en réparant ma culture qui ressemble à certes un énorme gruyère, mais un gruyère quand même. À commencer par LE classique du NSO (New Space Opera pour les connaisseurs) : Le cycle d'Hypérion, inauguré par le diptyque Les Cantos d'Hypérion et son cultissime premier volume Hypérion, longtemps resté scindé en deux volumes dans la langue de Benalla. On risque de rabâcher des choses déjà dites, de faire simplement dans la recommandation... mais essayons quand même !

« L’armée des douze singes » : « Un fou, c’est quelqu’un qui a tout perdu sauf la raison »*

* Gérard Garouste, peintre qui en sait quelque chose. Hey, mon ami ! T'es-tu pas assez déprimé durant le confinement ? Trouves-tu que Brazil il est pas encore assez noir ? Eh bien Uncle Tom il a le film qu'il faut pour toi ! Derrière ses comédies gentilles et dérangées du bocal, Terry Gilliam a réalisé … Lire la suite de « L’armée des douze singes » : « Un fou, c’est quelqu’un qui a tout perdu sauf la raison »*

« Batman : Année Un » : J’en reprendrais bien une louche

C'est toujours un plaisir de tourner des courts-métrages chez Arthur Aioutz. Oui, malgré le fait qu'on soit à 1000 mètres d'altitude et qu'il se mette à neiger, grêler, brumer et pleuvoir dès qu'on veut tourner une scène. Malgré le fait que son équipe se mette à nous partager ses découvertes culinaires comme la persillade de testicules de sanglier (authentique). Et malgré le fait qu'il y ait si peu de bières. Parce que chez lui, on a un tas de sacrée bonne lecture.

« Pars vite et reviens tard » : Pas de bêtises, Decambrais

Un air de jazz s'élève depuis le comptoir miteux de la Bodega, sinistre établissement stéphanois où je bourre ma pipe en attendant mon café sans sucre. Il s'agirait de parler d'autre chose que toujours les mêmes genres, alors j'ai pris un polar, un vrai de vrai. Malgré tout il reste quelques éléments science-fictifs : par exemple, il y a un breton qui s'entend bien avec un normand.

« L’Aleph » : L’Edgar Poe latino

C'est un drame en France : d'une part l'Imaginaire est méprisé (et dès lors qu'un livre fait trop de vues, il est recatégorisé en classiques) alors qu'il n'est pas forcément hostile ou éloigné de la littérature blanche ; d'une autre en bons gros chauvins on jette par la fenêtre tout ce qui n'est pas Imaginaire ou De-Notre-Mère-Patrie-America (et plus largement tout ce qui est littérature). (...) Et c'est pour ça aussi que je vous recommande (pour l'instant) le label L'Imaginaire Gallimard, qui tente de lever ces deux injustices en proposant non seulement des ouvrages du monde entier mais aussi de la littérature de genre lavée plus blanc que blanc façon Aux Forges de Vulcain.

Joyeux Noël ! #2 (2/2)

Résumé : Alors que la tournée du grand barbu approche à grands pas, Arsène Poirot et l'inspecteur Roger enquêtent sur un mystérieux tueur chez les riches Baskerville de la petite ville de Baskerville, qui s'avère ne pas être la honte de la famille, Lord Norton, ni la superbe Ophélie pour laquelle Arsène semble en pincer fort. Le tueur est-il Tata Longues-Jambes, sorcière légendaire aux pouvoirs terrifiants ? Quelle sera la prochaine victime ? Cet article servira-t-il à quelque chose pour votre culture ?

Joyeux Noël ! #2 (1/2)

Vous vous souvenez peut-être de la petite BD sur l'inspecteur Roger que j'avais postée sur le blog, à moitié improvisée et massacrée par un logiciel de peinture minable lors de la mise en couleurs. Pour Noël, je vous propose une aventure du même personnage, mais que vous avez des chances d'apprécier même si vous ne l'aviez pas aimée : je la juge beaucoup mieux écrite, plus drôle et plus intéressante pour l'amateur de romans policiers. N'importe comment, je pense que vous auriez pas franchement aimé mon histoire pratchettesque sur le père Noël que j'avais faite à ma famille le Noël dernier, et il vaut mieux que mon histoire d'utopie anarchiste... ne survienne pas pendant les fêtes. J'ai pris soin de ne pas aller trop loin dans le délire et d'y apporter un peu de suspense, et peut-être ne s'agit-il que du début d'une longue série de novelettes. Profitez donc de la première moitié, la suite arrivant demain pour éviter un article nébalesque de plus de 10 000 mots. Du reste, joyeuses fêtes, et ne restez pas trop longtemps devant votre écran, ça pourrait nuire à votre culture...